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Test Saints Row : un retour gagnant ou absurde ?

Neuf ans après le dernier opus, Saints Row est de retour dans un reboot prometteur… Découvrez notre test dès maintenant !

Publié le

 
Saints Row se fait descendre sur la toile
© Deep Silver

Le premier opus de Saints Row est arrivé en 2006 en exclusivité sur Xbox 360. À l’époque, le titre a agréablement surpris de nombreux joueurs. Le jeu s’inscrivait dans la droite lignée d’un GTA San Andreas, mettant en scène un univers très « gangsta », avec des guerres de territoires, un côté réaliste, mais avec beaucoup de moments fun et décalés. Saints Row s’est directement positionné comme un concurrent aux GTA.

En 2008, le second opus essayait de suivre cette tendance, mais Rockstar et GTA IV ont mis la barre trop haute. Consciente qu’il serait très difficile de rivaliser avec le maître, la saga Saints Row a abandonné son aspect sérieux pour mettre en avant le côté « what the fuck ». Puisque de nombreux joueurs reprochaient à Rockstar d’être trop sérieux avec GTA 4 (par rapport à San Andreas), les équipes de Volition ont décidé de tout miser sur le côté décalé et absurde. L’idée était de s’éloigner des rapprochements avec Grand Theft Auto et avoir leur propre genre bien à eux.

Avec Saints Row : The Third et Saints Row IV, la licence a atteint les sommets en termes d’absurdité. Les joueurs contrôlaient de véritables superhéros avec des pouvoirs, qui se battaient avec des aliens et des OVNIS, on était clairement dans un grand n’importe quoi, bien assumé par les développeurs. Mais là encore, cela ne plaisait pas à tout le monde.

Ainsi, au cours de la Gamescom 2021, Volition annoncent le reboot de la série Saints Row avec un retour aux origines, plus réalistes, abandonnant le côté « superhéros », mais en gardant un côté décalé bien assumé. Après un petit retard de six mois, le titre est prêt à débarquer et nous avons passé un long moment à Santo Ileso, la ville de ce nouvel opus. Est-ce un retour gagnant pour la saga ?

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Bienvenue à Santo Ileso

Ce reboot de Saints Row nous plonge dans la région de Santo Ileso, un petit endroit de paradis largement inspiré de l’Arizona, du Nevada et du Nouveau-Mexique aux États-Unis. Nous nous retrouvons dans une zone aride, au milieu des déserts, avec plusieurs villages qui nous rappellent certaines scènes de Breaking Bad et avec une grande ville remplie de casinos qui est une représentation de Las Vegas. Le cadre semble très plaisant, la MAP est plutôt sympa, assez vaste, et nous promet de bons moments d’explorations et de découvertes.

Mais pas le temps de visiter et de faire les touristes. Saints Row nous met directement dans l’action. Notre personnage est en mission avec les Marshall Defence Industries, une structure militaire qui vise à lutter contre les gangs. L’objectif est d’arrêter un dangereux criminel : Le Nahual.

Dès les premières minutes de jeu, on comprend que Saints Row a gardé son côté bourrin qui ne se prend pas au sérieux. Cela explose de tous les côtés, le gameplay n’est pas extrêmement précis, cela tire dans tous les sens, on fonce dans le tas.

Mais votre carrière au sein des Marshall Defence Industries ne va pas durer très longtemps. Suite à certains événements malheureux, vous vous retrouvez au chômage. En dépression, sans argent, vous allez faire le choix qui va changer votre vie : vous lancer dans le crime avec la création de votre propre gang.

C’est à ce moment-là que Saints Row démarre. Vous êtes entouré de vos trois meilleurs amis, qui sont eux aussi des anciens membres de hors-la-loi, vous allez vous engager à votre tour, bien décider à devenir le gang le plus puissant de Santo Ileso.

Créer un gang, c’est comme monter sa startup

Test Saints Row

© Presse-citron.net

De nombreux retours négatifs ont accompagné l’annonce du reboot de Saints Row l’année dernière. En effet, beaucoup de fans reprochaient à Volition le choix des personnages. Il faut dire que les héros qui vont vous suivre dans la création de votre gang n’ont pas vraiment l’étoffe de gangsters.

Nous avons Kévin, un ancien membre des Idols. Un cuisinier hors pair qui est également DJ. Neenah, la mécano de l’équipe et une excellente pilote qui appartenait au gang des Los Panteros. Et enfin, Eli, le geek de la bande qui faisait lui aussi partie des Marshall Defence Industries.

Sur le papier, cela ressemble bien plus à un groupe d’amis de fac, plutôt qu’à des gangsters. Mais n’ayez crainte, car dans ce Saints Row, les vrais gangs n’existent pas vraiment.

Les Idols sont des hors-la-loi obsédés par les néons, par la musique electro et par les costumes un peu loufoques. Pour ce qui est des Los Panteros, ce sont des passionnés de grosses voitures qui aiment la baston par dessus tout. Enfin, Marshall Defence Industries. C’est la représentation des cow-boys modernes qui foncent dans le tas et qui tirent de partout avant de réfléchir.

Les gangs Saints Row

© Volition

Ainsi, on comprend là aussi très rapidement que Saints Row ne revient pas vraiment aux sources. Ceux qui s’attendaient à revivre l’ambiance gangster bien sérieuse que l’on pouvait retrouver dans GTA San Andreas ou les premiers Saints Row seront déçus. Ici, on a plutôt l’impression que nous sommes dans une bataille d’adolescent qui frise le ridicule par moment. Nous sommes plus dans une guerre des gangs à la Fortnite (les émotes et les danses comprises) que dans une guerre des gangs façon West Coast.

Pour la création de notre gang par exemple, nous assistons réellement au lancement d’une startup où les membres font une liste sur un tableau pour savoir comment s’y prendre (nom du gang, logo, recrutement, QG, besoin en matériel…). On a du mal à cerner si cela est voulu ou si c’est vraiment des choix scénaristiques douteux et ratés.

Test Saints Row

© Presse-citron.net

Tout va très vite, en seulement une mission, votre « gang » parvient à récupérer l’un des bâtiments les plus importants de la ville pour y installer son QG. En cinq missions un premier gang est quasiment rayé de la ville et tout cela avec une facilité déconcertante, très peu de moyens et quasiment aucun homme de main.

Certaines missions principales ne servent pas à grand-chose et ne sont que du remplissage. D’autres sont vraiment ridicules, comme les quêtes « jeu de rôle » où les différentes factions s’affrontent avec des vêtements en carton pour prendre le contrôle d’une couronne fictive… (oui, cela fait partie des missions principales). Nous faisons face à des raccourcis scénaristiques où tout s’enchaîne vite, très vite. C’est dommage, surtout que la trame principale se boucle très rapidement (il faut compter une grosse quinzaine d’heures) avec une vingtaine de missions principales. Le scénario de Saints Row occupe environ 35% du jeu. Le reste, c’est des quêtes annexes.

Saints Row a toujours eu ce côté décalé, mais force est de constater cela ne plaira vraiment pas à tout le monde dans cet opus. Nous nous retrouvons avec beaucoup trop de scènes grotesques qui ne fonctionnent pas. Il n’y a pas de soucis du détail, même dans les missions où c’est trop gros et cela perd en crédibilité malgré quelques bonnes idées. Dommage.

Gérer son gang

Test Saints Row

© Presse-citron.net

Une fois que vous êtes parvenus à détruire tous les autres gangs de Santo Ileso, vous allez devoir gérer votre empire et le développer pour prendre le contrôle de la ville. La gestion de votre gang et les missions secondaires représentent 65% du jeu. Autant vous dire, vous aurez de quoi faire.

Dans un premier temps, le système de création de personnages est très poussé et plaira à ceux qui aiment passer des heures dans l’éditeur pour créer le boss unique ou pour vous inspirer de personnes qui existent vraiment. Sexe, couleur de peau, forme du visage, taille de la poitrine, tout y est ! Les développeurs n’ont pas osé aller jusqu’à la taille du sexe comme CD Projekt Red avec Cyberpunk 2077, en revanche, rare sont les jeux qui permettent de créer un personnage avec autant de détails.

Test Saints Row

© Presse-citron.net

Pour étendre votre influence, vous allez pouvoir acheter et installer des entreprises illégales dans la région de Santo Ileso. Pour cela, il suffit de vous rendre dans votre QG et sur la table de l’empire. Vous avez une vue de la ville et vous pouvez choisir d’implanter des sociétés à différents endroits. De la laverie, en passant par un magasin de vêtements, une station de radio, une chaîne de food truck ou encore un garage, vous allez voir l’embarras du choix. Bien entendu, ces compagnies vous serviront à dominer des territoires, faire blanchir de l’argent, rapporter des fonds à votre gang et bien sûr vous ouvrir l’accès à des missions secondaires dans le thème du business.

Test Saints Row

© Presse-citron.net

Il s’agit d’une partie intéressante du jeu, même si les quêtes annexes sont très vite répétitives. On fait toujours la même chose, et parfois on doit renouveler l’opération une dizaine de fois pour « terminer » l’entreprise. Dès que vos missions d’entreprise sont terminées, la partie de la ville dans laquelle votre business est implanté vous appartient à 100%. Cela vous permet ainsi d’avoir encore plus d’argents générés par votre activité illégale.

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Compléter votre séjour à Santo Ileso

Test Saints Row

© Presse-citron.net

En plus des missions de gangs, vous allez pouvoir faire d’autres quêtes pour occuper votre temps libre. De nombreuses découvertes sont à faire aux quatre coins de la ville. Il s’agit d’événements aléatoires avec des lieux à photographier pour débloquer des voyages rapides, fouiller des poubelles pour trouver des objets intéressants ou encore des points de sauts en wingsuit. Vous aurez également des palettes de drogues à dérober pour les revendre et vous faire un peu d’argent.

Parmi les autres activités, vous aurez des défis, qui seront des petites missions où vous allez devoir voler à une certaine vitesse pendant quelques secondes avec un véhicule ou à basse altitude avec un hélicoptère. Vous aurez aussi des rodéos avec des vagues d’ennemis à exécuter.

Et enfin, les menaces qui seront présentes dans les différentes zones de la ville et que vous allez devoir éliminer pour prendre totalement le contrôle d’un territoire. Il s’agit de lieux où les gangs adverses continuent de faire tourner leur business. L’objectif est de tuer tout le monde pour empêcher les bandes rivales de traîner chez vous.

Un gameplay laborieux

Test Saints Row

© Presse-citron.net

Du côté du gameplay, nous sommes là encore dans la droite lignée de la licence Saints Row. Nous avons un gameplay très accessible, où vos talents de tireurs et de pilotes seront relayés au second plan. Ici, rien d’étonnant, c’est cohérent avec le style du jeu.

La physique (des personnages et des véhicules) est spéciale, on a l’impression que tout rebondit et que, quoi qu’il arrive, ça passe. Sur ce point, cela va une nouvelle fois diviser.

Un joli panorama

Test Saints Row

© Presse-citron.net

Graphiquement, Saints Row s’en sort relativement bien. Nous avons testé le jeu sur PC avec tous les paramètres en extra, cela aide sans doute un petit peu. Nous ne sommes pas en face du plus beau jeu de la génération, mais pour un open-world de cette envergure, c’est correct. Nous avons le droit à de belles couleurs, de beaux couchers de soleil et la nuit les lumières de Santo Ileso nous offrent un joli spectacle. Pour ce qui est de la direction artistique, nous sommes divisés. Le côté « Fortnite » ne plaira pas à tout le monde (encore).

Saints Row, le retour gagnant et absurde ?

Test Saints Row

© Presse-citron.net

Au final, que dire de ce reboot de Saints Row ? Clairement, c’est un retour gagnant dans la droite lignée de la licence, avec toujours son côté absurde, décalé qui ne se prend pas au sérieux. On abandonne le côté extrême des deux derniers jeux, pour revenir à quelque chose de plus réaliste et sérieux. C’est un juste milieu entre les deux premiers et les deux derniers opus de la saga.

Malheureusement, cela ne prendra pas chez tout le monde. Pour les joueurs qui souhaitent un GTA-Like sérieux, avec un scénario travaillé et des missions intéressantes, ce Saints Row risque de les décevoir. En revanche, pour ceux qui cherchent du fun, sans se prendre la tête, qui aiment quand cela pète dans tous les sens avec des situations cocasses, ce Saints Row sera parfait. Disposant d’une durée de vie correcte (comptez environ 40h pour les 100%), le titre va certainement diviser les joueurs, mais certains y trouveront leur compte.

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Saints Row

49,89
6.5

Note globale

6.5/10

On aime

  • Toujours le côté décalé et absurde de la licence...
  • Santo Ileso, une MAP vraiment cool
  • Graphiquement plutôt joli
  • La création et l'édition de personnage très complet
  • Une bonne soundtrack et bande-son

On aime moins

  • Le côté absurde parfois "too much"
  • Le gameplay bourrin, le scénario pas très recherché... ne plairont pas à tout le monde
  • Les quêtes vites redondantes
  • Quelques petits bugs
5 Commentaires

5 Commentaires

  1. Loozap

    22 août 2022 à 18 h 07 min

    Il s’agit là d’une absurdité

  2. Ax13

    23 août 2022 à 8 h 00 min

    Note globale

    10

    Quelqu’un peut-il me dire si on peux faire comme dans le tout premier de la licence : rentrer dans une épicerie, acheter a boire (et a fumer) puis une fois en ville, consommer tout ça au point de ne plus tenir debout ??? C’était le genre de petit détail vraiment fun a l’époque. Si ils l’ont remis, je vais acheter le jeux day one !

    • Altruss

      23 août 2022 à 9 h 14 min

      Non, je te confirme que non.
      Saint Row a été aseptisé au point d’en devenir une pale copie.
      L’ideologie des wokes a grandement dénaturé le jeu…
      Répétitif et sans saveur
      C’est bien tristre

      • KiwicAcid

        23 août 2022 à 10 h 07 min

        @Altruss, c’est les conservateur qui enlèvent les truc illégaux (dans la vraie vie) des jeux vidéos, pas les wokes.
        Encore une andouille qui parle sans savoir et qui lit trop valeur actuelle XD

  3. PistonSchlag

    23 août 2022 à 9 h 53 min

    Note globale

    3

    Pavé de fautes comme ce jeu l’est de bugs, on appréciera la tentative de faire passer les 5h grand max de jeu pour un quasi 100% 😑
    Il serait temps d’arrêter de vouloir le beurre et l’argent du beurre, car la liberté artistique implique que les casse-bonbons rangent leur mégaphone le temps que le travail soit “bien” fait.

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