Test : tablette Kindle Fire HDX 7″ signée Amazon

Amazon renouvelle sa gamme de tablettes Kindle Fire avec les Fire HDX 8.9 et 7 pouces. Pour l’occasion, elles passent aux très hautes résolutions d’affichage, au processeur quad coeur cadencé à plus de 2 GHz et à Fire OS 3.0. Nous avons pu tester la Kindle Fire HDX 7 qui est disponible depuis le 13 novembre. Peut-elle rivaliser avec les Nexus 7 2013 et iPad Mini avec écran Retina ?

Le 17 octobre 2013, Amazon a levé le voile sur sa nouvelle gamme de tablettes Kindle Fire HDX (ainsi que sur une nouvelle Kindle Fire HD). La firme de Jeff Bezos a mis les petits plats dans les grands pour proposer des tablettes ancrées dans l’ère du temps. Le modèle Kindle Fire HDX 7 se dote ainsi d’un affichage proche de la Full HD (définition de 1920 par 1200 pixels), soit une résolution de 323 ppp (pixels par pouce), d’un nouveau processeur et d’une nouvelle mouture de Fire OS, le fork Android développé par Amazon.

La Fire HDX fait parler la poudre

Elle troque donc son SoC TI OMAP pour le Snapdragon le plus complet et le plus performant jamais proposé par Qualcomm à ce jour.

Le Snapdragon 800 intègre 4 coeurs Krait 400 cadencés jusqu’à 2.2 GHz ainsi qu’un GPU Adreno 330. Ce SoC est épaulé par 2 Go de DRAM. Sur le papier, la tablette d’Amazon est donc plus puissante que la Nexus 7 2013 d’Asus qui hérite d’une version plus performante du SoC APQ8064 (avec 4 coeurs Krait 300 et un GPU Adreno 320).

Sur le papier mais également dans les faits puisque la fluidité est bien au rendez-vous. Dans notre test, elle n’a jamais été prise à défaut avec une parfaite aisance pour afficher un jeu 3D tel que Real Racing 3.

Petit aparté pour signaler que la tablette bénéficie de la charge filaire accélérée grâce à la technologie Quick Charge de Qualcomm. Amazon parle de PowerFast pour cette implémentation du système de Qualcomm qui nécessite l’utilisation du chargeur fourni avec la tablette. Il reste toutefois possible d’utiliser n’importe quel autre adaptateur secteur avec sortie microUSB (le temps de charge dépassera alors les 4 heures annoncées par Amazon).

Quick Charge augmente le courant électrique lorsque la batterie est très déchargée exploitant le fait que sa tension est alors plus faible, la puissance livrée n’augmentant alors pas. Ensuite, lorsque la tension augmente, le courant diminue pour rejoindre celui qu’aurait fourni un chargeur « classique ».

Avec ce type de fonctionnalité, on a donc tout intérêt à recharger la tablette lorsqu’elle est bien déchargée. L’autonomie est de 11 heures en usage mixte et de 17 heures pour un usage de type liseuse. Dans ce dernier mode, la tablette éteint les process inutiles pour offrir une autonomie plus grande.

L’écran total

Si d’aucuns sont sceptiques quant à la profusion de pixels sur les écrans de smartphones, sur un écran de 7 pouces, le bénéfice d’une résolution de 323 ppp est indéniable. A cette finesse de l’écran, s’ajoute une excellente luminosité de celui-ci. Petit bémol toutefois puisque les blancs semblent légèrement teintés. Il suffit de placer la Kindle Fire HD à côté (l’écran de cette dernière ne présentant pas ce défaut) pour que cela devienne encore plus flagrant. S’il mérite d’être signalé, ce bémol n’est en rien rédhibitoire.

La définition de 1920 par 1200 pixels sonne comme une invitation à la lecture de vidéos encodées en 1080p. Autant le dire tout de suite, le modèle 16 Go ne s’y prête pas du tout car seuls 10.6 Go sont disponibles pour l’utilisateur sans possibilité d’ajouter une carte microSD pour étendre cette capacité. Un film tel qu’Avengers ne peut donc s’inviter sur la mémoire interne de la Kindle Fire HDX 7 dotée de 16 Go.

L’expérience de vidéos Full HD ne pourra également pas passer par Amazon puisque le service vidéo de la société n’est pas disponible en France.

C’est d’autant plus regrettable qu’une expérience de second écran est annoncée.

La Kindle Fire HDX 7 (ainsi que le modèle 8.9) supporteront en effet prochainement une technologie de second écran pour le streaming depuis le cloud. Du contenu stocké dans le cloud pourra donc être streamé à destination des PS3/4 et des Smart TV de Samsung, et contrôlé à distance depuis la tablette. De surcroît, Amazon pourrait sortir prochainement l’Amazon Firetube (la réponse d’Amazon au Chromecast de Google) qui permettra d’apporter à un faible coût la fonction second écran à n’importe quel HDTV pourvue d’une entrée HDMI.

On ne sait toutefois pas quand précisément cette fonctionnalité de second écran sera activée.

Elle permettra également d’accéder à des métadonnées pour les films et la TV via la fonctionnalité X-Ray d’Amazon (c’est-à-dire sans accéder à Internet) : titres des chansons, acteurs… X-Ray music permettra aussi d’avoir accès aux paroles (affichées au fur et à mesure de la chanson) d’une chanson dont Amazon détient les droits.

S’agissant de la technologie X-Ray d’Amazon, Xray Music et Xray Movies & TV fonctionneront sans connexion à internet.

Par ailleurs, la tablette supporte la technologie d’affichage sans fil Miracast. Moyennant un boîtier idoine connecté à votre HDTV (ou bien directement si votre téléviseur supporte le Miracast), vous pourrez diffuser sans fil du contenu sur son écran. Au passage, notons que le connecteur micro HDMI présent sur la précédente version de la Kindle Fire HD a disparu. La tablette n’est pas non plus compatible avec le MHL ou le SlimPort via son port micro USB. Il faudra donc investir dans un boîtier Miracast si vous voulez vous service de la Kindle Fire HDX comme d’un boîtier multimédia connecté à votre HDTV.

Ergonomie

La Kindle Fire HDX conserve sa forme singulière. Les bords sont largement biseautés et accueillent les boutons physiques pour le volume et la marche/arrêt. C’est plutôt pratique pour y accéder lorsqu’on tient la tablette en mode paysage mais beaucoup moins lorsqu’elle est en mode portrait.

Notons au passage que la tablette s’allège et s’amincit puisqu’elle pèse 303 grammes (345 grammes pour le modèle Kindle Fire HD 7) pour une épaisseur de 9mm (contre 10.6 mm pour la Kindle Fire HD 7). Elle est donc plus lourde que la Nexus 7 2013 mais moins que l’iPad Mini avec écran Retina (écran toutefois plus grand de 0.9 pouce) qui pèsent respectivement 290 g et 331 g (version Wifi).

Amazon a eu la bonne idée de créer la pochette Origami qu’il est vraiment conseillé d’acquérir. Elle protègera parfaitement la tablette et permet de maintenir la tablette verticale (en mode paysage). De plus, elle présente l’avantage d’allumer la tablette automatiquement lorsqu’on l’ouvre (et de l’éteindre de la même manière) lorsqu’on la ferme (même procédé par aimantation que pour la pochette de la liseuse Kindle Paperwhite).

En revanche, si le dessus replié au dos de la tablette reste parfaitement aimanté et ne gêne donc pas, il ne permet plus d’accéder aux boutons physiques.

On notera également que si la coque recouvre les deux haut-parleurs, le son n’est pas étouffé pour autant.

Fire OS 3.0 : du bonbon Jelly Beans au coktail Mojito

A proprement parler, ce n’est pas Android qui est installé sur les tablettes Kindle Fire mais un fork ostensiblement éloigné de l’OS mobile de Google.

Amazon livre une nouvelle version de son OS avec Fire 0S 3.0 : nom de code « Mojito ». Cette nouvelle mouture est à la fois disponible sur les nouvelles HDX et sur les nouvelles HD. Amazon n’a pas cependant indiqué si « Mojito » arriverait sur les anciens modèles. Précisons également que seules les Kindle Fire HDX peuvent utiliser toutes les fonctionnalités de Fire OS 3.0.

Une mise à jour 3.1 est attendue dans les prochaines semaines.

Pas de bouleversements notables pour l’occasion même si les améliorations sont très appréciables.

Maintenant une grille « classique » permettant de voir les applications installées. Elle vient en complément de la vue sous forme de carrousel.

Cloud Collections ajoute un moyen d’organiser ses applications, ses magazines, ses livres et ses journaux dans le cloud. Ils sont alors prêts à être téléchargés localement sur votre tablette Kindle Fire.

Enfin, une nouveauté et non des moindres, fait son apparition. Baptisée Quick Switch, il s’agit de l’accès aux applications qui tournent en multitâche. Mais la solution d’Amazon est unique dans le sens où on peut non seulement accéder aux applications mais également aux livres et à d’autres contenus (musique, vidéos…)… Quick Switch permet de passer très rapidement d’un contenu à un autre.

Il suffit de faire glisser son doigt vers le haut pour ouvrir la barre d’options, puis d’appuyer sur l’élément que vous souhaitez ouvrir. Depuis une application ou une page Web en mode paysage, on peut aussi faire glisser son doigt depuis le bord droit de l’écran vers la gauche pour ouvrir Quick Switch.

Le navigateur Silk d’Amazon est beaucoup plus véloce et supporte le HTML5.

Les clients email et calendriers ont également été améliorés.

Goodreads, une forme de réseau social pour les lecteurs assidus, sera également présent comme pour la Paperwhite moyennant une future mise à jour 3.1 de Fire OS : la fonctionnalité permettra de partager des citations, de voir ce que vos amis lisent, d’écrire des reviews directement depuis l’application de lecture et d’accéder à des recommandations

Quiet Time permet de désactiver les notifications et rappels du calendrier simplement en activant un paramètre. Il est possible de faire en sorte qu’il soit activé automatiquement lorsqu’on débute une activité comme la lecture et de programmer une plage horaire.

Les Kindle Fire HDX ancrées dans l’ère du BYOD

Fire OS 3.x inclue des API pour l’administration d’un parc de Kindle Fire. Un responsable IT va ainsi pouvoir administrer les tablettes via les logiciels idoines (Citrix ou encore AirWatch). Ce sont en tout 70 commandes qui peuvent être configurées par les administrateurs IT sur Fire OS 3.0 contre 27 sur Android « Jelly Bean ».

L’authentification via le protocole Kerberos est également supportée : cela permet de naviguer sur l’intranet d’une entreprise via le navigateur Silk en s’étant identifié au préalable.

Les utilisateurs pourront aussi accéder de manière sécurisée via un VPN aux réseaux d’entreprise.

Toujours au registre de la sécurité, Fire OS 3.x supporte le chiffrement d’une partition utilisateur pour assurer la sécurité des données.

Les utilisateurs pourront prochainement imprimer sans fil directement depuis la tablette.

Dans la mouvance du BYOD (Bring Your Own Device), les Kindle Fire HDX ont donc leur carte à jouer grâce à ces nouvelles fonctionnalités.

Support 2.0

Les possesseurs de Kindle Fire HDX outre-Atlantique bénéficient d’un support baptisé « Mayday ». Depuis le volet déroulant, vous accédez à une interface de support via les paramètres et pouvez demander l’assistance d’un interlocuteur en ligne qui apparaîtra alors dans un petit écran. Amazon annonce une attente maximum de 15 secondes et une disponibilité 24/7 365 jours par an. La Kindle Fire HD qui ne dispose pas de microphone ne supporte pas Mayday.

Ce type de support n’est pas disponible dans nos contrées. Toutefois, il suffit d’indiquer son numéro de téléphone via les paramètres pour être appelé dans les 10 à 20 secondes : testé un dimanche matin.

Pour l’occasion, un compte Amazon a été créé depuis le site Amazon.com (et non .fr). L’accès au Cloud Player n’était alors pas possible : le support a compris instantanément le problème et a procédé au « rapatriement » du compte permettant alors d’accéder à Cloud Player, une composante essentielle de l’offre Cloud d’Amazon.

Via le cloud d’Amazon, on peut stocker son contenu numérique acheté sur Amazon de façon illimité. L’utilisateur pourra également uploader jusqu’à 250 titres de musique sur Cloud Player.

Les applications

Amazon a fait de gros efforts pour étoffer l’Amazon App Shop puisque le nombre d’applications a augmenté de plus de 180% en un an. C’est tant mieux puisque, rappelons-le, Fire OS ne permet pas d’accéder au Google Play. Il manque également certaines applications telles que Dropbox en plus des applications Google (YouTube…).

Il est cependant très facile d’installer ces applications « manuellement » puisque Fire OS est compatible avec toutes les applications Android. A cet effet, il suffira d’activer « Applications de sources inconnues » dans les paramètres (pour autoriser l’installation d’applications ne provenant pas de l’App Shop).

Il faut installer une application telle que OS File Explorer (application gratuite) afin d’accéder à l’apk que vous aurez mis au préalable dans un répertoire de la tablette.

Reste la question de la sécurité lorsqu’on récupère des apk sur le web. Afin d’éviter d’importe des malwares, il est conseillé de télécharger des applications sur les sites officielles (Dropbox, entre autres, fournit ainsi l’apk de son appli Android sur son site). Mais, on peut aussi trouver les applications de Google sans trop de difficultés. Il faudra simplement installer d’autres applications en parallèle.

Conclusion

Comptez 229€ (avec 16 Go), 269€ (avec 32 Go) et 309€ (64 Go) pour la tablette Kindle Fire HDX 7″ tandis que le modèle 8.9″ est proposé à 379€ (16 Go), 429€ (32 Go) et 479€ (64 Go). Amazon a débuté ce jour les livraisons de la Fire HDX 7 tandis que celles de la Fire HDX 8.9 débuteront le 21 novembre. Par ailleurs, la nouvelle Fire HD affiche un tarif de 139€ (16 Go) ou 169€ (32 Go).

Avec la Kindle Fire HDX 7 pouces, Amazon passe indéniablement à la vitesse supérieure, au sens figuré comme au sens propre. Le hardware de haute volée est désormais au service d’une version de Fire OS (3.0 « Mojito ») bien plus évoluée.

Il n’en reste pas moins que certaines fonctionnalités phares (telles que le second écran) ne sont pas encore activées et n’ont donc pas pu être testées.

PS : les tarifs ci-dessus sont ceux des « offres spéciales », c’est-à-dire que vous acceptez les écrans de veille sponsorisés.


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9 commentaires

  1. Merci très bon test !!

    ps : pour le poids j’ai pas bien compris, elle est plus légère que l’Ipad du coup (303g pour la HDX < 331g pour l'Ipad)

  2. Bonjour.

    Merci pour votre article.

    Je trouve dommage qu’aucune tablette n’incorpore désormais de lecteur interne pour carte SD. Pour moi un usage primordial d’une tablette est de povoir visionner des photos (surtout à l’ère du numérique). Or la quasi totalité des apn stockent les clichés sur une carte sd. Ce serait tellement pratique de pouvoir glisser directement la SD dans la tablette et ainsi de visualiser directement les photos sur un écran de 8 ou 10 pouces…

    Et brancher un lecteur de carte bof pas pratique…

    Buff

  3. Rénald

    @Buffalo : je suis également le premier à le regretter. C’est pour ça que je recommande de prendre la version 32 Go, d’autant plus qu’Amazon n’abuse pas : il y a 40€ d’écart entre les modèles de Kindle Fire HD 7″ 16 Go et 32 Go. D’autres marques très connues font plutôt payer cette différence au tarif de 90€… 🙁

    Sinon, Samsung intègre un emplacement microSD dans ses tablettes Android. Les tablettes Surface de Microsoft ont, elles, carrément un port USB (3.0 pour la dernière Surface sous ARM).

  4. Un des meilleurs articles écrit sur les Kindles fire HDX voire le meilleur. Vous ne parlez cependant pas ni de la porté et de la pussance de la Wifi ce qui est point important pour ceux qui n’ont que les hots spots (ça reste du low cost moyenne- haut de gamme) et ni des videos téléchargées sur le net sachant que Flash classique n’est pas compatible. Il y a aussi le basculement de l’écran qui est assez violent je trouve par rapport au produit Apple (je ne connais que le Iphone). Bien à vous.

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