Annoncé lors de l’Inside Xbox du mois de mai 2020, The Medium a tout de suite retenu l’attention de nombreux joueurs. Le jeu propose une ambiance lugubre, un concept qui semble novateur avec une dimension parallèle et des musiques composées par Akira Yamaoka à qui l’on doit les musiques de Silent Hill.
Avec The Medium, Bloober Team poursuit son chemin dans l’univers des jeux d’horreurs. Après les deux opus de Layers of Fear, Observer et dernièrement Blair Witch, le studio polonais parviendra-t-il à nous séduire avec sa dernière production ?
The Medium, entre la vie et la mort
The Medium est un jeu d’horreur psychologique à la troisième personne. Nous y incarnons Marianne, une jeune femme endeuillée par la mort de son beau père. Notre protagoniste vit juste au-dessus d’un funérarium dans la ville de Cracovie et nous comprenons très vite qu’elle dispose de pouvoir un peu spécial. En effet, Marianne a des dons et peut voyager entre le monde des morts et celui des vivants.
Marianne peut donc discuter avec les défunts, les aider à passer « de l’autre côté ». Mais elle souffre également de nombreuses visions. L’une de ces visions hante la jeune femme jour et nuit. Elle assiste à la mort d’une petite fille dans les bois près d’un lac. Les événements de The Medium débutent au moment où protagoniste principale reçoit un mystérieux appel dans le bureau de son père. Au bout du fil, un certain Thomas qui semble paniqué. Ce dernier promet de lui apporter toutes les réponses sur ses dons, de sa vie et de ses visions autour de la mort de la petite fille.
Mais pour cela, Marianne doit l’aider et le retrouver près des ruines du complexe hôtelier Niwa bâti autrefois dans les bois bordant la cité polonaise. Ce lieu semble être le théâtre d’une grande tragédie ayant fait de nombreuses victimes dans le passé. C’est à ce moment-là que l’introduction du jeu s’achève et que les choses sérieuses commencent.
Volt-Face

La pouvoir de Marianne lui permet de communiquer avec le monde des morts. Mais plus encore, elle dispose d’un véritable alter ego qui se trouve dans cette dimension parallèle. En quelque sorte, c’est un peu comme « L’upside down » dans Stranger Things. Il s’agit des mêmes lieux et situations, mais avec une version « morte » de l’autre côté de la réalité. Fait très intéressant, le joueur peut évoluer dans les deux mondes en même temps.
À la manière d’un jeu en coopération, vous avez d’un côté le monde réel avec Marianne et de l’autre le monde des morts avec une version spéciale de Marianne. Les deux personnages se déplacent en simultané dans deux mondes différents, mais qui sont configurés de la même manière. Ainsi, tout se fait naturellement sans soucis de coordinations.

Par moment, Marianne peut sortir de son corps pour laisser un peu de liberté à son alter ego. Il est ainsi possible de contrôler uniquement la « seconde Marianne » afin de résoudre des énigmes pour interagir sur le monde des vivants et débloquer la suite de notre aventure. Le concept est génial et nous permet de contempler l’incroyable ambiance du jeu et sa direction artistique. Dans le monde des morts, nous avons des couleurs chaudes, avec des nuances d’ocre, orange et rouge qui rappellent les œuvres de l’artiste polonais Zdzisław Beksiński.
The Medium est assez orienté « Point’n’Click » pour ceux qui ont joué aux jeux Life is Strange ou encore The Dark Pictures (sans les QTE). La caméra est fixe proposant des plans programmés à l’avance un peu à l’image des anciens jeux d’horreurs. Grâce à ce choix, le studio confirme son envie de créer un jeu cinématographique. Ce sentiment est accentué par la bonne narration du titre qui propose de nombreuses cinématiques pertinentes qui s’enchaînent bien et nous permet de bien entrer dans l’histoire. Même si le jeu souffre de quelques longueurs et d’un rythme qui n’est pas toujours régulier, nous sommes globalement intrigués par le récit. Il sera assez difficile de ne pas aller au bout de l’aventure tellement nous sommes curieux de connaître le dénouement.

Avec ce choix de gameplay, il est un peu plus difficile d’effrayer le joueur, puisque ce dernier ne voit pas la même chose que l’héroïne. Nous avons le droit à quelques screamer qui surprennent et à de rares entités qui sont l’incarnation des émotions négatives des êtres humains (comme la tristesse, la culpabilité, la colère…). Mais les phases les plus angoissantes seront les rencontres avec « The Maw », une créature démoniaque qui va jouer le rôle de « Nemesis » dans le jeu. Ce monstre est plutôt réussi et nous permet en plus de cela d’intégrer Troy Baker au casting (Joël dans The Last Of Us, Higgs dans Death Stranding…). Ce dernier va suivre Marianne tout au long de son enquête et nous offrir quelques émotions assez tendues.
Tout l’intérêt du titre repose dans son ambiance. L’idée n’est pas de faire peur aux joueurs, mais de les installer dans un environnement glauque, malsain dans lequel on ne se sent jamais à l’aise. Et sur ce point, les équipes de Bloober Team ont parfaitement réussi leur mission.

Marianne est dotée de quelques aptitudes pour mener à bien son aventure au sein de ce complexe hôtelier lugubre. Dans le monde réel, notre héroïne dispose d’une faculté permettant d’améliorer son sens de l’observation afin de percevoir les objets qui pourraient l’aider dans sa quête. Dans le monde des morts, en plus de cette faculté, Marianne peut aussi utiliser de l’énergie pour interagir avec des objets et débloquer des mécanismes. Elle peut également se servir de ses dons de médium pour lire le passé des défunts à travers d’autres objets.
Une technique pas toujours parfaite

The Medium ne sera pas la claque next-gen attendue. Le jeu est joli, mais souffre de nombreuses lacunes. Sur Xbox Series X, le jeu propose de la 4K (dynamique) en 30FPS qui ne sont pas vraiment stables avec quelques chutes de frame rate et des textures qui ont parfois du mal à s’afficher. Le jeu propose un bon équilibre au niveau du Ray Tracing pour nous offrir des moments bien sympas sans tomber dans l’excès. The Medium propose également une compatibilité HDR qui donne un rendu vraiment beau sur certains écrans.
Hélas, quand les deux mondes parallèles s’affichent le jeu se montre moins joli et moins détaillé que dans les cinématiques et lorsque nous jouons qu’une seule Marianne. Le jeu va également avoir quelques soucis dans ses animations qui sont assez éloignés des standards que l’on peut attendre de nos jours. Concernant le gameplay, même si l’idée des deux modes est intéressante, nous restons dans quelque chose de très basique et de déjà vu. Que ce soit dans les déplacements, les actions à réaliser lors des énigmes ou encore dans les interactions avec les objets.
Autre point noir, les vibrations de la manette ne sont pas bien dosées. Parfois, cela gêne plus qu’autre chose et l’on a l’impression qu’elles sont là juste pour faire joli. De grosses vibrations au moment de monter ou descendre d’une plateforme, ce n’est pas vraiment utile.
Mon avis sur The Medium

Imparfait techniquement, The Medium propose tout de même un sympathique voyage qui aura le mérite de vous divertir une toute petite dizaine d’heures. Même s’il n’est pas une claque next-gen, l’unreal engine nous permet d’avoir de jolis panoramas et de belles séquences dans ce jeu qui vous fera voyager dans deux mondes bien distincts. Si vous aimez les ambiances glauques et oppressantes, que vous n’êtes pas fans des combats contre des ennemis féroces ! Que vous préférez le côté angoissant à l’épouvante, The Medium sera parfait pour vous. De plus, le jeu est compris dans l’abonnement Game Pass sur PC et consoles, alors vous n’avez aucune raison de ne pas tenter l’aventure !
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The Medium
39,99€ (Inclus dans le Game Pass)On aime
- Le système des deux mondes parallèles : Belle idée et très bien réalisé
- Une ambiance vraiment folle
- Une bonne narration, de belles cinématiques
- Une bande-son par le compositeur de Silent Hill qui apporte un gros plus
- Une mise en scène vraiment solide
On aime moins
- Les animations dépassées
- Quelques chutes de FPS
- Très classique dans le gameplay et la progression de l'histoire
- Un poil court (entre 8 et 10h de jeu)
- Les vibrations ne sont pas toujours optimales
Sur series x il est en 1440p 30 fps, quand il y les deux monde c’est du 900P, pas en 4K 60 fps
Bah après c’est un studio de taille moyenne sans excès dans le budget et faire tourner deux mondes simultanément avec du ray tracing c’est difficile, sans les chutes de framerate et avec une meilleure animation il aurait été parfait visuellement car je pense que même les plus grands studios auraient galéré à rendre la résolution parfaite l’écran splitté, sinon pas du tout déçu de cette première exclu gamepass, l’année commence bien chez xbox !