Cela faisait un an que le litige était en cours, TikTok semble finalement prêt à mettre fin à ce conflit judiciaire. En décembre 2019, plus d’une dizaine de plaintes ont été déposées dans différents États des USA à l’encontre du réseau social, toutes portaient alors sur la collecte des données. Celles-ci affirmaient alors que le service récupérait illégalement un très grand nombre de données, qu’ils s’agissent d’utilisateurs majeurs ou mineurs.
TikTok met la main à la poche
En plus de la collecte, TikTok est accusé d’avoir transmis ces données à des tiers — en Chine, sans le consentement des utilisateurs. Au total, plus de 89 millions d’Américains seraient concernés, sachant que l’application compte 100 millions d’
Les plaignants affirment que l’appli TikTok infiltre les appareils de ses utilisateurs et en extrait toutes sortes de données privées, y compris des données biométriques et des contenus dont l’entreprise se sert […] pour faire du ciblage publicitaire et en tirer des profits ».
Suite à ces plaintes, TikTok accepte de clôturer ce sujet en versant plus de 92 millions de dollars, un accord qui permet au service d’éviter un procès qui aurait pu s’étaler encore plus longuement dans le temps. Un porte-parole de TikTok a déclaré dans un communiqué : « Bien que nous soyons en désaccord avec les affirmations, plutôt que de passer par de longs procès, nous aimerions concentrer nos efforts sur la construction d’une expérience sûre et joyeuse pour la communauté TikTok ».
TikTok affirme aussi qu’il ne collectera plus les données biométriques et la géolocalisation des utilisateurs américains.
En plus des 92 millions de dollars que TikTok accepte de verser, l’application devrait également « lancer un nouveau programme de formation au respect de la vie privée », indique l’accord. Celui-ci doit encore être approuvé par un tribunal pour que l’affaire soit véritablement terminée.
Cette nouvelle intervient après plusieurs péripéties qui auraient pu impacter fortement TikTok. Sa maison mère ByteDance a été poussée à vendre l’application par Donald Trump quand il était encore Président des USA — faute de quoi elle n’aurait pas pu continuer ses activités aux États-Unis. Finalement, Joe Biden a indiqué que l’accord entre Oracle et l’application était désormais « suspendu indéfiniment ».
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