Ah, TikTok et les États-Unis… Cela fait des années que de l’autre côté de l’Atlantique, le réseau social chinois est régulièrement menacé. Cette fois, c’est plus réel que jamais. Une loi américaine a été votée et pourrait signer la fin de TikTok dans tout le pays. Bien évidemment, sa maison-mère ByteDance ne compte pas se laisser faire.
Ce lundi 16 septembre 2024, TikTok a contre-attaqué, remettant en cause la constitutionnalité de la loi américaine qui pourrait signer son arrêt de mort aux États-Unis. Rien n’est joué pour le moment. On fait le point.
Et la liberté d’expression dans tout ça ?
En avril 2024, le Congrès américain a voté une loi qui oblige ByteDance à céder TikTok à une entité américaine avant le 19 janvier 2025. En cas de refus, le réseau social le plus populaire à l’heure actuelle serait tout simplement banni aux États-Unis. Cela pourrait bien être le début de la fin pour TikTok partout dans le monde…
Pour ne pas avoir à céder le réseau social à une entité américaine, mais pour pouvoir continuer à survivre aux États-Unis, TikTok a dû sortir les griffes. Devant un tribunal fédéral américain, ByteDance a joué la carte de l’inconstitutionnalité de cette nouvelle loi. Effectivement, les avocats du réseau social chinois mettent en avant le fait que cette interdiction sur le sol américain viendrait enfreindre le premier amendement de la Constitution américaine, qui protège, notamment, la liberté d’expression. Bannir TikTok aux États-Unis reviendrait à réduire “au silence tous ceux qui utilisent la plateforme pour communiquer d’une manière qui ne peut pas être reproduite ailleurs” a avancé le réseau social.
Mais le gouvernement américain n’en démord pas. Cette loi contre TikTok soulève des problèmes de sécurité nationale. La liberté d’expression n’aurait donc rien à faire ici. Effectivement, TikTok est accusé de permettre aux autorités chinoises de collecter de manière abusive et illégale des données sur les utilisateurs américains. À souligner que ByteDance nie toutes ces accusations depuis plusieurs années. Contrôlé par une entreprise chinoise, la protection de la liberté d’expression telle qu’elle est définie par le droit américain ne peut donc pas être applicable à TikTok.
Pour le moment, l’avenir de TikTok aux États-Unis est flou et cette affaire est loin d’être résolue. Les juges devant lesquels est passé ByteDance se sont montrés perplexes. Mais la maison-mère de TikTok a réussi à soulever “des questions importantes sur le premier amendement et l’influence étrange […] auxquelles on n’a pas apporté de réponses claires”.
Ainsi, il y a de fortes probabilités que tout se résolve devant la Cour suprême dans les prochaines semaines. Si c’est le cas, la primauté de la protection de la liberté d’expression pourrait bien avoir plus de poids que ces inquiétudes à propos de la sécurité nationale. Mais rien n’est encore certain.
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Qu’ils disparaissent avec leur app qui empêche la jeunesse de penser à eux-même et par eux-même, si on pouvait faire pareil avec les réseaux sociaux américains en Europe, ça m’irait aussi …