Un blog qui recense les applications refusées par l’App Store d’Apple

Les règles mises en place par Apple pour la validation des applications pour iPhone sur l’App Store sont réputées opaques et très tatillonnes.  Ce qui provoque parfois la colère des développeurs, qui, après avoir travaillé des dizaines d’heures sur une nouvelle application, voient celle-ci rejetée pour des raisons qui peuvent sembler assez ubuesques, sans explications

Les règles mises en place par Apple pour la validation des applications pour iPhone sur l’App Store sont réputées opaques et très tatillonnes.  Ce qui provoque parfois la colère des développeurs, qui, après avoir travaillé des dizaines d’heures sur une nouvelle application, voient celle-ci rejetée pour des raisons qui peuvent sembler assez ubuesques, sans explications satisfaisantes de la part d’Apple.

apprejection

Le petit monde du web s’est d’ailleurs ému récemment de la sortie de Joe Hewitt, responsable du développement de l’excellente version iPhone de Facebook, qui a annoncé dans un coup de gueule qu’il cessait de travailler au développement d’applications pour iPhone, lassé par la politique de validation d’Apple et philosophiquement opposé à celle-ci.

Des reproches auxquels Apple s’est enfin décidé à répondre en envoyant Phil Schiller, directeur du marketing, au front pour tenter de justifier sa politique et expliquer pourquoi certaines applications sont rejetées. Un exposé chiffré rappelant que l’App Store compte aujourd’hui près de 100.000 applications et que 10.000 nouvelles sont soumises chaque semaine. Sur ce nombre, seules 10% sont rejetées ou simplement appelées à être corrigées en raison de principalement de bugs.

Si l’on ne peut faire reproche à Apple d’exiger des applications techniquement parfaites (c’est cette rigueur obsessionnelle qui est aussi l’un des clés de la firme de Cupertino) et de viser un public de masse sans risque de choquer qui que ce soit, il n’y a pas que des raisons techniques au refus de certaines applications. On le sait, Apple protège férocement sa marque, et, dans cette logique, certaines motivations au refus d’une application peuvent paraître pour le moins déconcertantes pour le commun des développeurs. Ainsi toute application contenant des photos de produits Apple, mais même le nom d’un appareil de la marque risque-t-elle de voir son accréditation refusée. C’est le cas par exemple de « iPhone : The Missing Manual », qui a été retoquée parce-qu’elle contenait le mot iPhone. Voui, c’est ridicule, mais c’est comme ça. Les multinationales ont parfois un mode de fonctionnement un peu déroutant : vous avez le droit d’être fan, mais pas de prononcer le nom de l’idole.

Afin de tenter d’apporter un peu de transparence, ou au moins quelques éléments d’informations complémentaires à ce processus d’accréditation, Adam Martin, un développeur britannique, vient de lancer App Rejections, un blog qui recense les applications refusées par l’App Store en indiquant leur nature et la raison du rejet. Rien d’automatique dans ce site, qui est complété par les développeurs eux-mêmes, directement ou via les liens en provenance de leur propre blog.

Un carnet déjà très intéressant à feuilleter, et qui va alimenter la petite chronique des parias de l’App Store. Jusqu’à ce qu’Apple lui enjoigne de fermer boutique ?


Nos dernières vidéos

15 commentaires

  1. Juste pour signaler que ce sont 10 000 applications par semaine et non par jour qui sont soumises à Apple. Ce qui est déjà énorme. Tellement énorme que ça en est incroyable : 10 000 * 52 = 520 000 applications proposées par an. Alors si on admet que seulement 10 % des applis sont rejetées, ça nous fait encore 468 000 applications qui seraient approuvées en un an…. On en est à 100 000… Je n’ai peut-être pas tout compris…

  2. « 100.000 applications et que 10.000 nouvelles sont soumises chaque jour. »
    En comptant les 10% refusées, ça fait 99 000 nouvelles appli tout les 11 jours.. Je pense qu’il y a une erreur quelque part 😉

  3. Pingback: TwittLink - Your headlines on Twitter

  4. dans la pub ils disent qu’ils y a 90 000 applications pour a peu près tout…
    alors il y a un paquet d’application pour a peu près rien ?!

  5. Pingback: Commentaire sur Lektum.info » Pourquoi je suis passé de Linux à Mac OS X – Philippe Scoffoni

  6. Pingback: Commentaire sur Lektum.info » Pourquoi je suis passé de Linux à Mac OS X « Philippe Scoffoni – Version courte

Répondre