Un Doodle en l’honneur de Monsieur Turing

Google adopte aujourd’hui un Doodle un peu geek sur les bords, spécialement conçu en l’honneur du 100ème anniversaire de la naissance d’Alan Turing, l’un des grands pionniers de l’informatique et de l’intelligence artificielle.

Google adopte aujourd’hui un Doodle un peu geek sur les bords, spécialement conçu en l’honneur du 100ème anniversaire de la naissance d’Alan Turing, l’un des grands pionniers de l’informatique et de l’intelligence artificielle.

Contrairement à ses habitudes, l’équipe Google en charge des Doodles laisse cette fois peu de place à la créativité de ses fans, en imposant aux curieux de se creuser les méninges. Ce mini-jeu devrait d’ailleurs casser la tête à tous ceux qui n’ont pas été sensibilisés à la culture informatique/geek.

L’homme qui est donc à l’honneur aujourd’hui, c’est Alan Turing, mathématicien et informaticien anglais de renommée, qui s’est notamment fait connaître par le test qu’il a élaboré en 1950 (test de Turing). Ce dernier permet de déterminer l’intelligence d’un ordinateur en plaçant une personne face à un moniteur et à la faire converser avec une autre qu’elle ne voit pas. Si les réponses fournies par la machine qui se trouve en réalité derrière cette conversation parviennent à faire croire au sujet de l’expérience qu’il communiquait avec un humain, l’ordinateur concerné passe le test avec succès.

C’est par la même occasion grâce à Turing qu’au cours de la Seconde Guerre mondiale, les codes transmis par la machine Enigma de l’Allemagne nazie purent être décryptés, offrant de précieuses informations aux Alliés et contribuant de ce fait à leur victoire.

Le Google Doodle du jour est basé sur l’une des inventions de l’homme : la machine de Turing. Il s’agit là  d’un modèle permettant de manipuler des symboles/alphabets fixés selon des règles. Elle serait notamment très utile pour expliquer le fonctionnement d’un processeur dans un ordinateur.

Le principe ? Résoudre une petite série d’épreuves au cours desquelles vous aurez à jongler entre des 0 et des 1. Pour lancer le test, cliquez tout d’abord sur le bouton vert de lecture. Vous découvrirez alors votre nombre binaire, et celui que le Doodle souhaite vous voir renvoyer, afin d’épeler correctement le mot “Google” en binaire. Ne vous reste plus qu’à adapter votre programme et son agencement en cliquant sur les boutons disponibles juste en dessous de votre séquence binaire. Le mini-jeu comporte 6 étapes, qui vous permettront de colorer au fur et à mesure chacune des lettres du logo de la firme.

Pour celles et ceux qui auraient la flemme de réfléchir en ce début de week-end, je vous ai concocté un petit walkthrough en images pour chacune des solutions. 😉


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4 commentaires

  1. Le truc con, c’est que je pensais qu’en résolvant « l’énigme », on accèderait à un truc sympa (je n’avais pas d’idée précise).
    Mais là, quand je l’ai fini… ça m’a simplement redirigé vers la page ayant pour recherche « Alan Turing ».
    Un peu léger…

  2. Turing fait aussi partie des victimes de l’homophobie barbare qui sévissait au Royaume-uni, et certainement dans d’autres pays.
    Condamné pour « sodomie » en 1952, il est contraint à la castration chimique et perd peu à peu tous les honneurs, et le goût de la vie. Il se suicide en mangeant une pomme au cyanure en 1954.
    En 2009, enfin, Gordon Brown présente ses excuses au nom du Gouvernement britannique :
    http://www.lemonde.fr/technolo.....51865.html

    Malgré quelques progrès ces dernières années, cette idéologie ignoble reste encore majoritaire dans le monde, notamment dans des pays que la France considère comme « démocratiques » et acceptables politiquement.

    http://enquetes.blog.free.fr/i.....s-le-monde

  3. Pour information, dixit mon prof de philo, les gens se trompent sur le test de Turing.
    En réalité, ce test est une adaptation d’un jeu.
    Un homme et une femme communiquent avec un tiers. On pose comme règle « l’homme doit se faire passer pour une femme » (ou l’inverse), et le tiers doit deviner qui est l’homme (la « fausse femme »).
    Dans le test de turing, SANS QUE LE TIERS NE SOIT PREVENU, on remplace la « vraie femme » (ou le « vraie homme ») par un ordinateur qui essaiera de se faire passer pour tel.
    Le test est réussi si le tiers ne se rend pas compte qu’un des deux protagonistes n’est pas humain.

    La conclusion du test, c’est qu’avoir un IA de qualité humaine, c’est arrivé à se faire passer aussi bien qu’un humain pour quelque chose que l’on n’est pas (à savoir qq’un du sexe opposé) mais qui est aussi complexe qu’un humain (les personnes du sexe opposé sont en règle générale humaines si vous arrivez à lire ce message).

    Mais il est très important que le questionneur ne sache pas qu’il y ait un ordinateur au départ. Sinon, il pourra orienter ses questions de manière à mettre en échec l’ordi, ce qui n’est pas un indicateur intéressant : dans la rue, quand je discute avec quelqu’un, je n’essaie pas de la mettre en position de faiblesse.

    Voilà, en tout cas, c’était l’explication que j’ai eu en science co…

    Il faudrait que je trouve une source écrite par Turing lui-même…

    Pitouli

  4. Pingback: La Grande-Bretagne fête les 100 ans de la naissance d’Alan Turing … – Le Monde | Nouvelles En Bref

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