- Des projets de loi pour réguler l’intelligence artificielle sont rédigés un peu partout dans le monde
- Au Costa Rica, des députés ont décidé d’utiliser ChatGPT pour rédiger le texte (et ils l’assument)
- Ce texte devrait maintenant être débattu au Congrès
Les IA génératives comme ChatGPT sont devenues rapidement populaires. Et désormais, dans le monde, c’est la course à la régulation. Le développement et l’utilisation de ces IA ne sont pas sans risques. Et pour mitiger ces risques, la régulation semble être la seule solution appropriée. En Europe, par exemple, on a déjà le projet AI Act.
Et au Costa Rica, un groupe de 5 parlementaires ont déjà proposé un projet de loi pour réguler l’intelligence artificielle. Et si ce texte fait parler de lui dans le monde, c’est qu’en plus d’être destiné à réguler l’intelligence artificielle, il a aussi été rédigé à l’aide d’une intelligence artificielle : ChatGPT.
D’après Reuters, les membres du Congrès ont demandé à ChatGPT de penser comme un juriste et de composer la proposition de loi en tenant compte de la constitution. Ce projet de loi a été présenté au mois de mai. Il devrait passer par une commission parlementaire, faire l’objet d’amendements, puis être débattu.
“5 députés utilisent le Chat GPT4 pour monter un projet de loi sur l’intelligence artificielle”, titre l’article de Nacion, ci-dessous.
https://twitter.com/armandomayorga/status/1663761597809016835
Des avis partagés
Il est tout à fait possible que d’autres députés, d’autres pays, utilisent déjà ChatGPT. Mais la particularité du projet de loi costaricain, c’est que les députés ont assumé qu’ils ont écrit le texte à l’aide de l’intelligence artificielle d’OpenAI. Et apparemment, les avis sont partagés.
La députée Vanessa Castro, qui a rédigé le projet de loi, explique à Reuters qu’il y a eu de nombreux avis positifs, mais aussi de nombreuses personnes qui ne sont pas d’accord. Si la députée considère ChatGPT comme un “outil législatif”, elle admet également que l’intervention humaine est encore nécessaire.
Reste à savoir si le texte sera finalement adopté et si celui-ci n’aura pas trop d’amendements. Johana Obando, une députée opposée à ce texte, explique que le projet de loi ne fait qu’énoncer une liste de “voeux” sans être vraiment spécifique.
En tout cas, comme l’Europe ou les États-Unis, de nombreux pays d’Amérique latine planchent déjà sur une régulation de l’IA. En effet, en plus du Costa Rica, 7 autres pays de la région travaillent déjà sur un projet de loi.
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