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Voici les 3 plus grands maux du web, dixit son fondateur

À l’occasion des 30 ans du web, son fondateur Tim Berners-Lee évoque la fracture numérique, et les trois principaux problèmes de la toile.

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Tim Berners-Lee fondateur web
Tim Berners-Lee © John S. and James L. Knight Foundation / Scott Henrichsen

Cette semaine, le web (à ne pas confondre avec Internet) fête ses 30 ans. En effet, c’est le 11 mars 1989 que l’ingénieur britannique Tim Berners-Lee a proposé le projet de système de gestion de l’information sur lequel le web que nous utilisons aujourd’hui est fondé. 

Comme chaque année, celui qui est à l’origine de cette révolution s’est exprimé. Le problème de la fracture numérique a bien entendu été évoqué dans son billet, publié sur le site de la World Wide Web Foundation.

Après 30 ans d’existence, le web connecte la moitié de la population mondiale. Au fur et à mesure que de nouveaux usages apparaissent, il devient toujours plus important, d’après Tim Berners-Lee, de connecter l’autre moitié des habitants de la planète. « Bien sûr, avec chaque nouvelle fonctionnalité, chaque nouveau site web, le fossé entre ceux qui sont en ligne et ceux qui ne le sont pas devient plus grand, ce qui rend d’autant plus impératif de rendre le web accessible à tous », explique-t-il.

Les trois défis du web 

Tim Berners-Lee évoque également les trois principaux problèmes du web d’aujourd’hui : 

  • Les actions malveillantes comme les attaques soutenues par des États, les activités criminelles en ligne, et le cyberharcèlement 
  • Les systèmes qui ont créé des « motivations perverses » sur lesquels « la valeur de l’utilisateur est sacrifiée ». À ce sujet, Tim Berners-Lee cite comme exemple « les modèles de revenus basés sur la publicité qui récompensent commercialement le clickbait et la propagation virale de la désinformation ».
  • Les conséquences involontaires telles que la polarisation des discussions en ligne 

« Alors que la première catégorie est impossible à éradiquer complètement, nous pouvons créer des lois et du code pour minimiser ce comportement, comme nous l’avons toujours fait en mode hors connexion. La deuxième catégorie nous oblige à repenser les systèmes de manière à modifier les incitations. Et la dernière catégorie appelle à la recherche pour comprendre les systèmes existants et modéliser de nouveaux systèmes possibles ou modifier ceux que nous avons déjà », explique l’inventeur du web.

Pour celui-ci, on ne peut pas simplement blâmer un pays, un réseau social ou l’esprit humain, si on souhaite changer le web. En tout cas, Tim Berners-Lee estime que ce changement est encore possible. Étant donné comment le web a changé en 30 ans, il serait « défaitiste et sans imagination » de penser qu’il ne changera pas de nouveau dans les 30 prochaines années. 

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1 commentaire

1 Commentaire

  1. Patrick

    12 mars 2019 at 12 h 24 min

    Bonjour,
    Un article qui nous expliquerait clairement la différence entre le Web et Internet serait judicieux.
    (Et nous permettrait de mieux saisir pourquoi les fondateurs d’Internet ne sont pas les inventeurs du Web et l’apport de Tim Berners-Lee)

    Quant aux polarisation des discussions, elles peuvent avoir lieu dans n’importe quelle sphère : le café du coin, lors d’un conseil d’administration, entre voisins d’une cité (et des coups de couteau pour un simple regard)… sans parler des fins de soirées.

    Surveiller les conversations des gens n’est vraiment pas une solution.

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