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Voler sur Mars est possible, mais la NASA voit déjà plus loin

“Nous démontrons des capacités qui permettront d’ajouter une dimension aérienne aux futures missions sur Mars”

Ingenuity a réussi son troisième vol sur Mars, dimanche 25 avril. Une semaine seulement après le 19 avril et son premier décollage de quelques secondes, l’hélicoptère embarqué avec le rover Perseverance a poursuivi sa mission expérimentale qui ne durera qu’un mois. Cinq vols sont prévus par la NASA, avant de se focaliser sur l’objectif principal de recherche d’échantillons à prélever sur le sol de la planète rouge.

Le troisième vol de l’hélicoptère a repoussé le record de durée en l’air et la distance parcourue. Le transport aérien sur Mars est bien possible, une question qui ne connaissait que des réponses mathématiques par le passé, alors qu’Ingenuity est historiquement le premier vol réalisé sur une autre planète.

Il se devait de prouver que malgré la faible gravité et l’atmosphère qui ne correspond qu’à 1 % de celle de la Terre, le manque d’air ne serait pas une barrière infranchissable pour pousser l’hélicoptère au-dessus du sol grâce à la rotation de ses hélices. Maintenant, il est démontré qu’une forme (ou plusieurs) de transport aérien est possible sur Mars.

Un défi aux limites encore repoussées

Perseverance et la NASA voient maintenant plus loin. Encore quelques jours martiens leurs sont disponibles pour tenter à nouveau de voler, et les objectifs en seront encore repoussés. Maintenant qu’Ingenuity sait décoller et atterrir, voilà qu’il peut aussi se déplacer à 7 km/h comme vient de l’enregistrer son troisième vol. Il sait aussi tenir en l’air pendant 80 secondes malgré son poids d’1,8 kg, ce qui lui a valu de parcourir un total de 50 m.

« Le vol d’aujourd’hui correspondait à ce que nous avions prévu, mais il n’en était pas moins incroyable. […] Avec ce vol, nous démontrons des capacités qui permettront d’ajouter une dimension aérienne aux futures missions sur Mars », commentait Dave Lavery, responsable du programme, depuis le siège de la NASA à Washington. « Cela va ouvrir énormément de portes dans l’exploration d’autres planètes », réagissait déjà Farah Alibay, ingénieure en aérospatiale à la NASA, lors du premier vol la semaine dernière.

C’est naturellement le rover Perseverance, une nouvelle fois, qui s’est chargé de filmer le troisième vol de l’hélicoptère. Mais à la différence des autres enregistrements, Ingenuity est sorti du cadre pour réaliser son aller-retour. Pour le grand public comme pour les ingénieurs, la même réaction au retour de l’engin dans le champ de vision : un paysage hostile et déserté de toute trace humaine, puis l’arrivée de l’aéronef. Une image qui restera dans les mémoires, et dans les manuels d’Histoire.

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