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Travailler plus sans toucher plus : François Bayrou annonce la suppression de deux jours fériés !

Le Premier ministre a dévoilé son « plan de redressement ». Il devrait déplaire au plus grand nombre.

C’est le jour J pour François Bayrou, qui vient de dévoiler son « plan de redressement budgétaire ». Comme il l’a annoncé depuis longtemps et même si ce chiffre ne fait pas consensus, il entend économiser plus de 43,8 milliards d’euros sur le budget de l’État.

Suppression de deux jours fériés

Si le Premier ministre a souhaité maintenir le suspense, il avait déjà prévenu lors d’une interview accordée à LCI que “tout le monde devait participer” à cet effort. L’idée est de stabiliser la dette publique d’ici quatre ans, donc en 2029.

D’après Les Échos, cet effort se fera au niveau de l’État ainsi que via des hausses d’impôts. D’ailleurs, les plafonds de crédits alloués à chaque ministère vont bientôt être publiés. Certains d’entre eux seront considérablement réduits pour compenser la hausse du budget des armées.

Pour le reste, le maire de Pau a fait quelques annonces spectaculaires et qui vont encore plus loin qu’on ne l’imaginait. On retient tout particulièrement sa décision de supprimer deux jours fériés. Il évoque notamment le lundi de Pâques “qui n’a pas de sens religieux” et le 8 mai.

Il propose aussi une année blanche sur les prestations sociales et les salaires des fonctionnaires. Autrement dit, il n’y aurait pas d’indexation sur l’inflation et cela équivaut à une baisse de pouvoir d’achat pour tous les Français concernés : retraités, chômeurs, allocataires de la CAF, agents de la fonction publique. De même, tous les contribuables seront touchés, car le barème fiscal ne tiendra pas compte de la hausse des prix.

François Bayrou annonce également des mesures sur les niches fiscales et sociales. Le mot n’est ici pas prononcé, mais il s’agit très clairement d’une augmentation des impôts déguisée, puisque les contribuables ne pourront plus réduire certaines dépenses de leur déclaration.

De même, une baisse des dépenses des collectivités locales est prévue, ce qui risque de se traduire par une détérioration des services publics et une hausse des impôts locaux. Le Premier ministre prévoit par ailleurs des baisses dans les dépenses de santé. Il en va ainsi des arrêts maladie et de la baisse du remboursement des médicaments.

Un projet déjà voué à l’échec ?

Cela dit, et même si le Premier ministre propose ce « plan de redressement », il faut rappeler qu’il est très loin d’entrer en application. Le gouvernement devra en effet faire voter son budget par le Parlement et il semble très difficile au vu de ces dispositions d’obtenir l’accord de la gauche et du Rassemblement national.

Nul doute que les discussions seront très animées à l’automne au sein de l’Assemblée nationale et certains députés évoquent déjà ouvertement leur volonté de renverser François Bayrou et son équipe dans le cadre d’une motion de censure. Si tel était le cas, ce projet dont nous venons de parler n’aurait plus lieu d’être.

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