Il sera disponible officiellement dans quelques heures, le nouveau Zelda: Tears of the Kingdom risque bien de marquer l’Histoire du jeu vidéo. Un peu plus de six ans après un Breath of the Wild révolutionnaire, les joueurs devraient se ruer sur le nouvel opus de cette saga mythique de chez Nintendo, dont le premier volet remonte… à 1986.
En attendant le test de Zelda : Tears of the Kingdom sur Nintendo Switch, savez-vous vraiment tout de la saga The Legend of Zelda ? On parie que non…
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Personne ne connait la date de sortie exacte du premier jeu Zelda en France

Si au Japon, The Legend of Zelda a d’abord été lancé sur Disk System le 21 février 1986, puis porté sur Famicom (la NES nippone) en juillet 1987, on ne connait pas la date exacte de lancement du jeu en France.
En effet, alors qu’un premier test (version import) fut publié dans le magazine Tilt dès janvier 1988, le premier The Legend of Zelda était initialement attendu pour le mois de juin 1988 dans l’hexagone.
Toutefois, suite à divers cafouillages, le jeu sera repoussé à une date ultérieure, et les premiers exemplaires arriveront finalement, au compte-goutte, dans certaines boutiques, à partir de septembre 1988.
On considère que le jeu a été lancé “officiellement” au début de l’année 1989, période qui coïncide avec la disponibilité élargie du jeu à toutes les grandes enseignes de France de l’époque, mais impossible de savoir précisément quel jour le premier exemplaire a été mis en vente chez nous.
Le mythique A Link to the Past de la Super Nintendo a failli porter un autre nom

Au Japon, la mention “The Legend of Zelda” n’a été faite qu’à partir du second opus sur Famicom. A l’époque, sur l’archipel, on ne fait pas référence aux premiers opus en tant que Zelda 1 et Zelda 2, mais plutôt en tant que Zelda (pour Zelda No Densetsu ou “La Légende de Zelda” chez nous) et Link (pour Link No Bôken ou “L’Aventure de Link”).
Chaque épisode focalise ainsi son appellation sur un personnage phare de la série. Et pour le troisième opus, alors en préparation sur Super Nintendo, les équipes de développement ont une idée de titre : Ganon No Gyakushû.
En bon français, cela aurait été traduit par “La Revanche de Ganon”, et une telle appellation aurait permis à Nintendo de réaliser une trilogie dont chaque épisode était basé sur un personnage phare. Après La Légende de Zelda et L’Aventure de Link, l’appellation La Revanche de Ganon faisait l’unanimité.
Pourtant, échaudé par la contre-performance de The Adventure of Link : Zelda 2 sur NES, Nintendo décida de revenir aux fondamentaux, en baptisant finalement cet opus Super Nintendo : Zelda No Densetsu: Kamigami no Triforce au Japon.
Dans le reste du monde, ce dernier prendra l’appellation The Legend of Zelda : A Link to the Past, constituant alors un vrai retour aux sources (comprenez le premier opus sur NES) avec le succès que l’on connait.
La musique du premier opus a été composée en une nuit
Retour au milieu des années 1980, lors du développement du tout premier The Legend of Zelda sur NES. Nintendo demande au compositeur Konji Kondo de lui fournir ce qui sera le thème principal du jeu à venir, et qui deviendra accessoirement le thème d’ouverture emblématique de tous les jeux Zelda à venir.
Et pour Koji Kondo, c’est une évidence, l’univers du nouveau jeu à venir chez Nintendo semble s’accorder à merveille avec le Boléro de Ravel. Aussitôt, le compositeur décide de reprendre, en version 8 bits, ce ballet composé en 1928 par Maurice Ravel, décédé le 28 décembre 1937.
Toutefois, impossible d’utiliser la mélodie en question, cette dernière n’étant pas encore (et pour quelques mois seulement) entrée dans le patrimoine culturel, et donc encore sujette aux droits d’auteur.
En urgence, Koji Kondo est alors missionné par Nintendo pour composer au plus vite un thème original, ce que le compositeur fera… en une nuit. Et c’est ainsi que naquit l’un des thèmes les plus emblématiques de l’Histoire du jeu vidéo.
Le personnage de Link est inspiré d’un héros de chez… Disney

Lorsque l’on évoque un héros vidéoludique doté d’une épée, d’un bouclier et d’un costume vert, difficile de ne pas penser immédiatement au preux chevalier Link, héros incontournable de la saga The Legend of Zelda.
Depuis toujours, le héros est inspiré du look des elfes, avec notamment ses célèbres oreilles pointues. Toutefois, pour créer le personnage de Link, Nintendo s’est également inspiré… de Disney.
En effet, dans les années 80, Nintendo souhaitait créer un héros immédiatement reconnaissable, malgré les capacités techniques pour le moins limitées de la Famicom. Shigeru Miyamoto a ainsi confirmé la volonté de faire de Link un elfe, mais le créateur nippon a également confirmé s’être inspiré du personnage de Peter Pan, notamment en ce qui concerne son accoutrement vert et son chapeau.
La princesse Zelda absente… de ses propres jeux ?

Alors qu’elle fait partie intégrante de la saga qui porte son nom, la princesse Zelda n’est pas présente dans tous les jeux The Legend of Zelda. Evidemment, la princesse au grand cœur est de la partie en ce qui concerne les deux premiers opus sur NES, ainsi que dans A Link to the Past sur Super Nintendo, mais pas de trace de Zelda en revanche du côté de la Game Boy.
En effet, la princesse Zelda n’est pas présente dans l’excellent(issime) Link’s Awakening, lancé initialement sur Game Boy en 1993, sans oublier un remake plutôt réussi sur Nintendo Switch en 2019. A noter que si la princesse Zelda est absente physiquement de cet opus Game Boy, c’est le cas également de Ganon… et de la Triforce.
Pour la petite histoire, la princesse Zelda n’apparait pas non plus dans le jeu Tri Force Heroes sur Nintendo 3DS, ni même dans Majora’s Mask, si ce n’est lors d’un flashback en provenance de l’opus précédent, à savoir Ocarina of Time.
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