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Zoom sur le dopamine fasting, cette nouvelle tendance dont raffole la Silicon Valley

Les adeptes de cette pratique tentent de se priver de dopamine, le neurotransmetteur à l’origine de la sensation de plaisir.

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dopamine fasting
© Unsplash / Jamie Street

Se couper d’Internet et de son smartphone, de lumière, de nourriture, de boissons sucrées, d’interactions sociales… Ces pratiques n’ont pas en grand-chose en commun. Il s’agit pourtant d’une tendance en vogue chez les élites de la Silicon Valley. Le dopamine fasting, que l’on peut traduire par jeûne de dopamine, consiste à se passer de tout ce qui rend nos vies stimulantes et provoque une sensation de plaisir.

Mais pourquoi donc s’infliger pareille souffrance ? Interrogé par le Guardian, David Nutt professeur à l’Imperial College de Londres explique : «  Le fait de se retirer rend probablement la vie plus intéressante quand on y revient. » Cameron Sepah, professeur clinicien de psychiatrie à San Francisco précisait dans un article publié en août sur LinkedIn : « En prenant une pause dans les comportement qui entraînent une forte libération de dopamine (en particulier de manière répétée), notre cerveau se rétablit. »

Un effet contraire au but recherché ?

Il y aurait donc une forme d’addiction à la dopamine qui nécessiterait une dose de plus en plus forte sous peine de voir la sensation de plaisir décliner. Ces pratiques ont néanmoins tendance à créer quelques incompréhensions en Californie. Comme en témoigne cette jeune femme de San Francisco qui dit avoir rencontré une personne qui lui a expliqué qu’elle devait écourter leur conversation car elle se trouvait en jeûne de dopamine.

Certains médecins contestent l’efficacité du dopamine fasting qui pourrait même avoir l’effet inverse du but recherché. C’est notamment le cas de Joydeep Bhattacharya qui dirige le groupe de recherche sur les neurosciences et cognitives à l’Université de Londres. Selon lui, la dopamine serait produite lors de l’anticipation de la récompense, et non lorsqu’elle se fait ressentir. Lors d’une période de jeûne, l’abstinence pourrait donc faire cogiter la personne qui anticiperait la récompense future et libérerait alors de la dopamine. Le dopamine fasting ne serait donc, selon ses contempteurs, qu’une forme de réhabilitation de la méditation qui est prônée par plusieurs religions depuis des centaines d’années.

Il reste à voir si cette pratique controversée connaîtra de nouveaux adeptes aux États-Unis et ailleurs dans le monde.

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