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Zuckerberg tacle Google et OpenAI : l’IA pour tous ou seulement pour quelques-uns ?

Le PDG de Meta critique vivement ses concurrents en matière d’IA et plaide pour une approche open source.

Lors d’un entretien récent, Mark Zuckerberg n’a pas mâché ses mots à l’égard des mastodontes technologiques que sont Google et OpenAI, fustigeant leur politique hermétique en matière d’intelligence artificielle générative. En effet, tandis que Meta privilégie une approche ouverte, notamment avec des modèles comme Llama 3, ces entreprises optent pour des systèmes verrouillés, inaccessibles au grand public.

Une démarche que le fondateur de Facebook juge inappropriée et élitiste. Néanmoins, le point névralgique de sa déclaration réside dans sa volonté apparente de partager l’IAG (Intelligence Artificielle Générale) de Meta avec l’ensemble de la communauté en open source.  Dans cette interview avec Kane Sutter, il a expliqué « Cette technologie est si importante que nous devons nous assurer qu’elle soit accessible au plus grand nombre ». Toutefois, il convient d’accueillir ces promesses avec circonspection, eu égard aux engagements antérieurs non honorés par Facebook.

Une opposition frontale à Google et OpenAI

Au cours de son entretien, Zuckerberg s’est exprimé sans détour : « Je ne pense pas que l’IA soit une chose qui devrait être accaparée, qu’une entreprise puisse l’utiliser pour développer n’importe quel produit central et unique qu’elle construit ». En ciblant expressément Gemini de Google et ChatGPT d’OpenAI (sans pour autant les nommer), le patron de Meta blâme leur approche de développement d’IA cloisonnée.

Il pousse son raisonnement plus loin en insinuant que certaines firmes aspirent à « créer Dieu », une allusion à peine voilée à leurs ambitions de concevoir une IAG, apte à maîtriser toute tâche cognitive humaine. Cette diatribe prend tout son sens lorsqu’on considère l’avantage considérable dont jouirait le pionnier de l’IAG, un quasi-monopole potentiellement préjudiciable à l’équilibre numérique.

Lors d’un autre entretien publié dans les colonnes de The Verge, Zuckerberg n’a pas manqué l’occasion de décocher une pique subtile à l’encontre de l’équipe de Sam Altman, là encore sans donner de nom. « Il y avait toutes ces boîtes qui étaient transparentes, partageaient tous leurs travaux et annonçaient qu’elles allaient tout mettre en open source. Mais maintenant, on voit bien que les gens se disent : “Ça va devenir vraiment précieux, alors gardons-le pour nous” »

La quête de l’IAG et la guerre des talents

Zuckerberg reconnaît l’importance capitale de l’AGI, tout en concédant l’absence d’une définition précise et d’un échéancier défini pour son élaboration. « Je pense qu’il est important de le dire parce que beaucoup des meilleurs chercheurs veulent travailler sur les problèmes les plus ambitieux », affirme-t-il. La course à l’excellence pour s’attacher les services des esprits les plus brillants en IA est acharnée, avec des rémunérations souvent astronomiques dépassant le million de dollars annuel.

Outre le capital humain, la puissance computationnelle nécessaire à l’entraînement et au fonctionnement des modèles colossaux s’avère essentielle. Zuckerberg annonce qu’à l’horizon de la fin d’année, Meta disposera d’un parc de plus de 340 000 GPU H100 de Nvidia, un investissement de 9 milliards de dollars surclassant potentiellement toute autre entité individuelle. L’entreprise restructure activement ses divisions de recherche en IA afin que les percées technologiques profitent directement à ses milliards d’utilisateurs.

Zuckerberg aspire à ce que leurs innovations en IA soient incorporées dans l’ensemble de leurs produits, des lunettes connectées aux assistants virtuels, renforçant ainsi l’attrait et l’utilité de ses plateformes. « Nous avons réalisé que pour construire les produits que nous voulons, nous devons viser l’intelligence générale », déclare-t-il.

Doit-on déceler une forme de promesse dans la déclaration du grand patron de Meta, voire même un véritable engagement de sa part pour offrir une IAG en open source ? Gardons-nous d’être trop hâtifs dans nos conclusions. Dans ce même entretien, il a nuancé son propos, dans un subtil mouvement que l’on pourrait associer à une forme de rétropédalage : « Dans la mesure où cela demeurera pertinent et s’inscrira dans une démarche sûre et responsable, je pense qu’en règle générale, nous aspirerons à l’open source. Néanmoins, il va de soi que nul ne souhaite se retrouver contraint d’agir uniquement en vertu d’une déclaration antérieure… ». De l’altruisme, mais pas trop non plus !

  • Mark Zuckerberg critique Google et OpenAI pour leur approche fermée de l’IA, préférant à la place une stratégie open source pour Meta.
  • Actuellement, Meta investit massivement dans les talents et les ressources informatiques pour développer des innovations en IA intégrées à ses produits.
  • Il a exprimé sa volonté de partager l’IAG en open source au plus grand nombre, mais en restant tout de même prudent dans sa promesse.

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