Le cybersquatting ça peut rapporter gros, surtout aux plaignants : l’opĂ©rateur de tĂ©lĂ©phonie mobile amĂ©ricain Verizon vient de remporter un procès contre la sociĂ©tĂ© d’enregistrement de noms de domaines OnlineNIC, basĂ©e Ă  San Francisco, condamnĂ©e Ă  lui verser la coquette somme de 33,15 millions de dollars de dommages et intĂ©rĂŞts.

Il faut dire que OnlineNIC n’avait pas lĂ©sinĂ© sur les moyens non plus puisque le registrar avait dĂ©posĂ© pas moins de 663 noms de domaines dĂ©rivĂ©s de la marque Verizon et de ses filiales, comme myverizonwireless.com, iphoneverizonplans.com, 123verizonphones.com ou encore verizononline.com.

La Cour a estimĂ© que les faits Ă©taient avĂ©rĂ©s et que la volontĂ© de tromper les consommateurs Ă©tait Ă©vidente en condamnant le vilain cybersquatter Ă  50.000 dollars de pĂ©nalitĂ© par nom de domaine dĂ©tournĂ©, ce qui fait de ce verdict le plus sĂ©vère de l’histoire d’internet.

Si on peut encore faire un peu d’argent de poche avec les noms de domaine, on ne rigole pas avec la contrefaçon de marque, et internet n’Ă©chappe pas Ă  la règle, partout dans le monde, et Ă  fortiori avec les marques amĂ©ricaines, mĂŞme quand c’est involontaire.

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