C’est marrant la connaissance, surtout quand vous confrontez celle-ci à celles des lecteurs de votre blog. Vous croyez savoir deux ou trois trucs, que vous essayez d’exposer le moins maladroitement possible au fil des articles que vous publiez quotidiennement, et paf, les premiers commentaires vous cueillent au moment où vous vous y attendez le moins,

C’est marrant la connaissance, surtout quand vous confrontez celle-ci à celles des lecteurs de votre blog.

Vous croyez savoir deux ou trois trucs, que vous essayez d’exposer le moins maladroitement possible au fil des articles que vous publiez quotidiennement, et paf, les premiers commentaires vous cueillent au moment où vous vous y attendez le moins, montrant l ’étendue de votre ignorance sur un sujet donné.

bali1 Devoirs de vacances, ou comment se coucher moins bête en lisant son propre blog

Et vous rappelant au passage deux principes en béton que j’ai appris et admis après quelques années de blog :

  • sur n’importe-quel sujet, il y a toujours quelqu’un qui en sait plus que vous, et qui ne manquera pas de vous de vous le faire remarquer, gentiment ou cruellement
  • quelque soit votre « compétence » sur un sujet, n’oubliez jamais de rester d’une modestie (même fausse) à toute épreuve

Même si je voudrais éviter le cliché moisi (et un brin démago) selon lequel un blogueur apprend davantage de ses lecteurs que l’inverse, je dois reconnaître que parfois je me sens tout petit face à la science que certains semblent posséder sur des sujets qui à mon sens n’auraient appelé qu’une poignée de vagues commentaires polis.

J’en ai encore eu la démonstration récemment à la faveur de cet articulet, dont je pensais qu’il ne valait pas tripette puisque c’était à l’origine un simple tweet de pré-vacances (c’est dire sa futilité) dans lequel je postai une photo faite avec mes petites mains et mon gros objectif. Une photo de bourdon bien anodine, prise juste avant l’apéritif lors d’une balade dominicale et champêtre dans quelque monticule auvergnat. Le truc important dans cette phrase étant, vous l’avez compris, ni le bourdon ni la photo, mais l’apéritif.

Or, à la lecture des quelques commentaires élogieux suite à la publication de ce banal cliché sur Twitter, je décidai d’en faire profiter les lecteurs de Presse-citron, qui ne sont pas tous des adeptes de mes petites conneries sur Twitter.

C’est alors qu’opéra la magie du blog, que seul un blog peut créer, et qu’aucun Twitter ne remplacera jamais : une volée de commentaires argumentés (purgés des quelques méchancetés habituelles « elle est pourrie ta photo, achète-toi des yeux… » et j’en passe), soit techniques, soit amusés, soit amusants, soit critiques. Commentaires qui en quelques paragraphes m’ont fait faire un bond considérable dans la culture photographique mais aussi, peut-être encore plus important finalement, dans celle des insectes volants et même de la botanique.

Ainsi ai-je appris, en vrac (je ne vous fais le truc en détail, je suis en vacances), que :

- ma photo n’était pas de la macro, mais de la proxi (proxy ?) photographique
- le bourdon était posé sur une ortie, qui plus est de couleur verte, ce qui est simplement incroyable
- cette conne d’ortie est trop reliée sur elle-même. C’est en effet fort navrant. Réclamons des orties à feuilles plates, merde.
- en revanche, la map est bonne. Je suis content de ça, au moins. Il faudra juste que j’aille voir sur Wikipedia ce qu’est une map en photographie, même si j’ai une petite idée.
- le bourdon est trop centré. Quel imbécile celui-là aussi, on n’a pas idée de se planter juste pile-poil au centre de la photo au moment où cet espèce de plantigrade à poil court appuie sur le bouton !
- la DoF est ok, et ça putain ça sauve ma journée
- enfin, je vous ai gardé le plus incroyable pour la fin, et là je dis chapeau : figurez-vous que sur la photo, le personnage principal n’est pas un bourdon, « mais plutôt d’une espèce genre Merodon equestris ou autre insecte de la famille des syrphes. De fait, il s’agit en tout cas d’un diptère, et non d’un hyménoptère ».

Et dire que j’ai vécu toutes ces années en pensant que cette bestiole à poil apparemment doux et « qui ne pique pas » était un bourdon !
Du coup cette révélation me conduit à ouvrir de nouvelles investigations afin de tenter de répondre à cette question obsédante : mais alors, c’est quoi, un bourdon ?

Je taquine un peu, vous l’aurez compris icon smile Devoirs de vacances, ou comment se coucher moins bête en lisant son propre blog

Bon je vous laisse, j’ai un Voici à finir. Oui j’ai opté pour des vacances culturelles cette année.