Le droit à l’oubli, faut-il en profiter ?

Selon la CNIL, les internautes accordent de plus en plus d’importance l’e-réputation. Le droit à l’oubli fait partie des principaux outils pour la défendre.

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Les internautes accordent de plus en plus d’importance à leurs e-réputations. Dans son bilan de l’année précédente, la CNIL explique que « l’année 2015 est marquée par une forte augmentation de l’activité de la CNIL, avec 13 790 demandes provenant de particuliers : 7908 plaintes dont 36% concernent l’e-réputation et 5 890 demandes de droit d’accès indirect. Cette évolution témoigne de la volonté des citoyens de reprendre leurs droits en main au bénéfice de plus de transparence et de sécurité, notamment dans la gestion de leur e-réputation ».

L’un des moyens qui permettent de protéger sa réputation en ligne est le droit à l’oubli. Pour rappel, il a été appliqué par Google (le principal moteur de recherche) en mai 2014 et pourtant, il continue de faire régulièrement parler de lui.

La dernière actu en date concerne le bras de fer entre la CNIL et la firme de Mountain View. Le régulateur français veut que Google déréférence les liens sur l’ensemble de son traitement, donc sur tous les sites du moteur de recherche, peu importe la provenance de la requête, tandis que le géant américain estime que la France n’a pas à décider de ce qui est accessible ou pas pour un internaute qui n’est pas dans l’UE.

Le droit à l’oubli défend les citoyens de l’UE en leur donnant le droit de demander le retrait de liens sur les résultats de recherche dont les mots-clés contiennent leurs noms, même si ces liens contiennent des infos légitimes (donc pas de diffamation), mais obsolètes ou non pertinentes.

Mais sert-il à quelque chose ?

Une enquête menée par RegionsJob auprès de professionnels du recrutement et des ressources humaines (publiée en 2015) a montré l’importance que les candidats doivent accorder à leurs e-réputations.

La bonne nouvelle, si cela en est une, c’est que 62 % des recruteurs déclaraient qu’ils ne font jamais ou très rarement de googlisations de candidats.

Cependant, les 38 % le font souvent ou même systématiquement. Et pour ces derniers, les résultats obtenus sur les moteurs de recherche ont leurs importances. Pour les deux tiers, ces recherches ont même « conduit à donner suite ou à mettre fin au processus de recrutement ». « Les candidats ont donc intérêt à veiller à leur réputation numérique et aux traces qu’ils laissent en ligne », expliquait RegionsJobs dans son rapport.

Cependant, il est à noter que profiter du droit à l’oubli peut provoquer un effet Streisand.

(Sources : 1 / 2)

5 commentaires

  1. En même temps si les gens n’étalaient pas leur vie privée sur la toile cela résoudrait déjà une grande partie du problème.

  2. Mais comme il y a de plus en plus de canaux de diffusion, ils s’étalent quand même de plus en plus, et de différentes façons (photo, vidéo, vidéo en direct etc)… CQFD

  3. BlackWidow on

    De toute façon l’époque est à l’exhibitionnisme et à la démonstration d’égos en tous genres, donc CNIL ou pas CNIL on n’empêchera personne d’étaler sa vie privée sur internet

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