Cela faisait pas mal de temps que je n’étais pas allé à Londres (même si nous nous séjournons fréquemment à Brighton, où nous avons de la famille) et j’étais très impatient de retrouver cette ville pour laquelle nous avons toujours eu une petite faiblesse.
Nous avons eu beaucoup de chance avec le temps, estival pendant deux jours (ceux qui ont suivi à la télé le Tour de France ou les autres évènements sportifs se déroulant à Londres ce week-end ont pu le constater), ce qui a donné à cette escapade pour le Live Earth une saveur encore plus particulière.

Cela faisait pas mal de temps que je n’Ă©tais pas allĂ© Ă  Londres (mĂŞme si nous nous sĂ©journons frĂ©quemment Ă  Brighton, oĂą nous avons de la famille) et j’Ă©tais très impatient de retrouver cette ville pour laquelle nous avons toujours eu une petite faiblesse.
Nous avons eu beaucoup de chance avec le temps, estival pendant deux jours (ceux qui ont suivi à la télé le Tour de France ou les autres évènements sportifs se déroulant à Londres ce week-end ont pu le constater), ce qui a donné à cette escapade pour le Live Earth une saveur encore plus particulière.

picadilly Live Earth, Londres : impressions en vrac

Effet de la mondialisation ? On dirait que toutes les grandes villes du monde se ressemblent de plus en plus, et c’est vrai aussi pour Londres, qui a perdu cette sorte d’excentricitĂ© unique qui constituait une partie de son charme il y a encore quelques annĂ©es de cela.
Cela dit, la ville est vraiment superbe (surtout sous le soleil) et ne laisse rien transparaĂ®tre d’une Ă©ventuelle paranoĂŻa liĂ©e aux rĂ©cents attentats manquĂ©s.
Les anglais sont cool, charmants, civilisĂ©s, et ils le restent quoi qu’il arrive.

wembley arche Live Earth, Londres : impressions en vrac

J’ai donc dĂ©couvert le nouveau stade de Wembley, et j’ai Ă©tĂ© vĂ©ritablement impressionnĂ© par cette arène gigantesque dont on repère l’arche gĂ©ante Ă  plusieurs kilomètres. Etonnant Ă©galement l’insonorisation quasi parfaite de l’enceinte, fruit probablement d’Ă©tudes acoustiques poussĂ©es : quand vous ĂŞtes Ă  l’extĂ©rieur, juste devant le stade, vous n’entendez rien du concert qui est en train de se dĂ©rouler Ă  l’intĂ©rieur, juste un vague brouhaha, alors que de l’autre cĂ´tĂ© des murs (habillĂ©s de verre) c’est le feu avec des dizaines de milliers de watts en furie.
Etonnant quand on sait que le dernier concert des Rolling Stones Ă  Lyon-Gerland a Ă©tĂ© entendu par toute la ville, Ă  plusieurs kilomètres Ă  la ronde…

wembley 1 Live Earth, Londres : impressions en vrac

L’organisation du festival Ă©tait parfaite, la bière coulait Ă  flots (unitĂ© de base : la pinte, soit 1/2 litre) et les fish and ships dorĂ©s et gras Ă  point. Le tout dans une ambiance bon enfant qui contrastait avec le gigantisme de l’Ă©vènement.
A ce sujet la mise en place de tels évènements et la complexité de leur logistique (8 concerts similaires avec la même scène dans 8 grands villes du monde, quasi simultanément) font appel à des compétences qui resteront toujours un mystère pour moi.

wembley2 Live Earth, Londres : impressions en vrac

Enfin, ce qu’il y a de bien avec ce genre de festival c’est que vous rattrapez en une journĂ©e une floppĂ©e de concerts que vous avez ratĂ©s au cours des dernières annĂ©es, avec en prime quelques surprises, comme notamment Metallica, invitĂ© de dernière minute, qui furent les premiers Ă  vraiment embraser Wembley, en moins de temps qu’il ne m’en a fallu pour descendre ma première pinte. Waow, pas des fillettes les Metallica, du bon metal chauffĂ© Ă  la testostĂ©rone qui n’a pas oubliĂ© les mĂ©lodies au passage : nous avons eu droit Ă  un Nothing Else Matters de derrière les fagots qui a fait frissonner l’assistance, rappelant que les vikings peuvent aussi Ă  l’occasion avoir des doigts de fĂ©e.

Chaque groupe jouait en moyenne trois titres (leurs tubes en gĂ©nĂ©ral). Je passe sur Duran Duran et le toujours jeune Simon Le Bon, les poufiasses de Pussycat Dolls et leur cours d’aerobic sur fond de purĂ©e sonore insupportbale, censĂ© faire rĂŞver les filles et exciter les garçons mais qui a surtout fait chier tout le monde.

Les Red Hot Chili Peppers m’ont beaucoup déçu pour deux raisons : ils n’ont pas très bien jouĂ©, mais surtout leur attitude indiffĂ©rente vis-Ă -vis du public et de l’Ă©vènement confinait Ă  l’arrogance pure et simple. On sentait clairement qu’ils n’en n’avaient pas grand chose Ă  faire de ce concert et qu’ils avaient Ă©tĂ© poussĂ©s lĂ  par un producteur probablement soucieux de soigner leur image. RatĂ© : ils sont partis comme ils sont venus, sans grande conviction, et sans avoir vraiment dĂ©chaĂ®nĂ© les passions, si ce n’est quelques applaudissements polis.

Après Metallica, la grosse, que dis-je, la méga-claque de la soirée arriva sans prévenir avec les Foo Fighters. Eux ont joué un peu plus longtemps, et pour cause : ce furent à mon sens les meilleurs de tout le festival, et de très loin, et je pense que ce matin les murs de Wembley en tremblent encore deux jours après leur passage, tant Dave Grohl et sa bande de bad boys ont mis le feu !

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Si les Red Hot Ă©taient venus et partis sur la pointe des pieds, les Foo Fighters ont pris possession de la scène avec une Ă©nergie, une folie, que je n’avais pas vues depuis longtemps Ă  un concert de rock (mĂŞme les gars de Metallica faisaient figure de premiers communiants après ça). Dave Grohl est un animal, une bĂŞte de scène Ă  gueule d’ange qui peut vous vriller 70000 tympans juste avec un « C’M on ! » bien placĂ©, le tout sur fond de grosses guitares et d’une rythmique infernale. Pas Ă©tonnant que le garçon ait fait ses premières armes avec son pote Kurt Kobain, avec qui il fonda Nirvana.

Une claque. Si vous aimez, ne ratez sous aucun prĂ©texte les Foo Fighters s’ils passent Ă  moins de 200 bornes de chez vous !

La soirĂ©e s’est terminĂ©e pour nous avec une Madonna elle-mĂŞme assez rock (Gibson en bandoulière, et c’est vraiment elle qui jouait) que nous avons quittĂ©e après le premier titre (je n’ai jamais Ă©tĂ© un grand fan de la Madonne) pour Ă©viter la cohue et le rush vers le mĂ©tro de plusieurs dizaines de milliers de personnes, et pour profiter encore un peu des pubs et de Londres by night.

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D’autres points de vue sur ce week-end briton chez Damdam et Geekmag qu’il fut agrĂ©able de croiser et recroiser, ainsi que GuiM, Kikoo, et les autres Heaven boys and girls au fil de nos pĂ©rĂ©grinations londoniennes…