Vous voulez monter un business sur internet ? Ne vous fatiguez pas à essayer d’inventer le nouveau Facebook, il existe une bonne vieille valeur sûre, éternelle et toujours aussi vivace : le sexe.

Vous voulez monter un business sur internet ? Ne vous fatiguez pas à essayer d’inventer le nouveau Facetwittagram, il existe une bonne vieille valeur sûre, éternelle et toujours aussi vivace : le cul.

On savait que les sites pornographiques étaient depuis la préhistoire du web les premiers, et pendant longtemps, les seuls à avoir déjà trouvé un modèle économique qui assurait de confortables revenus à leurs auteurs, même les plus obscurs, même les plus amateurs.

Mais à l’époque des réseaux sociaux, du SoLoMo et du big data, on se demandait comment se portait l’industrie de la vidéo de boules sur les internets. On a la réponse. Même si celle-ci est partielle puisqu’elle ne concerne que deux sites (dont je ne connaissais qu’un des deux), elle fait apparaitre des chiffres totalement impressionnants, a fortiori quand on sait qu’ils ne concernent que la période 2006, année de création desdits sites, à aujourd’hui.

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Deux sites et des milliard de vues

C’est PornWatchers, un moteur de recherche spécialisé dans la discipline qui a mené sa petite étude et livre ses résultats. Les deux sites analysés sont selon PornWatchers les leaders du secteur : YouPorn.com[1] et xHamster.com, deux sortes de YouTube du pr0n. Et là je peux vous dire que ça décoiffe, et que la santé insolente des sites en question aurait de quoi faire grimper illico au septième ciel n’importe-quel entrepreneur ou financier, même le plus puritain.

Jugez plutôt :

  • les deux sites contiennent un total de 735.000 vidéos
  • chaque mois 22.000 vidéos supplémentaires sont publiées sur l’ensemble des deux sites, dont probablement une bonne partie par des amateurs, ce qui fait si je compte bien 733 nouvelles vidéos par jour. Le crowdsourcing à ce niveau, c’est de l’art, de la haute voltige, quelle santé !
  • cela permettrait à un internaute de s’enquiller 16 années de vidéos porno à la suite  sans jamais revoir deux fois la même. Il va falloir s’y mettre rapidement avant d’être trop vieux pour tout voir.
  • le temps moyen de visionnage est de 11 minutes
  • depuis leur lancement en 2006 les deux sites ont cumulé 93 milliards de vues
  • depuis l’émergence des deux sites, les internautes ont consommé l’équivalent de 1,2 millions d’années de porno, ce qui fait méditer sur la valeur du temps qui passe, hum

Bref, vous l’avez compris, là aussi le contenu est roi. Et le pire (ou le mieux, selon) dans tout cela est que ces performances sont réalisées la plupart du temps sans une grande aide des moteurs de recherche, puisque ces derniers ont tendance à censurer autant qu’ils le peuvent le porn dans leur index et leurs résultats de recherche. On sait cependant que ce n’est pas toujours très efficace, et que les éditeurs de sites de sexe ont aussi des armées de cadors en SEO[2] qui font certainement le job. D’ailleurs il suffit de taper « porn » pour comprendre que le ménage dans ce domaine est une notion toute relative.

Reste à inventer le Facebook du sexe. Mais vous allez certainement me dire que ça existe déjà.

[1] le boss de YouPorn vient de se faire arrêter en Allemagne pour fraude fiscale. Vu ce qu’il doit gagner c’est ballot quand même.

[2] d’ailleurs, même les SEO s’y mettent, exemple Discodog, avec son programme d’affiliation icon smile Sur le web le porno montre toute sa vigueur

(sources)

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Fondateur et rédacteur en chef de Presse-citron, Éric est blogueur, éditeur de contenus numériques. Par ailleurs il conseille et accompagne occasionnellement quelques entreprises dans leur développement sur internet.