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2 avril, date cruciale pour les trottinettes électriques à Paris

La ville de Paris va organiser un référendum le 2 avril prochain pour savoir s’il faut continuer ou non d’utiliser les trottinettes électriques en libre-service dans la capitale française.

« Continue-t-on ou pas avec les trottinettes en libre-service? ». C’est la question à laquelle devront répondre les Parisiens dans un référendum local organisé le 2 avril prochain. Ce week-end, à l’occasion d’une rencontre avec des lecteurs du Parisien, la maire de Paris, Anne Hidalgo, a expliqué qu’elle penchait pour le « non ».

Les trottinettes en libre-service sur la sellette à Paris

Elle précise ainsi : « Que les Parisiens aient leur propre trottinette, pas de souci. Mais on a un vrai problème avec le free floating. Ce n’est pas écolo. Les salariés de ces sociétés ne sont pas correctement protégés. » La socialiste annonce toutefois qu’elle respectera scrupuleusement le choix des votants.

L’enjeu est de taille pour la capitale française où l’on dénombre 15 000 trottinettes électriques en libre-service, appartenant aux sociétés Dott, Lime et Tier. Ces dernières, dont le contrat se termine fin mars, avaient pourtant formulé des propositions pour la suite, mais cela n’a pas convaincu la municipalité. Elles suggéraient par exemple la mise en place d’une plaque d’immatriculation afin de simplifier la verbalisation des utilisateurs roulant à deux, ou qui grillent les feux rouges.

Nul doute que ce le choix des électeurs sera suivi de très près par les entreprises concernées. La capitale française, toujours très prisée par les touristes, représente en effet un enjeu symbolique majeure pour ces dernières. Et la décision parisienne pourrait d’ailleurs donner inciter d’autres grandes villes de faire de même.

Un code de la rue lancé en juin

À noter qu’Anne Hidalgo souhaite également mettre en place un Code de la rue en juin prochain. De quoi s’agit-il ? Concrètement, l’idée est d’améliorer la cohabitation entre les différents usagers de la route. On assiste en effet à une grande mutation dans Paris, et la voiture n’est plus aussi centrale que par le passé. C’est donc pour mieux articuler la coexistence entre ces nouveaux modes de déplacement (scooter, trottinette, vélos, piétons…) et les voitures, que la municipalité souhaite agir.

La maire de Paris explique ainsi : « Il manque un Code de la rue, pour dire comment on se comporte, et comment la police municipale sanctionne ceux qui ne respectent pas les règles. Une assemblée citoyenne travaille déjà dessus. J’organiserai une première grande réunion dès février. Ce Code de la rue sera présenté en juin. Il faut une prise de conscience chez tout le monde, les cyclistes, les scootéristes comme les automobilistes. »

Il sera intéressant de voir ce qui débouchera de ces discussions. D’ailleurs, une fois encore, d’autres agglomérations confrontées à cette problématique pourraient par la suite s’en inspirer.

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2 commentaires
2 commentaires
  1. le code de la rue existe déjà et s’appelle le code de la route, ça concerne aussi les edpm depuis 2019 et les cyclomobiles depuis 2022, mais quand on prend des liberté avec au niveau aménagement, il n’est pas étonnant que l’on ignore ce qui existe…

    Surtout quand la communication officielle donne une vue biaisée de la chose (en insistant sur les piétons alors que ce sont eux qui doivent être protégés…)

    Il suffit donc d’interdire les edpm sur les trottoirs si la ville l’a autorisé (car c’est sa seule compétence en la matière) et de verbaliser tout ce qui doit être verbalisé (avec les cyclistes par la même occasion) puisque la municipalité à laissé s’installer un sentiment d’impunité (alors qu’elle ne laisse rien passer aux autres usagers motorisés)…

    Pour info, un peu plus de 20000 PV ont été dressés en France contre les EDMP et près de 500 pour les cyclomobiles depuis leur entrée dans le code…

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