2009 sera une année formidable

Photo « Perfect Day » par The Renaissance Le rituel des vœux de nouvelle année c’est bien mais c’est un peu cucul la praline parfois, surtout quand on les adresse en masse par sms (ou qu’on les reçoit idem de la part d’expéditeurs dont on ignore l’identité, mais que nous remercions quand même pour leur bienveillance). Pourtant


Photo « Perfect Day » par The Renaissance

Le rituel des vœux de nouvelle année c’est bien mais c’est un peu cucul la praline parfois, surtout quand on les adresse en masse par sms (ou qu’on les reçoit idem de la part d’expéditeurs dont on ignore l’identité, mais que nous remercions quand même pour leur bienveillance).

Pourtant cette fois je crois que nous avons tous plein de bonnes raisons de nous souhaiter une bonne année 2009, et nous n’allons pas nous en priver.

La crise qui a mis K.O debout l’économie mondiale, et dont certains ont déjà payé cash les conséquences, ne doit cependant pas nous abattre, car elle peut représenter aussi une formidable opportunité de réfléchir un peu à notre mode de vie, mais surtout nous inciter à relever les manches pour imaginer les meilleurs moyens de faire face et d’en sortir rapidement, individuellement ou collectivement.

Le monde va vite, très vite, et l’économie aussi. Beaucoup plus vite que lors des dernières grandes crises, y compris la précédente période de récession pas si lointaine, de 1993. Sans être experts en prévisions (saluons au passage les économistes, dont la clairvoyance est à peu près équivalente à celle d’Elizabeth Tessier…), gageons que les crises aussi passent au rythme de l’économie moderne : très rapidement. Il va falloir se serrer les coudes et faire le dos rond pendant quelques mois, tout au plus une bonne paire d’années.

Mais, même au cours de cette période qui s’annonce difficile, la vie continue, et nous pouvons espérer que les métiers du web soient un peu moins touchés par le marasme que le reste de l’économie, car ces derniers sont aujourd’hui animés par des fondamentaux qui agissent comme de véritables contre-feux : l’énergie, la créativité, l’innovation et la demande croissante du grand public.

De Google à Microsoft en passant par la plus petite des start-ups, le terrain est fertile pour voir éclore de nombreux projets qui feront avancer le web, et donc contribueront de facto au développement économique dans les prochaines années. Car le web, en se ramifiant de plus en plus concrètement dans les usages du quotidien, vient inévitablement irriguer l’économie, et non plus seulement s’en nourrir.

Nous sommes nombreux à avoir fait un constat marquant lors du dernier Web08 : l’écrasante majorité des start-ups présentes proposaient des projets de services dont la caractéristique principale était d’avoir un modèle économique et une promesse de rentabilité à court terme. Fini les concepts fumeux où la forme l’emportait sur le fond, place au concret, back to business.

D’autres raisons de se réjouir et de faire un pied de nez à la sinistrose ambiante, savamment entretenue par les médias, dont le catastrophisme est devenu le fond de commerce : l’effet longue traîne, qui fait que chacun peut aujourd’hui à moindre frais tenter de monter son business sur internet, sur sa niche ou son créneau, et espérer en tirer des revenus décents à moyen terme. Vous avez une idée, une conviction, une passion ? Faites-en un business, bossez, imaginez, créez, rêvez, glandez, échangez, réseautez, développez, persévérez mais bordel allez-y et faites-vous plaisir ! Quand on n’a pas grand chose d’autre que des idées et un peu de gniaque, arriver à gagner déjà quelques centaines d’euros, puis pourquoi pas l’équivalent d’un smic et enfin, si la réussite est là, plusieurs milliers de brouzoufs chaque mois avec sa petite web-entreprise (qui ne connaît pas la crise), c’est merveilleux. Mieux : c’est un rêve qui se réalise. Ce qui rend la chose peut-être un peu plus merveilleuse que dans les autres secteurs de l’économie. Je connais et rencontre beaucoup de jeunes gens qui rêvent de monter LEUR business sur le web, d’autres qui vont le faire, mais la plupart ont une motivation qui leur fera soulever des montagnes : celle de vivre simplement de leur travail, de leur passion, sans autre motivation que d’en tirer des revenus équivalents à ce qu’ils gagneraient en étant salariés (voire même moins), sans rêves de fortune, avec une qualité de vie que probablement seules l’indépendance et la satisfaction d’avoir monté sa boîte peuvent apporter. N’est-ce pas là le vrai luxe ?

L »avantage du web c’est que non seulement vous pouvez bosser où et quand vous voulez, mais surtout que la plupart de ceux qui bossent dans ce secteur sont des passionnés qui ne comptent pas leurs heures.

D’autre part, le statut d’auto-entrepreneur est maintenant enfin une réalité, et il devrait aider les plus hésitants à franchir le pas : si vous avez un projet, précipitez-vous sur le site afin d’avoir toutes les explications nécessaires.

La crise ? Quelle crise ? Je fais partie d’une génération qui a toujours vécu dans la crise : depuis 1973 j’ai l’impression de ne jamais en être sorti. Si l’on se livrait à une étude sur le vocabulaire employé par les médias depuis 35 ans, il est fort à parier que ce soient les mots chômage et crise qui arrivent en tête, et de loin, dans le classement des termes les plus employés. C’est navrant mais il faut faire avec.

Cela n’a pas empêché, et heureusement, la société d’évoluer, de bâtir, de créer des emplois, d’imaginer et même d’inventer des usages et des technologies qui n’auraient peut-être pas existé sans ces périodes de récession : vous voyez qu’il reste un espoir, même si nous n’oublions pas que le monde ne va pas très bien.

Pour toutes ces raisons, et aussi parce-que les jours rallongent depuis déjà presque 2 semaines, je dis merde à la crise et

JE VOUS SOUHAITE UNE BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2009


56 commentaires

  1. Tout ça est bien dit et je me reconnais grandement dans tes paroles puisque je lance mon site dans quelques semaines !!! Un rêve de plusieurs années maintenant … je suis complètement excité et impatient de le voir en ligne !!!
    Le plus dur est de passer le cap … et comme tu dis si bien, je demande juste à gagner autant que mon boulot actuel pour commencer une nouvelle vie !!!
    Bref, BONNE ANNÉE 2009 @ tous !!!

  2. J’ai pas l’habitude de laisser de tel commentaire mais: très bel article!
    En train de monter un projet ebusinness alors qu’encore étudiant, je me retrouve tout à fait dans la description faite ici. Quel doit être le plaisir de gagner quelques copèques entièrement par soi-même, par sa passion!

    et au passage, Bonne année aussi!

  3. Entièrement d’accord…Je fais partie de ces passionnés qui passeront peut etre un jour à l’acte…Et le web est un outil en perpétuelle évolution, un monde excitant qui défie la crise, même si le pragmatisme de tout dirigeant d’entreprise doit rester de mise.

  4. Waaaw alors la, merci ! Ca me met la gniaque, je suis justement un jeune salarié licencié passionné par le web, et je suis en train de bosser sur ma future web-boutique^^

    Et comme je sait que le décret pour l’auto-entrepreneur devait passer le 01 janvier, mais que plus personne n’en parlait, j’allais me rendre sur ce site. Et juste avant, j’ai ouvert Thunderbird pour y lire mes RSS, et je tombe sur ce billet^^

    Alors encore merci, Eric, pour ce billet qui tombe à pic! J’espère mener à bien mon projet, et j’espère que mon année 2009 sera bonne^^

  5. @Xavier et Vince,
    J’ai corrigé l’url du site Auoentrepreneur, merci (ma connexion était tellement merdique ce matin que j’ai pris le premier lien que j’ai trouvé quand j’ai enfin réussi à accéder à Google)

  6. Un très bon billet, optimiste… j’aimerais l’être aussi. Parce que la crise qui se profile à l’horizon ira bien plus loin que les précédentes (29 comprise). J’ai de nombreux contacts sans le secteur financier, et ils m’ont avoué que ça sera horrible.

    Combinez cette crise économique à la crise écologique, rajoutez-y les crises sociales qui y sont inhérentes et vous obtenez un cocktail peu réjouissant.

    Toutefois, il existe en effet des motifs de réjouissance : l’avènement d’Internet, qui va à jamais transformer le monde, les innovations scientifiques, etc.

    Mais globalement, méfiez-vous de 2009 : ces quatre chiffres pourraient s’avérer sinistres.

    Ce qui est peut-être une raison pour lancer son business ou changer de vie, comme le dit Eric. Et n’oubliez jamais que c’est au bord du gouffre qu’on se donne enfin les moyens de progresser.

    Peut-être que l’effondrement du système, même s’il soit se faire dans la douleur, n’apportera que du positif par la suite.

  7. Bonne année 2009 M. Dupin :).

    Lecteur assidu du blog via flux RSS, je ne prend pas assez la peine de réagir sur le site.

    Comme 9 fois sur 10, je suis tout à fait d’accord avec le fond et l’état d’esprit de cet article.

    En espérant que cette année vous apporte les réussites que vous attendez !

  8. Bravo Eric,
    ce papier est digne d’un pro ! on ne se connait pas et pourtant si proche..
    Notre génération a toujours connu le chomage, la crise, et perso les petits salaires, alors une année peut être plus grave de plus !!! il y a tellement de gens qui vivent déjà depuis des années dans la précarité, la débrouille et la survie chronique d’une guerre économique annoncée..la différence ! aujourd’hui on en parle à visage découvert et les medias en font leur fond de commerce..
    Je suis optimiste de nature, rien ne devrait venir ébranler cet optimisme encore cette année.
    Mais gens fortunés, si vous passez par là, investissez encore et encore, arretons d’épargner pour l’ailleurs !
    2009 sera je suis sûre l’année des créateurs et des investisseurs
    Souhaitant à tous le meilleur,
    bonne année à tous..

  9. Désolé Eric, je suis dans l’obligation de te dire que ton billet va faire l’objet d’une lecture approfondie à Tahiti…et donc certains chapitres seront sûrement repris par nos politiques. En effet, ton homélie est complètement adaptée à notre environnement en plein développement du haut débit…et plus percutante que tous les rapports Besson du monde.

  10. Désolé Eric, je suis dans l’obligation de te dire que ton billet va faire l’objet d’une lecture approfondie à Tahiti…et donc certains chapitres seront sûrement repris par nos politiques. En effet, ton homélie est complètement adaptée à notre environnement en plein développement du haut débit…et plus percutante que tous les rapports Besson du monde.

  11. Merci pour ce billet dont je partage tout à fait le fond et, en particulier, l’analyse sur le sens du mot « crise ». Né moi même en 1973, ce mot est devenu synonyme d’une sorte d’état permanent plus ou moins stationnaire. Un trop plein de crise finirait-il par provoquer une crise de la crise ?

  12. Belle et savoureuse année à tous ! 2009 sera une putain de tuerie qui déchirera grave sa race ! On me dit plutôt entrepreneuse, je sens que je vais plutôt devenir auto-entrepreneuse ! Merci pour ton billet Eric : il tranche avec le pessimisme voire le défaitisme ambiant.
    Bougeons nos culs, que diable !

  13. @Alex: moi aussi j’ai de nombreux contacts dans le milieux financier, ils me disent tous qu’ils se sont bien goinfrés et qu’ils nous remercient pour les milliards.
    Sont sympas ces banquiers.
    Sinon pour le chomage et la misère, pas de lézard, ça roule.

  14. Oui Eric, la crise quelle crise ? Nous la vivons au quotidien depuis 35 ans, les plus jeunes ne se rendent pas compte qu’ils vivent moins bien que leurs parents ( http://e-boo.fr/post/2008/10/22/Crise-20 )

    Plutôt qu’une crise ne vivons nous pas une décadence (les Romains ou les Athéniens se sont ils rendus compte de leur déclin)

    Concernant l’auto-entrepreneur,je suis beaucoup plus réservé : cela me fait penser à ces métiers d’antan ou sous prétexte de libre entreprise le donneur d’ordre imposait des prix de vente inférieur au prix de revient en usine ( http://www.mayjonade.fr/les_fileuses.htm )

    De nos jours, les grosses boites font miroiter des carrières en tant que consultant, coach ou formateur aux cadres seniors qu’elles vont licencier. Certains vont effectivement réussir mais la grande majorité va galerer pendant 10 ans à toucher un smic aléatoire jusqu’à l’age de la retraite.

    L’entreprise et le capitalisme original c’est a peu prés l’inverse : on réunit seul ou avec ses copains et sa famille suffisamment d’argent pour affréter un bateau et au retour (si le bateau n’a pas coulé), on est en position de force par rapport au acheteur pour rentabiliser l’aventure.

    Bonne année à tous quand même.

    Avec mon choix cornélien de cette nouvelle année : réactiver mon blog ou lancer une micro entreprise a temps partiel en plus de mon job.

  15. Bref, si j’ai bien compris :

    Quand le bateau coule, il y a peut être des chances pour ceux qui savent nager … (les auto-entrepreneurs)

    Pour les autres, la soupe populaire , ou peut être la chair à canon ?

    Non, pour moi , 2007 = 2008 , tout dépend d’ou on se trouve , et de quelle génération on est (jeune , vieux, fonctionnaire, retraité, actionnaire, cultivé ou pas ) ….

    Bref tout est relatif, quelque soit l’année …

    Ceci dit :

    Bonne Année , Bonne santé et Prospérité , et OPTIMISME à tous ! (la Dépression, c’est surtout une maladie Psychologique)

  16. Pingback: Les bonnes pratiques à adopter avec ses logiciels en 2009

  17. Bravo! Voilà qui est bien parlé. On en a marre, en effet, de ces médias qui éprouvent une jubilation presque sadique à nous annoncer les pires maux pour les temps à venir. Ce n’est pas la première crise que nous traversons, ni la dernière. L’avenir est devant nous et il s’annonce brillant pour qui saura développer des idées créatives. On n’a pas de pétrole, mais on a des idées 😉 Ce slogan n’a jamais été autant d’actualité. Merci pour ce billet qui remet les choses en place.

    Bonne année à toutes et à tous !

  18. Bonne année a toi aussi. Le statut d’auto entrepreneur sera sympa le jour ou ils taxeront le bénéfice, pas le CA, sinon çà empêche d’investir pour se développer. Mais bon oui en regle general, Internet semble etre un bon moyen de faire face a la crise car l’augmentation du traffic vient enrayer la baisse des investissements publicitaires par tete de pipe 🙂

  19. Quelqu’un s’est inscrit en ligne sur le site de l’auto entrepreneur?
    Pour une activité internet de services gratuits dont les revenus viennent de la publicité, que faut t’il cocher?
    Activités commerciales ou activités artisanales ou autres activités. J’aurai penché pour autres activités mais cela semble correspondre à « Profession assimilée libérale rattachée au RSI pour le régime vieillesse (cartomancien, tarologue, médium, magnétiseur, etc.) »
    Quelqu’un peut m’aider? 😛

  20. Même date 1973 ! Même Claques à répétition, la crise ! quelle crise ? puisque le système capitaliste dont votre pratique n’est qu’un avatar, le dernier ? Vit grâce à l’éternelle adolescence de ses thuriféraires. Faites de l’oseille, éclatez vous ! Le monde réel n’existe pas mais bonne année quand même!

  21. Hum, la crise, si crise il y a…Comme après chaque période de récession, ‘l’après’ crise permettra aux gens ayant un esprit d’entrepreneur d’en profiter et de développer des marchés jusqu’alors inexplorés! Faut trouver des solutions à la pollution, au manque de recyclage (du moins au Canada), des idées avec quoi et comment faire avec nos articles recyclés. Bref, tout ce qui touche à l’écologie va être de plus en plus en demande… Cerveaux actifs et imaginatifs, vous serez mis à l’honneur, ont a besoin de vous! 🙂

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