5 ans de prison pour 500 millions de comptes Yahoo piratés

5 ans de prison pour 500 millions de comptes Yahoo piratés, c’est la peine que devra purger le hacker qui est en partie responsable du piratage massif de Yahoo. Même si la Russie nie toujours les faits, l’homme aurait collaboré avec des agents des services secrets du FSB (ex-KGB).

Yahoo!

Un piratage massif en 2014

Mardi 29 mai, la justice américaine a condamné à 5 ans de prison un homme qui avait participé au piratage massif de Yahoo en 2014. Plus de 500 millions de comptes avaient été exposés à l’issue de l’attaque informatique. D’origine canadienne et âgé de 23 ans, il devra aussi s’acquitter d’une amende de 250.000 dollars.

Le procureur fédéral en Californie du Nord, Alex Tse, a commenté la sanction dans un communiqué en expliquant que cela  » reflète la gravité de ce piratage. Les hackers tels que Baratov exercent leurs activités sans tenir compte des objectifs criminels des personnes qui les paient. Ces hackers ne sont pas des acteurs mineurs, ils sont un outil essentiel exploité par des criminels pour obtenir et utiliser illégalement des données personnelles. En le condamnant à cinq ans de prison, la Cour envoie un message fort aux pirates : la participation à des cyberattaques fomentées par des États-nations a de graves conséquences « .

Une action liée à la Russie ?

Cependant, le véritable élément dans cette affaire, c’est la connexion de cet homme avec les services secrets russes. Deux officiers du FSB (ex-KGB) auraient coordonné les attaques sur Yahoo entre 2014 et 2016.

Bien sûr, la Russie nie ces attaques comme le souligne Numerama. « Nous avons dit à plusieurs reprises qu’il ne pouvait y avoir aucune discussion sur une implication officielle de n’importe quel bureau russe, y compris le FSB, dans des cyber-activités illégales ». Ces déclarations remontent à mars 2017. Quelques mois plus tard, l’homme était extradé vers les États-Unis.

Le pirate avait utilisé du hameçonnage ciblé à travers des techniques d’ingénierie  sociale pour piéger ses victimes. Seule une partie de son travail était liée au FSB. Il aurait au moins piraté 11.000 autres comptes (pour ceux qu’il a reconnu) entre 2010 et 2017.  « En le condamnant à cinq ans de prison, le tribunal a envoyé un message clair aux pirates informatiques : la participation à des cyberattaques parrainées par des États nations aura des conséquences importantes » termine Alex Tse. Trois autres personnes sont toujours recherchées par les autorités américaines. Elles se trouveraient actuellement en Russie.


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