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5 infos à savoir sur la première éolienne offshore française

À 180 mètres de haut, elle est la première d’une série de 80 mâts prévus cette année.

Dix ans après sa signature, la première éolienne en pleine mer s’est érigée mardi au large de Saint Nazaire. L’installation offshore est la première d’une longue série, alors que 79 autres éoliennes sont prévues sur place d’ici à la fin de l’année. Elles seront montées quatre par quatre par un navire luxembourgeois baptisé “Vole au vent” prévu à cet effet. Leur emplacement est entre 12 et 20 kilomètres au large de la presqu’île de Guérande.

1/ Cinq jours par éolienne

Malgré la lenteur de la concrétisation du projet pour augmenter les dispositifs de production d’énergie renouvelable, EDF et le directeur des énergies marines renouvelables France Cédric Le Bousse se réjouissent de l’arrivée de ce premier mât et espère bien voir l’ensemble du parc installé avant la fin de l’année. Par série de quatre, les éoliennes seront installées en 24 heures pour un voyage total de 5 jours entre le port de Saint-Nazaire, le parc offshore et le retour sur la côte.

2/ 700 000 habitants

Sous l’eau, les fondations prévues pour 60 éoliennes sont déjà installées et un responsable du chantier précisait que l’ensemble avait déjà été équipé de 22 câbles interréseau. Selon les responsables EDF, le parc au large de Saint-Nazaire permettra d’alimenter en électricité l’équivalent de 700 000 habitants. Dans une note publiée par AFP, ils disaient que cela représentait la moitié de la consommation de la Loire-Atlantique.

3/ Deux à trois fois plus puissante

Les éoliennes, avec une puissance de 6 mégawatts, ont un avantage considérable sur les installations sur terre avec une puissance de deux à trois fois supérieure. Postées à 180 mètres de haut sur leur fondation monopieu, elles sont situées dans une zone où les vents ne manquent pas. En tout, le parc éolien au complet devrait satisfaire une puissance de 480 mégawatts.

4/ Consortium

EDF n’est pas le seul acteur à travailler sur le chantier. Le parc éolien offshore de Saint-Nazaire appartient à l’EMF (Eolien Maritime France), l’une de ses filiales, mais l’investissent de la société provenait à la fois d’EDF Renouvelables et de la société canadienne Enbridge avec l’Office d’investissement du régime de pensions du Canada. En tout, le chantier de Saint-Nazaire est estimé à hauteur de 285 millions d’euros d’investissement.

5/ Six autres parcs en France

D’ici 2028, Saint-Nazaire sera rejoint par d’autres parcs éoliens offshore. Les mers françaises accueilleront six autres chantiers. Le premier à ouvrir sera Fécamp (Seine-Maritime) prévu pour une exploitation courant 2023, avant ceux de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) et de Courseulles-sur-Mer (Calvados).

Pour y arriver, les négociations sont nombreuses avec les pêcheurs et les associations environnementales pas toujours d’accord avec ces projets d’installation. L’objectif, pour le responsable du projet chez EDF Renouvelable, est d’arriver à “produire 35 à 40% de plus d’électricité décarbonée par rapport à ce qu’on produit actuellement”, disait Cédric Le Bousse.

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