Connaissez-vous l’arnaque au faux courtier immobilier ? Si tel n’est pas le cas, vous devriez prêter attention à ce qui va suivre, car cette escroquerie est en forte hausse d’après l’UFC-Que Choisir. Elle n’a pourtant rien de nouveau, mais son regain de popularité s’appuie sur le fait que l’obtention des prêts immobiliers est de plus en plus complexe. Voici tout ce que vous devez savoir à ce sujet et les meilleurs moyens d’y remédier.
De quoi s’agit-il ?
Concrètement, les acteurs malveillants déploient de faux sites web qui promettent aux internautes des prêts immobiliers. Tous ceux qui aspirent à la propriété sont alors sommés de fournir de très nombreuses données personnelles avant d’être rappelé par un coursier.
C’est justement ce qui est arrivé à une adhérente de l’association de protection des consommateurs qui témoigne. Un malfaiteur l’a contacté en usurpant l’identité d’un courtier qui avait pignon sur rue.
Cité par Que Choisir, le vrai professionnel commente : « Ces escrocs ont un aplomb diabolique. Ils sont très forts et affichent un niveau d’expertise égal au nôtre. Ils couvrent toute la France et ciblent une population non initiée aux pratiques du courtage. La volumétrie de cette arnaque est colossale ».
De fait, l’ensemble de son organisme a subi cette usurpation. Par la suite, l’escroc entretient une véritable relation de confiance avec la cible qui n’y voit que du feu. Il finit par informer le client que son dossier a été approuvé.
C’est alors que le piège se referme. En effet, le faux courtier va demander le versement d’un apport. La victime citée par l’UFC a ainsi déposé la somme de 73 400 euros ! Sa banque (Boursorama) l’a alors alerté de cette fraude.
Comment éviter le pire ?
Elle a demandé à la banque de la rembourser sans obtenir gain de cause. L’établissement indique en effet que les transactions ont été « authentifiées, enregistrées et comptabilisées » par le client. De fait, la loi ne l’oblige pas à rembourser la victime même en cas de manipulation.
On l’aura compris, la vigilance est plus que jamais de mise face à ces risques concrets. Comme le rappelle à juste titre 01Net, il est donc conseillé de vérifier que votre interlocuteur est bien celui qu’il prétend être en constatant s’il est ou non inscrit à l’Orias, qui est le registre officiel des courtiers, ou au registre u commerce et des sociétés. De même, sachez qu’aucun courtier n’est gratuit et que leurs tarifs se situent généralement entre 1500 et 10 000 euros.
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