Il compte aujourd’hui parmi les figures les plus proéminentes de la tech mondiale. Son entreprise a récemment atteint une capitalisation boursière de 5 000 milliards de dollars grâce à une technologie se trouvant aujourd’hui au cœur de l’écosystème de l’intelligence artificielle (IA) générative.
Pourtant, les débuts de Jensen Huang, emblématique PDG de NVIDIA, n’ont pas vraiment été faciles. Découvrez 8 faits méconnus sur celui qui a réussi à transformer un acteur de référence dans le gaming en véritable mastodonte mondial.
Un établissement disciplinaire dès son plus jeune âge
Né à Tainan à Taïwan en 1963, Huang passe son enfance à naviguer entre Taïwan, la Thaïlande et les États-Unis, avant d’être envoyé à seulement neuf ans dans un internat rural du Kentucky : le Oneida Baptist Institute. Alors que ses parents pensent l’inscrire dans une école prestigieuse, il s’agit en réalité d’un établissement disciplinaire où le jeune garçon nettoie les toilettes et subit moqueries et intimidations.
Adolescent, il enchaîne les petits boulots, notamment plongeur dans un Denny’s, enseigne emblématique de restaurants outre-Atlantique, pour financer sa scolarité. De quoi forger sa résilience à toute épreuve.
Le cousin de la PDG d’AMD
C’est un fait peu connu, mais assez rare pour être noté. Jensen Huang et Lisa Su, rivaux à la tête de NVIDIA et d’AMD, partagent un lien familial. La mère de Huang est en fait la plus jeune sœur du grand-père de Su, faisant d’eux des cousins éloignés, Huang étant même considéré comme un second oncle dans la tradition taïwanaise.
Longtemps tenue sous silence, cette parenté a été confirmée par NVIDIA. Elle nourrit aujourd’hui toutes sortes de rumeurs, même si les deux dirigeants ne se sont réellement croisés qu’au fil de leur carrière.

Une veste en cuir emblématique
La veste en cuir noir de Jensen Huang est devenue bien plus qu’un accessoire : c’est devenu son signe distinctif, l’équivalent du col roulé de Steve Jobs. Avant 2011, on le voyait surtout en chemises ou polos lors des premiers événements de l’entreprise. Mais à mesure que NVIDIA s’est imposée dans le gaming puis dans l’IA, le look de son patron a évolué.
Dans un secteur peuplé de PDG en costume, Huang se démarque volontairement. Et le phénomène est même culturel, médias et fans surnommant ce style le « trillion-dollar look » (le look à 1 000 milliards).
Il a cofondé NVIDIA en buvant un café au petit-déjeuner
C’est dans la banquette d’un Denny’s, à San Jose en Californie, que NVIDIA est née. En 1993, Jensen Huang, alors ingénieur chez AMD, retrouve Chris Malachowsky et Curtis Priem, deux anciens de Sun Microsystems avec qui il a travaillé. Autour de cafés à volonté et de pancakes, ils imaginent une puce graphique pensée pour le jeu vidéo sur PC. C’est la genèse de NVIDIA.

Il a sauvé NVIDIA de la faillite
Deux ans plus tard, l’entreprise frôle la catastrophe. Son premier produit, la puce NV1, pensée pour séduire Sega et les PC, se retrouve vite dépassée. À tel point que NVIDIA se retrouve au bord de la faillite. Au pied du mur, Huang taille dans les effectifs et refuse malgré tout d’abandonner.
Le PDG laisse de côté sa technologie maison et relance l’équipe autour d’une puce revue de fond en comble et taillée pour le PC, intégrant l’accélération 3D : la RIVA 128. NVIDIA est sauvée grâce à la résilience de son patron.
Le virage de l’IA, c’est lui
Dans les années 2000, alors que NVIDIA n’est encore qu’un champion du jeu vidéo, Jensen Huang voit déjà grand. D’autant plus lorsque l’architecture CUDA voit le jour en 2006 : les GPU de l’entreprise peuvent servir d’unités de calcul parallèle puissantes pour des tâches scientifiques, puis pour l’IA.
Il a constamment insisté sur le fait que l’IA était la prochaine révolution industrielle et a orienté l’ensemble de l’entreprise dans cette direction, en investissant massivement dans l’écosystème logiciel mais aussi la recherche. Si pendant des années, ce virage a semblé vain, il a fini par porter ses fruits à la fin des années 2010.

La loi de Huang
Cette vision a fini par prendre un nom : la « loi de Huang ». Selon celle-ci, les GPU de NVIDIA, gagnent en puissance à une vitesse impressionnante : leurs performances pour l’IA auraient été multipliées par 25 en cinq ans.
Ce bond magistral par rapport à la loi de Moore qui régit les CPU résulte d’améliorations constantes de l’architecture des puces, du logiciel CUDA et des outils conçus pour les chercheurs.
Ses enfants sont aussi des dirigeants chez NVIDIA
Chez les Huang, l’IA est devenue une affaire de famille. Ses deux enfants ont eux aussi rejoint l’entreprise. Son fils, Spencer, occupe aujourd’hui le poste de Product Line Manager dans la division robotique, un pilier de la stratégie de l’IA physique chère à son père.
Sa sœur, Madison, dirige désormais le marketing produit d’Omniverse, la plateforme de mondes numériques de la firme. Ils évoluaient auparavant dans le monde de la restauration. Comme quoi…
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