Depuis Galilée en 1609, les lunettes astronomiques et autres télescopes se multiplient sur Terre. Ces appareils ont tous eu le même but : observer le ciel. Mieux comprendre l’Univers est un rêve pieux de l’Homme qui se pose des dizaines de questions à chaque découverte.
Pour répondre à cette soif insatiable de connaissances, les progrès technologiques ne se sont pas arrêtés depuis 500 ans. Les lunettes ont été remplacées par d’immenses télescopes, captant des ondes et autres rayonnements. Les miroirs n’existent plus et à leur place on retrouve des lasers comme dans les centres d’observation Virgo et Ligo.
Un télescope surpuissant

Parmi la quantité de données qui nous arrivent tous les jours, les rayons gamma sont sans doute les plus mystérieux. Elles sont produites par des objets très énergétiques comme des trous noirs, les étoiles à neutrons et les supernovae.
Mieux comprendre l’origine de ces rayonnements est donc une priorité scientifique majeure. Pour les étudier au mieux, l’Europe vient de valider dans le courant du mois de février la conception du CTAO, un nouveau télescope basé au Chili, dans le désert de l’Atacama. Cet appareil d’un nouveau genre sera le « plus puissant au monde » pour l’étude des rayons gamma.
Pour Dave Kieda, astronome à l’Université de l’Utah et porte-parole de l’observatoire CTAO, la conception d’un tel observatoire est un bond en avant scientifique. Les rayons gamma sont des phénomènes mystérieux. Ces dernières années ils ont été découverts par dizaines, « sans que leur origine ne soit connue. »
Une étude complexe
Si nous savons si peu de choses sur les rayons gamma, c’est parce qu’ils sont très difficiles à observer depuis la Terre. Ces rayons n’entrent en effet jamais dans notre atmosphère, ils « rebondissent » plutôt sur cette dernière, produisant des particules très vives.
Elles émettent alors un « flash lumineux, semblable à un avion qui brise le mur du son » selon un communiqué de presse du CTAO. Ce sont ces phénomènes que les télescopes de l’observatoire vont essayer de photographier. En capturant ces flashs et en devinant leur direction, les scientifiques pourraient alors remonter le fil de leur histoire, jusqu’à leur source d’origine.
Un observatoire mondial
Si le plus grand télescope du programme CTAO est basé au Chili, dans l’une des régions les plus sombres du monde, ils ne seront pas une exclusivité de la région. En effet, le projet CTAO ambitionne de construire des appareils de mesure un peu partout dans le monde.
En tout, 64 télescopes devraient voir le jour, dont 13 rien que dans l’hémisphère nord. Les premiers sortiront de terre en 2026. L’observatoire devrait être complet à l’horizon 2030, grâce au soutien financier de l’Europe. Le projet est également accompagné par le Japon, les États-Unis, le Brésil et l’Australie, en tant que membres tiers.
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