A son tour, LinkedIn demande la transparence au gouvernement US

LinkedIn fait appel à la justice américaine pour demander le droit de publier des chiffres relatifs aux demandes de données d’utilisateurs liés à la sécurité nationale américaine.

Dans un communiqué de presse, le réseau social professionnel LinkedIn s’est adressé à ses utilisateurs en leur expliquant sa politique de transparence par rapport aux traitements des demandes formulées par les Etats pour accéder à des données confidentielles de ses membres.

De ce fait, comme tous les six mois (et surtout après les révélations d’Edward Snowden qui ont bouleversé internet), LinkedIn a publié les nouvelles statistiques concernant ces demandes. Celles-ci incluent celles formulées par différents gouvernements du globe, sauf certaines émanants des Etats-Unis. En effet, le gouvernement US interdit au service web de publier des chiffres concernant les requêtes liées à la sécurité nationale. Après avoir tenté de négocier, LinkedIn a annoncé qu’il a déposé une requête auprès de la justice pour réclamer le droit d’offrir plus de transparence à ses utilisateurs.

Le « Transparency Report » partiel de LinkedIn

Ce rapport partiel publié par LinkedIn nous permet de réaliser que le réseau social professionnel est peut-être moins impacté par ces requêtes que ses compétiteurs. Rappelons que Facebook a dernièrement publié son rapport mettant en lumière des dizaines de milliers de demandes, concernant des dizaines de milliers de comptes Facebook. Et la France aurait demandé à « espionner » 1.598 comptes Facebook. Tout cela se serait déroulé lors des six premiers mois de 2013.

Chez LinkedIn, c’est nettement moins élevé. Au total, 83 demandes auraient été formulées à LinkedIn, lors de la même période (janvier à juin 2013). Et devinez quoi ? La France n’est pas concernée par le rapport. Pourtant, l’Hexagone compte actuellement plus de 6 millions de membres LinkedIn. La majorité des demandes proviendraient des Etats-Unis, suivi de loin par le Royaume-Uni. Le taux de traitement aurait été de 49 %. Bien évidemment, le rapport ne considère pas les demandes américaines liées à la sécurité nationale.

Rappelons que LinkedIn n’est pas le seul à faire face à ce problème. Nous pouvons citer Marissa Mayer, CEO de Yahoo, ou encore Ladar Levision,  le fondateur du service e-mail crypté Lavabit qui n’a pas été en mesure de révéler les circonstances exactes qui l’ont poussé à mettre la clé sous la porte.

Par rapport à ces chiffres, que pouvons-nous conclure ? LinkedIn est-il un réseau plus « sain » que Facebook ? Où tout s’explique-t-il par la différence du nombre d’utilisateurs de Facebook et LinkedIn ?

(Source)


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Un commentaire

  1. « Par rapport à ces chiffres, que pouvons-nous conclure ? LinkedIn est-il un réseau plus « sain » que Facebook ? Où tout s’explique-t-il par la différence du nombre d’utilisateurs de Facebook et LinkedIn ? »

    Réponse : les deux mon capitaine, d’une part il y a nettement moins de monde sur LinkedIn et d’autre part LinkedIn étant un réseau de « professionnels » le profil des utilisateurs est plus réduit.

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