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Amazon : les livreurs risquent leur vie en ce moment à cause de vos achats

Une enquête de Vice lève le voile sur la réalité des livreurs Amazon à l’approche des fêtes de fin d’année.

Nos confrères de Vice ont demandé à des livreurs Amazon quel est leur quotidien depuis le Black Friday en plein rush des achats de Noël. Et tout semble indiquer que cette année encore les livreurs ont dû mettre leur vie entre parenthèse et jouer avec leur sécurité – malgré diverses mesures mises en place par Amazon.

Ainsi, à cause de vos achats sur Amazon, les livreurs terminent en ce moment leur journée bien plus tard que d’habitude, souvent jusqu’à 22 heures, voire 23 heures certains jours pour un début des courses qui commence généralement autour de 13 heures. Un rythme à tenir coûte que coûte pendant plus d’un mois – où il est par ailleurs compliqué pour ces derniers de prendre des vacances. Vice rapporte ainsi que le nombre d’arrêts des livreurs explose en cette période.

Les livreurs Amazon doivent souvent livrer très tard le soir, jusqu’à 23 heures

Ce qui, dès la période pré-Black Friday, prolonge les shifts quotidiens entre trois et cinq heures. “Normalement avant le pic, on s’arrête à 18 heures ce qui nous permet de rentrer à la maison pour 19 heures”, confirme un livreur américain cité par Vice. Mais ces horaires allongées ne sont qu’une partie du problème. Pour tenir les cadences particulièrement soutenues, les livreurs sont en effet obligés de jouer avec leur sécurité.

Pour éviter que les employés Amazon se mettent en infraction pour réaliser leurs tâches plus vite, la firme a pourtant mis en place une application spécifique. Celle-ci empêche par exemple les livreurs de conduire sans leur ceinture de sécurité afin de passer moins de temps sur chaque course. Néanmoins, “certains livreurs font leur circuit entier avec leur ceinture attachée derrière leur dos [pour ne pas déclencher d’infraction dans l’application d’Amazon]”.

D’autres sautent leur repas et marquent les colis comme livrés en main propre quand bien même ils ne le sont pas, pour éviter de devoir aller jusqu’à la porte de chaque client. “Lorsque le nombre de colis est plus faible, il est plus facile de ne pas devoir contourner ces mesures de sécurité”, relève un employé. Et d’ajouter que travailler de nuit ajoute d’autres problèmes qui accroissent le risque d’accident. En particulier dans un pays comme les Etats-Unis.

“Lorsque le soir tombe, il est plus difficile de trouver les maisons car les numéros de rue ne sont pas tous éclairés […] il nous arrive souvent de livrer dans des zones rurales et il arrive de se retrouver nez à nez avec une arme à feu. Dans de nombreuses situations, vous devez faire en sorte de signaler votre présence”. Vice note au passage que les livraisons Amazon se terminent bien plus tard que celles des services concurrents.

Les livreurs UPS s’arrêtent tous les jours à 19 heures en décembre, tandis que ceux de FedEx peuvent parfois livrer jusqu’à 20 heures. “Si Amazon s’inquiétait vraiment pour notre sécurité, ils nous laisseraient commencer plus tôt dans la journée”, lâche un autre livreur cité par Vice. Et d’ajouter : “quand il fait plus sombre, il fait plus froid, il y a plus de glace et vous ne pouvez pas la voir, parce qu’il fait noir…” en guise de énième raison de ne pas trop tirer les horaires en soirée.

Les livreurs n’ont pourtant pas toujours subi de tels plannings de la part d’Amazon par le passé. En fait, cette situation semble découler d’une réoganisation des shifts, qui a permis à l’entreprise d’assurer des livraisons plus rapides. Au prix de courses qui dépassent les 10 heures, surtout en fin d’année. Avant cette réorganisation, les livreurs américains pouvaient démarrer leurs shifts vers 5 ou 6 heures du matin. Heureusement, certains entrepôts seraient en train de faire machine arrière.

Lire aussi – Amazon : les chiffres derrière la spectaculaire vague de recrutement

Un nouveau type de shift, baptisé “cycle zero” spécifique aux périodes de rush, permet aux livreurs de commencer leur course à 6 heures du matin, ce qui leur permet de livrer le plus gros de leurs colis avec la lumière du jour. Ces horaires ne sont néanmoins pas encore appliquées dans beaucoup d’entrepôts.

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Par : Opera
3 commentaires
3 commentaires
  1. Titre de l’article stupide.
    Lecture premier degré de la source sans aucune réflexion, zéro journalisme.

    Ca parle d’amazon US, avec tout ce que ça implique en terme de loi, de densité de population, de camion de livraison etc.
    C’est un monde de différences. Il y a surement plein de chose pourrie à dire sur Amazon France, pas besoin d’aller chercher des trucs en provenance des states qui ne s’appliquent pas en France et sont donc faux.

    1. c’est dingue le nombre d’articles qui sont juste traduits de l’anglais, et qui ne viennent que d’une seule source. Aucun effort fait pour refaire les phrases, et parfois mal traduit, car on voit direct les tournures de phrases anglophone.Aucun effort de recherche

  2. Bonjour,
    Je commente cet article mais ça vaut pour pas mal d’autres : lorsque vous citez votre source, ici Vice, est-il possible de mettre le lien vers l’article en question. En effet, cela nous permettrait de mettre un peu de contexte, ce dernier n’est écrit qu’une seule et unique fois : “En particulier dans un pays comme les Etats-Unis.”
    Et oui, cette petite phrase qui passe limite inaperçue à la première lecture de l’article devrait être écrite en gras dans le titre. Lorsqu’on stipule “Ainsi, à cause de vos achats sur Amazon” mais que nous sommes sur un site français, destiné si je ne me trompe pas, à la France et que le sujet se base aux Etats-Unis, c’est plutôt cocasse.
    De plus, après avoir retrouvé l’enquête sur Vice, je me suis vite rendu compte que votre article n’est qu’une simple traduction de quelques paragraphes…
    En soit, rien de bien méchant à faire cela, vous relayez tout simplement l’information mais libre à vous, d’ajouter quelques éléments pour contextualiser tout ça ; surtout ces dernières années où on surinterprète tout, ce qui peut devenir des Fake News et être relayées à vitesse V.

    Je terminerai quand même sur une note positive pour dire qu’en dehors de cet article et d’autres, je trouve des petites pépites qui vaillent la peine de visiter votre site. Ne négligez pas le poids que vous avez dans la transmission d’informations biaisées ou même de fausses informations.
    Merci

Les commentaires sont fermés.