Connect with us

Salons et conférences

Amazon : « Nous inventons car nos clients le demandent »

A l’occasion de l’Amazon Innovation Day qui s’est tenu récemment à Londres, le géant du e-commerce, du cloud et de l’IA a affirmé sa présence en Europe à travers de nombreux pôles de compétences.

Il y a

le

siege Amazon Londres

L’Europe, terre d’innovation pour Amazon. Alors que le géant de Seattle a pris tout le monde par surprise en devenant leader sur le marché des assistants vocaux (et subséquemment de l’intelligence artificielle qui leur est associée), Amazon a profité de son Innovation Day qui se tenait en ses grandioses quartiers généraux de Londres le 18 octobre pour marquer son ancrage local. Un quartier général qui ressemble davantage à un campus à l’américaine, dont les activités sont réparties dans la dizaine d’étages un bâtiment de verre, d’acier et de bois où se mêlent bureaux, open spaces, cuisines, salles de détente et de réunion (avec l’incontournable baby-foot et autres jeux), le tout dans une ambiance à la coule où l’on se demande parfois qui bosse réellement ici, et quand.

Amazon rappelle que plus de 5 500 chercheurs et ingénieurs officient dans ses 25 centres de développement en Europe sur les produits et services proposés à ses clients, tels qu’Alexa, Amazon Web Services (AWS) ainsi que les technologies grand public et solutions de transport.

Alors qu’Amazon n’a jamais vraiment réussi à convaincre sur le marché du mobile, concentrant de guerre lasse ses efforts sur les tablettes et les liseuses, la firme de Seattle s’est largement rattrapée avec son assistant vocal intelligent Alexa et sa gamme d’enceintes connectées Echo, puisqu’elle est numéro un des ventes avec 70 % de la base installée aux Etats-Unis, un pays qui compte déjà près de 50 millions d’appareils installés.

Les « Skills », au cœur de l’écosystème Alexa

Conséquence, Amazon travaille son avantage avec l’ambition de développer un écosystème (Echo Système ?) inspiré de ceux d’un Apple ou d’un Google, à base d’applications dédiées à ses assistants, visant à s’intégrer de la façon la plus fluide dans tous les usages de notre vie quotidienne.

De quelles applications parlons-nous ? Des « skills », ces petites routines programmées qui permettent d’interagir à la voix avec Alexa afin que l’assistant déclenche une ou un ensemble d’actions simultanées. Exemple : quand vous rentrez chez vous, au lieu d’allumer les lumières, de lancer la radio et de monter le chauffage, vous pouvez dire à Alexa « Je suis là » et l’assistant accomplit toutes ces tâches pour vous. A condition bien sûr que les dispositifs correspondants soient connectés à l’assistant Amazon.

> Lire aussi :  La nouvelle Kindle Paperwhite 2018 est disponible pour 129,99€

alexa skills store

C’est donc sur ces skills qu’Amazon mise (gros). Les chiffres parlent d’eux-même : Amazon indique disposer d’un catalogue de plus de 50.000 skills, développés autant par des marques ou des médias (Starbucks, RATP, HuffPost…) que par une communauté de développeurs indépendants. Des applications qui sont validées par Amazon avant d’être versées dans le Skills Store.

L’Allemagne, championne de l’apprentissage machine

Bien sûr, l’intelligence artificielle est au cœur du dispositif, et l’Europe n’est pas en reste dans le domaine, comme l’indique la présence de Ralf Herbrich, Directeur du Machine Learning pour Amazon lors de cette journée. Basé à Berlin, cet ancien de Microsoft et Facebook dirige six unités à travers le monde. Il faut dire que l’Allemagne s’impose aujourd’hui en tant que leader mondial du machine learning. Doté d’équipes de scientifiques spécialisés en vision numérique, en robotique, en traduction automatique et en prévision des demandes, le centre de développement de Berlin soutient les recherches Amazon en matière d’intelligence artificielle (IA) à l’échelle mondiale. Récemment inauguré, le site de recherche de Tübingen se concentre sur les technologies permettant aux ordinateurs de comprendre la causalité. Ces innovations aident les systèmes IA à anticiper le comportement des utilisateurs face à des décisions automatisées afin d’offrir, par exemple, une expérience de recherche améliorée en optimisant l’ordre des résultats fournis. Pour Ralf Herbrich, le moteur, c’est « l’optimisation de tous les processus grâce aux données du passé, c’est-à-dire le machine learning ». 

Amazon Prime Video : le grand test permanent

Mais Amazon, ce n’est pas que de l’IA, du cloud et du commerce. C’est aussi une plateforme de vidéo à la demande, et l’occasion nous fut donnée lors de cette journée de visiter les différents pôles dédiés à cette activité au sein du siège londonien. Un centre qui réunit des équipes d’ingénieurs en développement logiciel, d’experts en interfaces utilisateur, d’analystes de données et de graphistes qui travaillent à l’élaboration de nouvelles technologies destinées au service Prime Video, auquel peuvent accéder les cent millions de clients Prime à travers le monde. L’application Prime Video est compatible avec des milliers de modèles de téléviseurs intelligents, de consoles de jeux et de décodeurs TV différents. Par leur travail de tests permanents en temps réel, ces équipes s’assurent que les utilisateurs du monde entier bénéficient d’une expérience de haute qualité quels que soient l’endroit où ils visionnent les vidéos et les terminaux utilisés. Concrètement, nous avons vu comment les équipes Prime Video testaient la qualité de l’image des émissions sur différents terminaux en analysant les différences d’affichage, de couleurs et de résolution afin d’envoyer un signal uniforme quelque soit l’écran sur lequel un programme est regardé.

> Lire aussi :  L'IA DeepMind peut maintenant générer n'importe quelle image réaliste de tout objet

Alexa, skills, vidéo, commerce, ancrage européen… Au cas où vous n’auriez pas encore tout à fait compris, Amazon fera (et fait déjà) partie de votre environnement, de votre quotidien. Et il semblerait que nous n’en soyons qu’au début. Comme le disait un intervenant lors du dernier One To One Digital Marketing, votre boulanger ne connait rien de vous alors que vous y passez tous les jours depuis des années, alors qu’Amazon sait tout de vous en cinq clics…

2 Commentaires

2 Commentaires

  1. Sébastien Mayoux

    1 novembre 2018 at 19 h 12 min

    Ce que les gens savent moins, c’est qu’Amazon est aussi un éditeur de livres. En rachetant CreateSpace il y a quelques années, ils sont devenus leader dans l’auto-édition, c’est-à-dire qu’ils permettent à des auteurs de vendre leurs livres sur leur plateformes, en format ebook (avec leur liseuse Kindle, ils sont bien implantés sur ce marché et proposent depuis de nombreuses années déjà à n’importe quel auteur de se publier sur Kindle, via leur produit KDP – Kindle Direct Publishing), mais, grâce au rachat de CreateSpace (maintenant totalement intégré dans KDP), ils sont également présent sur l’édition de livres non numériques, grâce à l’impression à la demande. Et, c’est testé et approuvé !

  2. Arnaud

    2 novembre 2018 at 19 h 29 min

    Merci Eric , pour cet éclairage de la planète Amazon version IA, concernant ces « skills » j’ai été voir la boutique , et bien c’est pas jolie jolie , lorsque tu écris que les tétes chercheuses (prés de 5500) disséminés sur 25 centres répartis sur l’Europe , prépare l’avenir d’Amazon , je suis pas vraiment enthousiaste…, 5500 ingénieurs avec des budgets peut étre no limit.. il encore trop tôt et créer de nouveaux besoins voilà le credo commercial d’Amazon .

    Vu les skills , je suis un peu perplexe sur la suite concernant l’IA , peut étre que l’ordinateur quantique ouvrira de nouveaux domaines d’applications et donc d’usages et rendra réellement service aux hommes ..

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Dernières news

Les bons plans

Les tests