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Écoutes illégales : “Apple n’a pas le choix, elle va payer” assure le créateur de Siri

Siri, l’assistant vocal de l’iPhone nous écoute ? C’est ce qu’affirme la Ligue des droits de l’homme, qui a lancé une action en justice.

Et si tous les propriétaires d’iPhone étaient sous écoute ? Ce scénario à la Big Brother n’est pas crédible pour Luc Julia. Cet ingénieur français, né à Toulouse dans les années 60, est connu dans le monde des nouvelles technologies comme le « père de Siri ». L’assistant vocal de l’iPhone, utilisé par des millions de personnes à travers le monde. 

Mais depuis quelques mois les soupçons d’écoutes illégales (faites sans le consentement éclairé de l’utilisateur) se multiplient. Les accusations sont frontales. Elles ont été renforcées par une procédure judiciaire américaine, closes il y a quelques mois. Dans cette affaire Apple était accusée d’écouter illégalement ses utilisateurs via Siri.

Bien que cela soit techniquement impossible, « il n’existe pas assez de disques durs sur Terre pour enregistrer tout le monde » clame Luc Julia à nos confrères de Quotidien, la pomme a payé une lourde amende pour éviter un procès. Cette décision a été vue par beaucoup comme un aveu de culpabilité. Apple se sait coupable et ne souhaite pas aller au procès.

Des écoutes « accidentelles »

En réalité, il est bel et bien techniquement impossible d’écouter les utilisateurs de Siri à leur insu. Ces données ne peuvent pas être stockées et encore moins exploitées par Apple (pour en tirer un quelconque profit). Elles sont beaucoup trop nombreuses.

Par contre, des écoutes « accidentelles » ont bel et bien eu lieu. Siri a pu se déclencher sans la demande de l’utilisateur. Ces écoutes, bien que rares, ont ensuite été analysées par Apple. La marque à la pomme a déjà tenté d’expliquer, à de nombreuses reprises, que cette analyse (bien souvent humaine) ne servait qu’à améliorer son assistant vocal.

Une question de publicité

Interrogé sur l’action collective lancée par la ligue des droits de l’homme et deux cabinets d’avocats à l’encontre d’Apple, Luc Julia a assuré qu’Apple « allait payer ». La firme de Cupertino n’aurait, selon ses propres dires, pas le choix. L’ingénieur français sous-entend ici qu’un procès, peu importe son issue, serait une terrible publicité pour Apple.

La marque à la pomme, très soucieuse de son image, ne veut donc pas prendre le moindre risque. Si elle doit signer un énorme chèque de plusieurs centaines de millions de dollars pour éviter ce scénario catastrophe, elle le fera.

Cette solution dite du « deal financier à l’américaine » serait également recherchée par le cabinet d’avocats Phaos, selon le média l’informé. Auteur d’une procédure civile à l’encontre d’Apple, l’ancien député écologiste Julien Bayou, qui travaille maintenant pour le compte de ce cabinet nie de son côté toute volonté mercantile.

Dans une déclaration faite cette semaine, il explique que sa démarche s’inscrit dans « un parcours judiciaire classique face à une entreprise multimilliardaire. »

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