Les marchés ne sont en ce moment pas franchement à la fête. Avec la hausse de l’inflation les grandes banques centrales remontent toutes les taux d’intérêt. Ce qui renchérit le coût de l’argent et conduit des investisseurs à substitués leur portefeuille d’actifs risqués pour des investissements plus sûrs comme les obligations et les matières premières.
En conséquence, le marché des crypto est clairement dans une zone de turbulences avec un Bitcoin qui a vu sa valeur fondre de 50% depuis novembre 2021. Mais la Bourse est également impactée, avec en premier lieu des mouvements importants sur les plus grandes valeurs du Nasdaq. Le cours de l’action Apple perdait ainsi 5% à la clôture de Wall Street mercredi 11 mai 2022.
Aramco devient l’entreprise la plus riche du monde, devant Apple
Ce qui a fait baisser la capitalisation de la firme à 2 370 milliards de dollars. Un montant qui peut donner le vertige, mais qui n’en reste pas moins moins élevé que le chiffre de la capitalisation d’une autre grande firme étrangère. Le géant du gaz et du pétrole saoudien Aramco devient, avec une capitalisation de 2 420 milliards de dollars, l’entreprise la plus riche au monde.
Aramco n’avait pas regagné la première place du classement depuis 2020. Il faut dire qu’à l’inverse des valeurs technologiques, les grands producteurs d’énergie focalisent en ce moment toute l’attention. Les GAFAM souffrent en effet des conséquences de la crise du coronavirus sur la chaîne logistique mondiale. Mais aussi d’une crise dans le secteur des semi-conducteurs.
A cause de cette dernière, renforcée par le raidissement du contexte international et la hausse inquiétante de l’inflation, les investisseurs semblent craindre que plusieurs de ces acteurs, Apple en tête, ne se retrouvent limités dans leurs ambitions. A l’inverse, Aramco profite de la guerre en Ukraine, des sanctions et du désir des européens de se couper des énergies fossiles russes.
Lire aussi – En ce début d’année, Apple a frôlé les 100 milliards de dollars de chiffre d’affaires
Le cours de l’action Apple a chuté de près de 20% depuis le début de l’année en raison du contexte international. Dans l’ensemble les valeurs technologiques de l’indice américain Nasdaq ont perdu 3,2% mercredi après la publication de chiffres chiffres officiels qui montrent que l’inflation se maintient aux Etats-Unis à un niveau inconnu depuis 40 ans.
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Je me suis arrêté au premier paragraphe tellement les fautes m’ont fait mal aux yeux…
La richesse n’est aucunement équivalente à la capitalisation de la compagnie. La capitalisation représente la valeur sur le marché secondaire, et non sa richesse. Apple est tout aussi riche, peu importe sa capitalisation.
Merci, ça m’a fait saigner les neurones de lire ça dans l’article.
La plupart des gens, à cause des médias, pensent que la bourse est une richesse (productive) de notre société, et le reflet de la valeur réelle d’une entreprise.
La bourse n’est qu’un marché de l’occasion des émissions d’actions initiales, et n’a rien à voir avec une richesse (à part pour les détenteurs d’actions eux-mêmes qui jouent à ce jeu).
Ça n’est donc que la valeur spéculative que les boursicotteurs veulent bien donner à leurs actions.
En réalité le seul moment où cela a une quelconque valeur pour l’entreprise, c’est si elle souhaite racheter ses actions pour reprendre son propre contrôle, ce qui est relativement rare.
Au final on fait tout un foin du prix des reventes d’actions (alors que ce n’est que spéculation sans réalité économique) au point que celà impacté l’économie réelle.
Par exemple lorsque une entreprise perd de la “”valeur”” (avec d’énormes guillemets) en bourse, elle est tentée de licencier pour promettre d’améliorer ses bénéfices et redonner de la confiance aux “”investisseurs””.
C’est comme si Renault licenciait des employés qui fabriquent des voitures, pour la seule raison que ses voitures se revendent peu cher entre particuliers sur Leboncoin…
Ça (je ne peux pas me résoudre à dire On) a choisi de mesurer la “”valeur”” d’une entreprise par rapport à la confiance du “”marché””, alors que cette confiance est totalement spéculative et n’est quasiment jamais en rapport avec les performances réelles de l’entreprise.
En effet il ne faut pas oublier que posséder des actions d’une entreprise c’est avoir droit à des dividendes sur les bons résultats de l’entreprise, et que c’est donc une forme de placement financier. Mais vu qu’il y a trop d’acteurs qui jouent en bourse pour profiter des variations des cours pour se faire de l’argent, au lieu de s’occuper de la réelle rentabilité des dites actions, ce marché est totalement biaisé et décorrélé de l’économie réelle de l’entreprise.
Une action a plus de chance de prendre (ou perdre) de la valeur spéculative, que de produire de la valeur par dividendes (ce qui est censé être son objectif initial).
Donc on peut perdre de l’argent en ayant acheté des parts d’une entreprise qui fait des bénéfices… Non-sens économique !
Ça me fait penser aux tours de table successifs des investisseurs dans les startups : ces gens sont censés acheter des parts d’une entreprise prometteuse de croissance pour toucher des dividendes en échange d’une somme d’argent qui permettra à l’entreprise de se développer.
Cependant ils sont nombreux à n’être intéressés que par la revente éventuelle ultérieure de ces parts à d’autres investisseurs (ou à l’entreprise elle-même) pour réaliser une plus value.
C’est exactement le même mécanisme.
Et ça a de tristes conséquences qui sont que ces investisseurs sont d’avantage intéressés par produire un prototype superficiel et plein de promesses (et son lot de mensonges) pour en convaincre d’autres, que de faire un réel travail de valeur.
Là encore c’est un détournement du système par un marché spéculatif qui a des conséquences réelles dommageables.
Si on investit du capital dans une entreprise c’est pour qu’elle puisse fonctionner, et conséquemment, qu’elle rémunère ce capital par le versement de dividendes. (Et accessoirement ce capital donne des droits de décision sur l’entreprise puisqu’on a des intérêts économiques dedans).
Cela fait bien longtemps que ce sens est éclipsé par la spéculation.
Cela fait penser aux cryptomonnaies, paroxysme spéculatif du forex, lui même spéculation sur la monnaie (qui est par essence une spéculation sur la confiance)
Si les gens savaient…
Cet article est truffé de fautes, et d’une débilité sans nom. Jamais la capitalisation n’a eu le moindre rapport avec la richesse. D’ailleurs le concept de « richesse d’une entreprise » n’a pas le moindre sens. Celui qui a écrit cet article aurait mieux fait de s’abstenir, on ne s’invente pas journaliste économique, surtout quand on ne comprend rien à la réalité des choses.