Applications iPhone : chronique d’un raz de marée

Le rythme de sortie de nouvelles applications iPhone, loin de faiblir, subit depuis quelques mois une accélération qui confine à la déferlante. Une déferlante qui risque bien de tout emporter sur son passage, ne laissant que quelques miettes un peu rassies à ses concurrents. Déjà plus de 100.000 applications disponibles, et je dois recevoir chaque

Le rythme de sortie de nouvelles applications iPhone, loin de faiblir, subit depuis quelques mois une accélération qui confine à la déferlante. Une déferlante qui risque bien de tout emporter sur son passage, ne laissant que quelques miettes un peu rassies à ses concurrents. Déjà plus de 100.000 applications disponibles, et je dois recevoir chaque semaine une dizaine de communiqués m’informant de la sortie d’une nouvelle application (quatre rien que pour la journée d’hier).

apps2010

La concurrence est-elle bien armée ?

Seule la plateforme Android résiste vaillamment, mais plus discrètement, en proposant déjà près de 25.000 applications, dont certaines exclusives (comme l’excellent Layar) et d’autres qui n’ont rien à envier à celles déjà présentes sur l’App Store d’Apple, et notamment les clients Twitter comme Seesmic ou Twidroid, ou encore les applications médias comme celle du Monde, présente sur les deux plateformes.

Pour les autres systèmes d’exploitation mobiles, comme Windows Mobile ou Symbian, même s’il serait malvenu de sonner le tocsin trop tôt, force est de constater que le retard accumulé ces dernières années (alors qu’ils étaient pionniers) risque d’être difficile à rattraper. Si Windows Mobile a longtemps gardé un avantage en matière d’ouverture et de nombre d’applications (plus de 15.000 sur PocketGear, bien avant l’App Store), la pauvreté du catalogue Marketplace et surtout sa confidentialité ne plaident pas en sa faveur. Quant il n’est pas planté (impossible de faire la mise à jour sur mon Omnia II, et du coup l’application ne se lance pas…)

De plus, les applications disponibles pour Windows Mobile ont toujours oscillé entre applications pratiques (GPS…) et à usage professionnel (Quick Office…), soit des trucs pas toujours très sexy, alors que les applications stars de l’App Store d’Apple sont majoritairement des programmes grand public, ludiques (sans être forcément des jeux) et médias. Pour s’en convaincre il suffit de jeter un œil sur les logiciels les plus téléchargés, parmi lesquels on trouve tout sauf des trucs de geeks : Le Monde, Canal+, Facebook, Météo, SNCF, Shazam, Pages Jaunes, 20 Minutes, et même un niveau de maçon…

Cet obscur objet du désir

C’est là toute la réussite d’Apple : avoir fait rentrer un mobile de geek dans le grand public jusqu’à en faire un objet incontournable, à la fois puissant, ludique, pratique, agréable à utiliser, sexy et… fashion. Des qualités qu’aucun autre mobile n’a jusqu’à présent réussi à réunir, même si certains s’en approchent. Jusqu’à présent, quand un mobile était sexy, il n’était pas pratique, quand il était puissant, il n’était pas sexy, quand il était agréable à utiliser, il n’était pas fashion, etc etc etc… Encore un avantage que la concurrence aura du mal à rattraper, y compris avec les pourtant excellents Nexus One ou HTC Touch HD2.

Une réussite qui passe donc par les applications et qui les rend maintenant incontournables, puisque au cœur du dispositif iPhone pour conquérir ce qui reste du monde. Tellement incontournables que – au grand regret des possesseurs de mobiles d’autres marques – pour la plupart des éditeurs, marques et entreprises, l’équation internet mobile se résume à une variable : l’application iPhone. Et tant pis pour les autres.

Un mouvement unique dans l’histoire des outils de communication des entreprises ? Difficile à dire, car chaque époque a eu ses phénomènes de mode et de masse, mais ce fut rarement au profit d’une seule marque, ou d’un seul objet. Si l’on compare avec les supports de communication utilisés par les entreprises en remontant un peu le fil du temps, on constate que chaque époque a connu des innovations, dont certaines se sont installées pour longtemps (fax, carte de visite, site web..) et d’autres n’ont duré que le temps d’une mode (pin’s, badges…), mais aucune n’a été le fait d’une marque unique. Aujourd’hui, pour une entreprise, proposer une application iPhone est en train de devenir aussi évident et indispensable qu’avoir son site web, sa brochure et ses cartes de visite.

A chacun son application

Ce qui laisse penser que la tendance va encore s’amplifier et que nous n’en sommes qu’au début : après les marques grand public, après les médias, après les jeux, après les logiciels pratiques, les PME et même les TPE vont investir le marché, puis, pourquoi pas, les particuliers (l’application iPhone familiale, un créneau d’avenir ?), ouvrant d’autres perspectives au développement de l’App Store.

Phénomène de mode ou pas (ce que j’ai du mal à croire), l’iPhone est une formidable machine à consommer du contenu, et donc de l’application. Espérons que les autres plateformes mobiles puissent proposer une concurrence active et demeurer une alternative de qualité afin qu’internet mobile ne rime pas avec application iPhone au point que ce dernier terme ne devienne une marque générique…


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50 commentaires

  1. Petite prévision : Android fera beaucoup de mal…
    Je pense que l’iphone va vite commencer à gonfler pas mal de monde et que android va attirer une forte communauté de dev !

  2. J’ai réutilisé un peu hier mon iPhone V1 et je me disais: quel pied le 3GS quand même!

    Je vois de plus en plus d’iPhone dans le monde professionnel, ce qui est à mon avis un signe important de virage: on sort un peu de l’argument niaiseux « gadget fashion pour geek débiles », et ce n’est pas dommage.

    Je ne suis pas un pro Jobs, mais pour m’en servir abondamment depuis + de 2 ans, jamais je n’ai été aussi satisfait d’un achat.

    Et désolé si ça réveille quelques trolls 😉

  3. Je partage cette vision des choses.
    Je pense cependant que les entreprises arriveront également sur Android mais pour le moment, elle observe la Part de Marché dont on sait qu’elle progresse lentement mais surement.
    Elle développeront donc pour Android sur le second semestre 2010 (avec les fins de budget) puis sur 2011. Il faut aussi que les agences mobiles mettent en place une offre « packagé » comme elles l’ont fait pour l’iPhone

  4. Je suis pour ma part convaincu de l’avenir d’Android qui s’annoncer comme LA réelle alternative à l’iPhone.

    Si ce dernier n’avait aucune concurrence sérieuse il y a encore un an, ce n’est plus le cas aujourd’hui, et les consommateurs avertis accepteront de moins en moins de payer plus cher (le mobile + le forfait) alors que d’autres marques proposent la même chose : les différences d’ergonomies s’amenuisent, cf. HTC Hero ou HD2, ils ont même un avantage sur l’iPhone sur bien des points (vrai multitâche, personnalisation, intégration des services Google…)

    Apple devra innover sans cesse pour rester leader, le rhytme risque d’être difficile à tenir face à la liste impressionnante des membres de l’Open Handset Alliance

    Reste l’aspect « mode » qui tourne autour des produits Apple, mais quand des firmes comme Google se lance dans l’aventure, la bataille risque d’être terrible (pour notre plus grand plaisir!)

    Bref, les éditeurs de contenus ne se contenterons plus de l’Appstore, l’Android Market risque d’être au moins aussi intéressant.
    Par contre l’avenir risque d’être bien plus difficile pour les autres plateformes…

  5. Excellente remarque .

    Ce qui est fort également c’est de permettre à des développeurs de vendre des applications. Car honnêtement qui payait avant pour avoir une app ?

    Ca c’est une vrai révolution.

    En plus une fois que l’on a acheté pas mal d’applications, on a pas forcément envie de tous les perdre. Ce qui pousse à rester chez Apple. Ils sont vraiment malin !!

  6. Bon article effectivement. Une remarque cependant: s’il semble clair qu’en nombre d’applications pur, l’AppStore a un avenir radieux, la concurrence pourrait se tourner vers une qualité et une cohérence de l’offre pour proposer quelque chose d’intéressant. Après tout, ce n’est pas parce qu’Apple possède 5% de parts de marché dans l’univers des ordinateurs qu’il n’en est pas moins un acteur important et qu’il peut proposer une expérience complète…

    Qu’on ne s’y trompe pas, il y a quantités d’excellentes applications pour iPhone mais elles sont au milieu de centaines d’autres dans un monde où une nouvelle app peut prendre la tête de la course à tout moment. Pour moi c’est là qu’est le gros challenge de l’AppStore: le référencement, la classification et l’organisation de l’offre.

  7. Bah Android est plus simple d’accès pour les développeurs (pas besoin de payer, SDK bien foutu, …), donc le temps que ça prenne (et ça semble bien parti) et la communauté de dev fera le bonheur des possesseurs de tél sous Android.

    Mais c’est bien d’avoir ces deux plateforme qui vont faire fonctionner la concurrence.

  8. Eric

    @tilion : non, Layar n’est pas disponible sur l’App Store. Il a été supprimé en décembre pour cause d’instabilité. Et c’était avant cela une exclu Android.

  9. « Le Monde, Canal+, Facebook, SNCF, Météo, SNCF, Shazam, Pages Jaunes, 20 Minutes, et même un niveau de maçon… » 2 fois SNCF, tu bégaies Eric ?? 🙂
    Plus sérieusement, c’est vrai qu’Androïd est sûrement la solution la plus sérieuse car elle reprend tous les avantages des autres solutions : facilité de l’iPhone, ouverture/customisation de windows mobile. Il faut peut être attendre de voir comment Apple va réagir avec le firmware 4 car le système, même s’il tourne très bien économiquement, est sur une voie très (trop) bien encadré.
    Moi aussi, je vois de plus en plus d’iPhone dans le monde pro mais il faut bien dire aussi qu’il y a un monde entre les capacités et l’ergonomie « soviétique » d’un Blackberry. Les pros n’aiment pas quitter un outil qu’ils maîtrisent mais une fois qu’ils goûtent à l’iPhone, ils en veulent un ! (Avec un smartphone Androïd, ça sera pareil)

  10. Je partage ton point de vue sur le fait qu’avoir son appli iPhone va devenir aussi « trendy » qu’un site web.
    Mais quel en sera l’audience ?

    Certes, il y a 4 à 5x plus d’applis sur AppStore.

    Mais quantité ne rime pas avec qualité !
    (Ca ressemble au nombre de signature de virus que « reconnaissent » les antivirus.*)
    Si on y regarde bien, la plupart des applications phares existent sur Android, ou ont un équivalent !

    D’autre part, on voit apparaitre de plus en plus d’applications spécifique (comme tu le dis Eric).
    Par exemple pour les news. Les applis Le Monde et 20min sont sympa, mais je préfère tout agréger !
    Vous voyez le principe ?

    @Jcb:
    Le Market Android n’oblige pas à entrer ses identifiants de carte de crédit pour télécharger des applications gratuites..

    @Hugoti:
    Android va se répandre certes, mais ce n’est pas pour cela que les gens vont switcher.

    * Ce qui est important, c’est de detecter à l’execution un code malveillant, et non durant un vulgaire scan !

  11. Et bien moi, je trouve que la mode des app est un vrai retour en arrière. Ca rime à quoi de faire des app pour tout et n’importe quoi ? Ok, pour certaines app (jeux, utilitaire etc.) elles ont un intérêt.
    Mais les autres applications devrait être des applications web adaptées pour les mobiles. On est en train de bousiller la révolution du standard web avec ces app.
    Je dis « on » car je vis en vendant des appli iPhone. Comme l’a dit JCB, c’est la création du système de micropaiement qui a amené cette vague de développeur. Il est enfin possible d’espérer gagner un peu sa vie en développant.
    Personnelement, j’attends une vrai solution de micro paiement sur le web. Peut-être cela viendra de google, qui lui aussi croit en l’avenir du web mobile…

    • Eric

      @Valentin : me « maîtriser » ? Comme quand on essaie d’arrêter de boire ? 🙂 Ce n’est pas une news, c’est plutôt un édito, et ce n’est pas sur l’iPhone mais sur les applications, et deux paragraphes sont consacrés à Android et Windows Mobile.

  12. perso je suis passé depuis peu (2 semaines) au HTC Androïd et je suis vraiment bluffé, seul hic par rapport au iphone c’est le manque d’appli mais ça va venir parait il 🙂

    maintenant, j’en profite pour faire une parenthèse, je trouve stupide les querelles de bistro entre les pro iphone et anti iphone, je pars du principe que si on n’aime pas le iphone ben on en achète pas et on perd pas son temps à critiquer quelque chose qu’on ne connait pas. et les pro iphone idem, on critique pas les autres sans avoir testé 🙂 voilà ! moi j’aime le iphone et maintenant les HTC androïd et je vais bien.

  13. Personnellement je pense que c’est une mode qui passera au profit des sites Internet, dès lors que ces sites ne seront plus « seulement optimisés » (en terme d’affichage) mais complétement revu pour répondre à l’ergonomie d’un smart-phone.

    J’ai un iphone depuis 1 mois et je dois dire que c’est extra, que les (certaines) applications sont très sympas et pratiques. Mais c’est justement parce que les sites web ne sont pas encore assez compétitifs dans ce domaine, car aucun vrai effort n’est fait pas les entreprises pour réaliser un « vrai » site smartphone.

    Je pense que l’arrivée prochaine de la norme HTML5 avec le mode déconnecté disponible (qui fait défaut au site par rapport à une app) agrémenté d’un vrai travail d’ergonomie devront avoir la peau 🙂 des app.

    N’oublions pas la vrai force des sites Web : être multi-plateforme; ce qui inclue un gain de dev énorme en entreprise et donc un coût moindre.

    Rappelons-nous qu’il n’y a pas très longtemps 90% des applications internes, dans les entreprises, étaient développées en client lourd (nécessitant une installation sur tous les postes clients, comme les app). Aujourd’hui tout est développé en Web (Intranet – Extranet), non pas que les interfaces soient meilleurs et plus rapides mais TOUS les postes clients peuvent y accéder en 1 clic(=lancé le navigateur).

    Avec la concurrence contre l’iphone, je pense que la même chose se produira pour les smartphones.

    Cordialement.

  14. Je trouve cet article très intéressant, surtout la veille de l’annonce de la sortie de la tablette.

    Apple sait que c’est l’usage qui détermine le succès de ces nouveaux produits, et donc l’offre de logiciels conditionnera la réussite de la tablette.

    Je prend le pari suivant :
    – la tablette en vente dans 3 ou 6 mois (aux US).
    – mais disponible tout de suite après la keynote : la mise à jour de l’environnement de développement de l’iPhone, qui permet de porter son application iPhone en version iSlate en 3 clics.

    Et démo de quelques killers apps créés spécialement pour la tablette par quelques gros éditeurs mis dans la confidence.

  15. @Max:
    Bonne comparaison, cependant :

    Ne pas installer d’appli a ses limites également.
    Par exemple, le problème posé par IE6 aujourd’hui l’est en majeure partie a cause des « clients légers » en entreprises..

    Et pour avoir participé à des tel projets (arg), je peux affirmer que bien souvent, les clients légers sont d’infâmes application web à forte tendance usine à gaz. Et la plupart du temps, mono-plateforme (IE6!), car il est trop couteux bien sur de faire autrement !

    Finalement, le client lourd est efficace en terme de dev (bien plus qu’une appli web). Entre problème de déploiement et problème de maintenance, reste à choisir !

  16. Je complète mon post précédent : à propos de l’intégration des services Google, que je considère comme un avantage des mobiles Android pouvant amener des utilisateurs à se tourner vers cette plateforme, @jcfrog me faisait remarquer que la même chose était possible sur iPhone, via une bidouille qu’il explique d’ailleurs sur son site
    Cela retire du poids à cet argument, mais pas complètement à mon sens, d’une part car nombre d’utilisateurs d’iphone ne doivent pas connaitre cette astuce (cette fonction figure d’ailleurs au top 3 du site pleasefixtheiphone), mais aussi car d’autres applications, telle que le logiciel GPS gratuit Google Maps Navigation, ne fonctionne que sur Android.

    Cela rajoute un élément à l’article d’Eric à propos des applications : un des fournisseurs des apps les plus utilisées au monde est justement Google, qui a tout intérêt à favoriser la facilité d’utilisation de celle-ci sur sa propre plateforme mobile au détriment des autres.

  17. @coreight: c’est pas une bidouille, c’est une feature! 🙂

    Pour ce qui est de la navigation, je n’utilise plus mon GPS (un vieux Tomtom) depuis que j’ai l’iPhone 3GS. Les itinéraires sur les maps sont finalement utilisables, pas aussi puissant qu’un GPS dans les fonctionnalités, mais efficace qd mm.

  18. 1- Quel sont les avantage d’un autre téléphone que je n’ai pas sur un Iphone.

    2- Dans les avantage cité en (1), quels sont ceux que je vais utiliser (Ex: caméra en facade, c’est cool, mais même à l’époque ou mon tel et celui de ma femme en avaient une, et ou j’avais le forfait pour, je ne l’utilisais pas).

    3- Quel sont les avantages de l’iphone que je ne trouve pas sur les autres tel.

    4- Dans les avantages listé en (3), quels sont ceux que je ne vais pas utiliser.

    Si vous répondez honnetement à ces 4 questions vous comprendrez pourquoi, l’iphone a le succés qu’il mérite.

    Peut etre que dans quelque temps, un autre saura le supplenter, mais a l’heure actuelle, le ratio fonctions/avantage « réèllement » utilisé versus inconvenient est en faveur de l’apple

  19. ps: le GPS google n’est clairement pas la killer feature, tout simplement car si tu pars dans le larzac, avec une borne GSM tout les 200km, ton GPS (google) online sera en carafe …

  20. A mon sens, il ne manque qu’un framework qui permette de « s’abstraire » de la plateforme mobile pour développer des applications « trans-portables » 😉 (ou multi-mobiles), histoire de ne pas développer 5 fois la meme application pour les 5 cibles majeures du moment: iPhone, Android, Nokia, Blackberry et Windowsphones…

    PhoneGap s’y essaie (iPhone/Android/Blackberry) mais me semble limité…

    Peut-être que d’autres frameworks existent ?

    (Une idée d’article pour notre Presse-Citronaute en chef ?)
    David.

  21. Bon état des lieux. Même si les applications iPhone tendent à submerger le monde des applications mobiles, ce n’est qu’une tendance. Évidemment il faudra compter sur Android. Microsoft s’est quant à lui une fois de plus endormi, mais il est capable de se réveiller cf Bing contre la suprématie Google.
    Un monopole (et on en est encore bien loin avec l’iPhone) n’est jamais définitif (cf la balise en HTML5 contre le flash) 😉

  22. Pour avoir un Nexus one depuis deux semaines, je peux vous confirmer que l’iphone semble ridicule a coté de lui…maintenant google a clairement foiré sa communication et sa distribution sur ce coup là…le nexus one reste un super téléphone ultra complet, puissant et réactif…mais pas assez plébiscité…bien domage pour google…mais au moins tout le monde n’aura pas le même téléphone que moi et c’est tant mieux ! 🙂

  23. Il est vrai que les Microsoft et Nokia avaient un temps d’avance avec quelques applications disponibles sur les téléphones. Le problème c’est qu’ils n’y ont pas cru suffisamment…et ce n’est pas simple pour eux de revenir dans la course.

    Apple est arrivée au bon moment (avant Google) après que les opérateurs aient a peu près terminé de poser les réseaux 3G permettant le transfert de data, l’accès à l’Internet mobile et l’ouverture des services sur mobile….de façon convenable (rapports qualité/prix abordables).

    Les opérateurs ont pensé être incontournables mais s’était sans compter sur les plateformes de développement et les solutions de paiement efficaces (iTunes) disponibles sur les smartphones…de ce coté là la messe est dite!

    Maintenant, il est fort probable que les entreprises trouvent un intérêt à développer des applications métiers sur ces plateformes (iPhone, Android, Windows phones, Blackberry et Nokia). Même si l’aspect sécurité est problématique…il y a de grosses envies d’expérimentation.

    Une appli sur mobile est comme un site Web, indispensable… oui mais quid du référencement sur les App Store?

    Demain, si la tablette d’Apple sort, c’est un nouvel univers qui s’ouvre… l’internet multi-écran chez soi ou au bureau avec de fantastiques cas d’usages et d’application…sur mon mobile, ma tablette, mon ordinateur, ma télévision…le tout avec une interactivité de fou !

    L’appareil nomade devient la passerelle entre le monde virtuel (Internet) et le monde réel. De nouvelles interactions ou autres cas d’usages sont inventés chaque jour.

    J’ai le sentiment que Apple ( et aussi Google) est en train de construire un gigantesque légo de technologies et services qui sont latents depuis des années mais que personne n’arrivent à imposer…

    Exemple de service: Si aujourd’hui on achète un film en VOD sur la tv numérique, on ne la pas pour autant sur les autres supports (ordinateur, mobile)….alors que techniquement ceci est possible (idem pour la musique)

    Par ailleurs, songez que l’ergonomie utilisée pour l’iPhone, a fait des émules dans de nombreux domaines industriels …Plus personne ne conçoit d’interfaces
    sans écrans tactiles et autres icônes ou widgets…c’est dingue!

    Les utilisateurs en achetant les produits iPhone, valident ces concepts ergonomiques et pousse tous les industriels à repenser l’expérience utilisateur des produits et services qu’ils fournissent…

    C’est pas mal quand on sait qu’il n’y pas de guide d’utilisation de l’iPhone. (officiellement)

    Bref, c’est une tendance de fond assez révolutionnaire en effet et Apple mérite sa position de précurseur; fin stratège et intelligent dans l’évolution et la maitrise de leurs produits.

    David

  24. Je suis tout à fait d’accord avec David sur le « Lego » : Apple et Google sont en train d’assembler leurs grands puzzles. Ils savent à quoi ressemblera le puzzle final.
    Chaque produit ou service est une pièce de ce puzzle. Sauf qu’ils doivent être cool individuellement (chaque morceau de puzzle est un beau tableau), et créer des synergies avec les autres pièces du puzzle (les pièces déjà posées, et à venir).
    Au passage, Apple redéfinit les modes d’interaction. Par exemple les nouveaux gestes, paraissent naturels alors qu’ils sont révolutionnaires. Ils sont pourtant introduits très progressivement, parce qu’on n’apprend pas un nouveau mode de langage en quelques jours.
    Et Google redéfinit le mode d’accès à l’information.

  25. Oui, HTML5 est la prochaine version d’HTML qui inclut beaucoup de fonctionalités qui vont permettre de se passer de flash par exemple. Les bon navigateurs avec webkit dedans (comme Safari et Chrome par exemple) implémente déjà bon nombre de ces nouvelles fonctionnalités.
    Et il faut savoir que les bon smartphone (iPhone, Android, Palm Pre) utilise webkit et ont donc accès à ces nouvelles fonctionnalités.

    Dans les fonctionnalités sympa pour les smartphone, il y a :
    – geolocalisation
    – Lecture de video et de son sans plugin
    – mode déconnecté (Local Storage, Cache, base de données SQLite intégré dans le navigateur)
    – Canvas (vectoriel + animation)
    (et je dois en oublier…)
    – et d’innombrables autres innovations (CSS3 etc…)

  26. D’accord avec ton analyse

    Juste pour rajouter quelques éléments : l’AppStore est ce qui fait réellement la valeur de l’Iphone pour Apple.

    Là où les constructeurs de GSM ne gagnaient que sur la vente de leurs appareils, Apple se gave (30% de com, c’est le bon mot) sur la vente de contenus via l’AppStore.

    Quand on regarde le dernier bilan annoncée par Apple, c’est clair que ce ne sont pas les ventes de l’Iphone qui génèrent tout ce cash supplémentaire.

    Sinon j’ai dû mal à croire au succès d’Android. Quand je lis tes tests, ça donne pas vraiment envie de switcher de l’Iphone vers un GSM Android. Et à mon avis, à part les vrais utilisateurs de l’extrême (je veux un FTP, une console Putty blabla) le grand public ne va pas bouger vers Android.

    Et c’est pas l’annonce future d’un Iphone moins cher (histoire d’augmenter encore la base de clients AppStore) qui va changer les choses, au contraire.

    Sinon pour la multiplication des applis, il vaut savoir que de plus en plus de services se créent pour générer automatiquement une appli à partir d’un flux RSS par exemple.

    Je ne sais pas si tu en as déjà parlé.

  27. Avec le nombre de smartphones qui explosent (chacune des plateformes en profitera au moins un peu), il sera impossible aux développeurs de suivre (dans l’état actuel des choses) et proposer tout et partout. C’est une jungle…

    Nokia fait le pari d’avoir un framework QT qui permettra de faire le minimum de changements sur les applis entre les plateformes wimo, symbian et maemo. Qt existe aussi pour Mac OS X (et l’iphone vient de ça aussi). Ça serait envisageable sur Android depuis qu’on peut exécuter du code natif…etc…
    C’est le genre d’initiative qui va dans le bon sens sans vouloir faire de la pub!

    Perso je trouve ça fou (comme souligné par certains) de se retrouver avec des applis qui dépendent d’une plateforme. Genre si t’es sous Iphone, alors t’as le droit d’aller voir telle info!!! Je trouve qu’il faut défendre une idée plus universelle des choses.

    • Eric

      @Pat : vu le nombre d’applications sur l’App Store et leur diversité, je ne crois pas que l’on puisse dire que « avec des applis qui dépendent d’une plateforme. Genre si t’es sous Iphone, alors t’as le droit d’aller voir telle info », je pense que c’est un peu caricatural

  28. c’est sans doute caricatural. Mais ça n’a rien à voir avec le nb d’applis sur l’App Store… Que quand on est sur un Iphone, on est une diversité d’applications, je n’en doute pas mais que cela reste du développement pour les Iphone et non pour le reste de la planète.

  29. @Pat: mais Apple ne s’intéresse pas au reste de la planète. Pas plus qu’Android. Chacun son marché.

    Je ne vois aucune raison pour qu’ils jouent le jeu du standard web. Apple vend l’excellence, et donc embarque l’appli pour tout maitriser. Android joue le jeu de la communauté dynamique. Enfin je crois.

    Regarde les consoles de jeux, je n’y connais pas grand chose mais il me semble qu’après toutes ces années les développements continuent de se faire pour chaque plateforme non?

  30. Je me voyais déjà en haut du hit parade des applications iphone, les dollars pleuvaient et je devenait riche, je me voyais aduler des webmasters, j’ai tout essayé pourtant du simple thermomètre, à la gestion de la tectoniques des plaques océanographiques et l’alerte des séismes, mais rien n’y a fait, je n’ai pas percé; les maigres dollars perçus ont payé mes taxes, mais j’y crois encore un jour viendra où tout le monde se téléchargera mon application IPHONE…

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