Cette semaine, Google a officialisé un accord avec la société Kairos Power pour acheter de l’énergie provenant de petits réacteurs modulaires aux États-Unis. Et, à son tour, Amazon annonce des initiatives similaires pour alimenter ses centres de données. Dans l’État de Washington, le géant du numérique a conclu un accord avec Energy Northwest pour développer quatre petits réacteurs modulaires ou SMR, qui seront capables de générer 320 mégawatts dans un premier temps, mais qui pourront aller jusqu’à 960 mégawatts.
Amazon annonce également un investissement dans la société X-energy, une société qui développe de nouvelles générations de réacteurs. La technologie de cette société sera par ailleurs exploitée pour le projet avec Energy Northwest. Et en Virginie, Amazon a signé un accord avec Dominions Energy, afin “d’explorer le développement” de projets SMR à proximité de sites existants de cette entreprise.
Le nucléaire pour satisfaire la demande en énergie de l’IA
Alors que l’intelligence artificielle se développe, ses besoins en énergie ne cessent d’augmenter. Or, les sociétés telles que Google ou Amazon ont aussi des objectifs très ambitieux en matière d’émission carbone. Par exemple, Amazon s’est engagé à atteindre la neutralité carbone d’ici 2040. “Alors que les besoins énergétiques de notre entreprise et de nos clients continuent de croître, nous continuons d’investir dans les énergies renouvelables tout en recherchant des sources supplémentaires d’énergie sans carbone qui peuvent à la fois contribuer à alimenter nos opérations et apporter de nouvelles sources d’énergie au réseau”, lit-on dans le communiqué d’Amazon.
Et pour celui-ci, le nucléaire doit faire partie de ce mix. Et les petits réacteurs modulaires semblent être la solution idéale pour les entreprises comme Amazon. Ce dernier explique en effet que ces petits réacteurs sont plus compacts et peuvent donc être construits à proximité du réseau électrique. De plus, ces réacteurs peuvent être construits plus rapidement, ce qui permet d’avoir de nouvelles sources d’énergie plus rapidement.
Bien qu’il fasse moins souvent les titres de la presse, Amazon est aussi dans la course à l’intelligence artificielle générative. Celui-ci développe ses propres modèles d’IA, il a investi dans un concurrent d’OpenAI, et sa branche cloud propose ses infrastructures aux entreprises qui exploitent l’IA. Comme Google et Microsoft, Amazon anticipe donc une hausse de ses besoins en énergie, alors qu’il doit aussi respecter ses engagements en matière de neutralité carbone.
- Google a récemment annoncé un accord avec Kairos Power pour acheter de l’énergie nucléaire aux États-Unis
- Et Amazon vient d’annoncer des accords similaires, afin d’obtenir de l’électricité sans carbone provenant de petits réacteurs modulaires
- Il s’agit de petits réacteurs qui peuvent être installés près du réseau électrique et qui peuvent être opérationnels plus rapidement
- Alors que l’IA se développe, les besoins en énergie des géants de la tech augmentent
- Or, ceux-ci ont aussi des engagements à respecter en matière de neutralité carbone
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