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Après l’avoir détruite, l’humanité a ramené la couche d’ozone à la vie

La couche d’ozone est sauvée. C’est en tout cas la conclusion des dernières études scientifiques à son sujet.

Le 16 septembre 1987, 24 nations ainsi que la CEE, l’ancêtre de l’Union européenne signent le “Protocole de Montreal”. Ensembles elles décident de mettre un terme à l’usage des SACO, les substances appauvrissant la couche d’ozone. Cette fine région de l’atmosphère joue un rôle crucial dans le filtrage des rayons UV. Sans elle, la température à la surface exploserait, et le nombre de cancers de la peau avec.

Fort heureusement, des mesures drastiques ont été prises, notamment pour réduire et interdire l’utilisation des produits responsables de sa destruction. Le “trou” dans la couche d’ozone, provoqué par la pollution humaine a été détectée officiellement en 1985.

La réaction des politiques du monde entier a alors été très rapide, et d’une grande fermeté. Dès 1087 l’usage des CFC, les gaz responsable de ce dérèglement climatique d’ampleur ont été interdits. De leurs côtés, les chercheurs Molina et Rowland ont obtenu le Prix Nobel de physique pour leurs découvertes autour des CFC, et leur rôle sur la couche d’ozone.

Une réponse efficace ?

La décision d’arrêter d’utiliser des CFC pour protéger des gaz à effet de serre a-t-elle porté ses fruits ? 40 ans après, la réponse scientifique est unanime. Oui, l’arrêt des CFC était une nécessité, et surtout, le trou dans la couche d’ozone, formé au niveau de l’Antarctique est en train de se reboucher.

C’est une excellente nouvelle pour l’humanité toute entière qui vient d’être confirmée par une nouvelle étude scientifique. Publiée dans la prestigieuse revue Nature, ces travaux menés par des chercheurs du MIT notamment démontrent l’implication humaine dans le retour à la normale.

Susan Solomon, co-auteure de l’étude, explique avoir détecter une “régénération de l’ozone indépendante de la variabilité climatique de la Terre.” Pour bien comprendre cette nuance, très importante, elle explique que ce sont les actions humaines qui ont entraîné le retour de la couche d’ozone, et pas un simple “cycle climatique”.

C’est cette même méthode scientifique qui avait déjà été utilisé par Klaus Hasselmann pour confirmer l’origine humaine du réchauffement climatique. Le chercheur avait d’ailleurs reçu le Prix Nobel de physique pour ses travaux en 2021.

Une “leçon” pour l’humanité

Pour Susan Solomon cette nouvelle découverte doit être un motif d’espoir et un encouragement énorme pour l’humanité toute entière. Elle démontre qu’avec des efforts, le changement climatique peut être repoussé. La scientifique insiste donc pour que les même mesures, qui ont été prises dans les années 80 autour des CFC, soient aujourd’hui mises en place pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Elle enjoint ainsi les responsables politiques du monde entier à suivre les recommandations du GIEC en matière de climat. Malheureusement, le récent licenciement de Katherin Calvin, co-présidente du GIEC, par la NASA ne démontre pas que les états occidentaux, en particulier les USA de monsieur Trump, aillent dans la bonne direction en matière de climat.

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