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Après le Big Bang, les scientifiques théorisent le “Big Freeze” ou la mort de l’Univers

Personne ne sait comment l’Univers va finir ses jours, mais une des théories dominantes est celle de la “mort thermique”. On vous explique tout.

L’Univers est né il y a 13,8 milliards d’années environ. Cet instant, qui marque le début de nos connaissances a été baptisé le « Big Bang ». Alors que toute l’énergie et toute la masse de notre Univers étaient regroupées en un seul point, une singularité, ce dernier a « explosé ».

Depuis, nous avons étudié cet univers et notre monde, bien qu’il soit encore rempli de secrets, est compris dans les grandes lignes. Nous avons notamment découvert que l’Univers était toujours en expansion, comme lors du Big Bang. Il existe maintenant deux grandes théories, qui amènent toutes les deux à la même conclusion, celle de la « mort thermique de l’Univers » ou « Big Freeze » en anglais.

Le « Big Freeze » : un futur inévitable ?

La première veut que l’Univers soit un monde fermé, ayant des limites (bien qu’encore inconnue). Alors, comme le veut la seconde loi de la thermodynamique, l’Univers finirait, peu à peu à perdre toute son énergie. L’énergie ne se conservant pas, elle va se disperser dans l’Univers, formant une sorte de soupe d’énergie uniforme, similaire au monde qu’était le nôtre avant le Big Bang.

La deuxième hypothèse veut au contraire que l’Univers soit ouvert et sans limite. Dans ce cas de figure, l’expansion va continuer, au point de le vider de toute sa substance. L’énergie sera alors perdue à jamais. Il est possible de s’imaginer ces deux théories en visualisant un enclos.

Si l’enclos est fermé, et que rien ne peut s’en échapper, les animaux à l’intérieur vont se reproduire jusqu’à un point critique où ils se marcheront les uns sur les autres, ils seront alors répartis de façon uniforme dans leur espace donné, stoppant, de facto, leur croissance. Si, à l’inverse, une porte de l’enclos reste ouverte, il va se vider petit à petit jusqu’au point où aucun animal ne se trouvera dans l’enclos. Il aura alors perdu toute son énergie et ne pourra plus en gagner.

Une théorie vieille de 150 ans

L’idée d’une réduction de la quantité d’énergie dans l’Univers n’est pas nouvelle. Sur le très long terme, il est même probable que l’énergie se dissipe. Elle qui est aujourd’hui très mal répartie. C’est le baron Kelvin qui a, le premier, théorisé cette idée dans les années 1850. Depuis, elle a été débattue des centaines de fois, sans que personne ne puisse apporter de preuve pour la confronter ou l’affirmer.

D’autres destins possibles pour l’Univers ?

Si cette idée d’une fin du monde froide et sans vie ne vous plaît pas, sachez qu’il existe heureusement d’autres théories sur la fin de l’Univers. L’une d’elles veut d’ailleurs que l’Univers n’ait en réalité jamais de fin. Selon cette idée, dite du « Big Crunch », l’Univers va continuer son expansion jusqu’à atteindre un point critique. À ce moment-là, l’Univers va fonctionner en sens inverse et va commencer à se contracter.

Il va réduire petit à petit, de plus en plus vite, au point d’atteindre des dimensions ridicules et de reprendre la forme d’une singularité, comme lors du Big Bang. Pour certains, cet enchaînement entre des phases d’expansion et de contraction pourrait permettre à l’Univers d’exister en dehors de toute notion de temps. Il y aurait alors eu d’autres Univers avant nous, tout comme il y en aura d’autres après, dont d’infimes différences lors de leurs créations les ont rendus uniques.

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