- Le moteur 1.2 TCe de Renault sous le coup d’une plainte massive
- Des milliers de propriétaires pointent du doigt un vice caché, et le cynisme du groupe Renault
- Après le dieselgate Volkswagen, un scandale “motorgate” chez Renault ?
Le constructeur français Renault pourrait prochainement être au cœur d’une plainte massive, avec en ligne de mire un “motorgate” qui toucherait son moteur essence 1,2L TCe. Une plainte collective devrait être déposée dès cette semaine à l’encontre de la marque au losange, auprès du tribunal correctionnel de Nanterre (Hauts-de-Seine). Selon le journal Le Parisien, cette dernière accuserait le géant de l’automobile de “tromperie, mise en danger de la vie d’autrui, escroquerie et pratiques commerciales trompeuses“.
Vers un “motorgate” chez Renault ?
Chez Renault, outre la nouvelle vague électrique portée par les Dacia Spring, Megane E-Tech et autres Twingo, on équipe également, depuis quelques années déjà, de nombreux modèles thermiques avec le bloc maison 1.2L TCe. Un petit moteur essence que l’on retrouve dans divers véhicules du groupe, et qui est à l’origine de nombreux dysfonctionnements.
Un groupe Facebook a notamment été créé pour recenser les victimes de ce qui pourrait être un “motorgate” chez Renault, les utilisateurs concernés et la marque au losange n’ayant jamais été en mesure de trouver une solution à l’amiable, la prise en charge variant d’un automobiliste à un autre.
Aussi, une action collective “motorgate – casse moteur” a été mise en place, afin de recenser les nombreux propriétaires (plus de 400 000) d’un véhicule équipé du moteur en question. “L’action collective Motorgate – Casse moteur est donc lancée car vous avez le sentiment d’un combat déséquilibré entre un mastodonte qui fait tout pour gagner du temps et vous épuiser en procédure ou en expertise pour finalement, vous proposer une prise en charge inéxistante voire dérisoire et, en tout cas, méprisante” expliquent les organisateurs.
Pour ces derniers, c’est un fait, chaque véhicule est atteint d’un vice caché qui le rend impropre à son usage, voire dangereux. Ainsi, nombreux sont ceux à se plaindre tout d’abord d’une surconsommation d’huile, augmentant les dépenses d’entretien et la pollution. Pire encore, entre 65 000 et 125 000 km, il est possible que le moteur lâche, entrainant alors une casse moteur, avec les dangers que cela peut entrainer.
Parmi les véhicules concernés, on retrouve notamment les Renault Captur, Clio 4, Kadjar, Kangoo, mais aussi Megane 3 et 4 et Scenic 3, sans oublier les Nissan Juke et Qashqai, les Dacia Duster, Dokker et Lodgy, sans oublier certains modèles signés Mercedes, et motorisés par Renault. A noter que l’action collective concerne aussi bien les propriétaires actuels que les anciens propriétaires.
“Si la justice fait droit à nos demandes, le Groupe Renault Nissan Dacia pourrait être reconnu coupable pénalement. Cela ouvrirait alors la voie à une indemnisation pouvant dépasser le prix d’achat du véhicule augmenté de divers préjudices, notamment, moral en raison de l’exposition délibérée des consommateurs à un risque d’accident mortel” peut-on lire sur la page dédiée.
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