Vers le blocage de nombreux comptes sur TikTok ? Le réseau social, propriété de ByteDance, a en tout cas informé l’agence de presse Reuters ce vendredi 16 janvier du déploiement d’une nouvelle technologie de détection d’âge en Europe au cours des prochaines semaines. Cette initiative n’est pas le fruit du hasard, mais bien d’une pression exercée sur la plateforme chinoise par les autorités du Vieux Continent qui espèrent obtenir la suppression des comptes appartenant à des enfants de moins de 13 ans.
Ce nouvel outil a été testé dans le cadre d’une phase pilote pendant un an au sein de l’UE. Puissant, il analyse les informations du compte, les vidéos publiées, mais aussi certains « signaux comportementaux » afin de repérer si un compte appartient à un enfant. Leur cas est ensuite étudié par un modérateur spécialisé, de sorte que les profils ne seront pas bloqués automatiquement, tient à rassurer TikTok.
Le géant du web chinois explique qu’il n’y a pour l’heure aucune méthode universelle et incontestée pour vérifier l’âge d’un utilisateur au niveau planétaire, tout en protégeant leur vie privée. Elle prévoit en outre d’examiner les recours contre les blocages en utilisant le service d’estimation de l’âge par reconnaissance faciale Yoti. Les vérifications par carte bancaire et pièce d’identité officielle seront aussi possibles.
La pression monte en Europe
Pour l’instant, ce système ne fonctionnera qu’en Europe et il vise à répondre à la réglementation en place au sein de l’UE. TikTok a d’ailleurs collaboré pour ce faire avec la Commission irlandaise de protection des données, l’organisme qui chapeaute les différents régulateurs nationaux dans ce domaine.
Cette initiative intervient dans un moment particulier. Un peu partout en Europe (et aussi en France), la pression monte en effet pour interdire ces services aux adolescents. Nous vous parlions ainsi récemment du choix du gouvernement danois, qui a annoncé un accord entre les parlementaires de tous bords pour limiter l’accès aux réseaux sociaux aux moins de quinze ans. Une mesure de santé publique qui a, évidemment, pour but de protéger les mineurs des dérives engendrées par ces plateformes.
Interrogée pour l’occasion, Caroline Stage, ministre danoise du numérique, précisait :
Le temps qu’ils (les ados) passent en ligne, la quantité de violence (…) auxquels ils sont confrontés. C’est tout simplement un immense risque pour les enfants. (Les géants de la tech) ont une quantité absurde d’argent, mais ils ne veulent tout simplement pas investir dans la protection de nos enfants, investir dans la sécurité de nous tous.
Pour en savoir plus sur ce sujet brûlant, n’hésitez pas à aller consulter notre précédent article ici.
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