De quoi est composée la Terre ? Si la réponse vous paraît simple, c’est sans doute, car vous ne prenez en considération que la surface de notre planète. Or la Terre n’est pas un ballon de foot, rempli de vide. Non à la place, la Terre a plusieurs couches, comme un oignon, avant d’atteindre son centre.
Elles sont généralement divisées en trois parties distinctes. La première, que nous connaissons tous, c’est la croûte terrestre. Cette surface dure, épaisse d’une trentaine de kilomètres, couvre le manteau. Ce deuxième grand espace occupe 82 % du volume de notre planète pour plus de 60 % de sa masse.
À l’intérieur on retrouve des métaux en fusion. Le manteau est épais de 2 885 km pour une température comprise entre 500 et 4000 °C. Il est généralement découpé en deux parties distinctes, le manteau supérieur et la couche intérieure.
Enfin, la dernière partie de notre planète, celle qui nous intéresse aujourd’hui, s’appelle le noyau. Comme son nom l’indique, elle est au centre de la Terre. Cette « petite » boule de feu (6000 °C pour 1220 kilomètres de rayon) est à l’origine du champ magnétique de la Terre.
Un donut géant ?
À ce titre, de nombreuses études scientifiques sont menées sur le noyau de la Terre. L’une des plus récentes vient de publier ses conclusions dans la revue scientifique Science Advense. L’équipe de chercheurs australiens, menée par Hrvoje Tkalčić, géophysicien pour l’ANU (Université nationale australienne), a découvert une structure en forme de « donut géant » à proximité du noyau terrestre.
Ce « donut » entourerait le noyau de la Terre sur quelques centaines de kilomètres. Selon les scientifiques, il serait en pleine croissance, à mesure que le noyau central grandit lui aussi. Pour bien comprendre comment une telle structure peut exister à des milliers de kilomètres de la surface, il faut se pencher sur le fonctionnement du noyau en lui-même.
Le noyau : une usine à échelle planétaire
Le noyau terrestre est composé en très grande partie d’un alliage de fer et de nickel. Ces deux métaux sont présents à l’état liquide au sein du noyau. Ils sont également accompagnés par des éléments plus légers, en très faible quantité.
Selon les scientifiques, ce sont ces particules, très volatiles, qui auraient été projetées à l’extrémité du noyau formant ce « donut géant. » Les chercheurs pensent en tout cas que la formation de ce « donut » n’est pas récente. Ils estiment même qu’il pourrait jouer un rôle important dans la création du champ magnétique terrestre, mais il faut encore définir lequel.
L’étude scientifique australienne est à retrouver dans son intégralité ici.
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