Suivez-nous

Mobilités Urbaines

Avec la technologie, voici comment le vélo pourrait devenir la nouvelle voiture

Développer le vélo c’est bien, proposer un vrai écosystème de services adaptés c’est mieux. Voici 5 idées ou exemples de ce que l’on pourrait faire pour rendre la vie des cyclistes plus facile et inciter ceux qui hésitent encore à y passer.

Il y a

  

le

 

Par

Apple vient de dévoiler la nouvelle version de son système d’exploitation mobile, iOS 14, avec entre autres nouveautés, une version de son application de navigation GPS Apple Plans dédiée aux déplacements à vélo.

Afin de combler son retard sur ce point (notamment sur Google Maps, qui s’occupe des cyclistes depuis longtemps), Apple a mis le paquet sur les fonctionnalités spécifiquement pensées pour les cyclistes, en allant plus loin que ce que proposent d’autres applications du secteur, comme par exemple une interface utilisateur étudiée spécifiquement pour être utilisée avec un iPhone fixé sur un guidon.

En attendant de voir à l’usage, ces nouveautés sont l’occasion d’une réflexion sur le développement des NVEI (Nouveaux Véhicules Électriques Individuels) dont le marché progresse de façon spectaculaire depuis quelques années, et encore davantage depuis quelques mois. Quelques chiffres pour comprendre :

  • L’usage du vélo en ville et en zone péri-urbaine a très fortement progressé depuis les grèves de décembre 2019, entre 2 et 2,5 fois
  • Une tendance qui s’est renforcée suite à la pandémie de Covid-19, qui a détourné de nombreux commuters (personnes se déplaçant pour aller au travail) des transports en commun au profit du vélo ou de la trottinette
  • En 2018 et 2019 les ventes de trottinettes électriques ont doublé deux années de suite, il s’en est vendu 478.000 en 2019, et la hausse continue
  • Comme les infrastructures ont évolué, un nombre important de ceux qui sont passés au vélo y resteront et ne reviendront pas aux transports en commun
  • Le vélo se substitue davantage aux transports en commun qu’à la voiture

Il nous faut donc penser le vélo et les NVEI non plus comme des moyens de transport alternatifs un peu dangereux et peu confortables en opposition à la voiture ou au métro mais en véritables « premier véhicule » pour un usage quotidien.

Dans ce contexte, nous devons repenser les aménagements urbains et la façon dont nous appréhendons les déplacements individuels, tant du point de vue sécuritaire que pratique. Au-delà des grands travaux stratégiques d’infrastructures qui sont du ressort des collectivités locales, l’économie du transport individuel, qu’il soit électrique ou musculaire, se développera aussi autour de l’individu, de la technologie, et de la créativité des startups.

Pratiquant le vélotaf depuis plusieurs années, et également le vélo en loisir, j’ai eu l’occasion d’identifier des points sur lesquels il serait intéressant de mener des actions concrètes afin d’accélérer la transition vélocipédique.

Déplacements multimodaux

Tous les NVEIstes n’habitent pas en centre-ville. Il faudrait donc aussi prévoir des “autoroutes à vélo” sécurisées et isolées pour les personnes habitant en périphérie, voire en milieu rural. Et également permettre d’accrocher son vélo au bus quand on fait un déplacement assez long, de façon à pouvoir en disposer sur son lieu de destination, notamment dans des villes bâties sur de fortes déclivités (ex. : Lyon) ou aux infrastructures péri-urbaines peu favorables à la pratique du vélo.

Responsabilité, éducation

Nombre de cyclistes sont débutants et se sont mis récemment au vélo pour des raisons pratiques, écologiques et économiques. Certains n’ont même pas le permis auto et n’ont aucune notion des règles de base de la conduite sur route, qui sont les mêmes à vélo. Ils sont dangereux pour les autres et pour eux-mêmes. Un chox frontal entre deux cyclistes peut être mortel. Il faudrait envisager un “permis” vélo avec une journée de formation divisée entre théorie et épreuves pratiques, notamment pour la pratique quotidienne du vélo en ville.

Question du vol, parking

Pourquoi ne pas envisager un système “Airbnb du vélo” qui permettrait à des commerçants ou entreprises ayant de la place dans leurs locaux d’héberger des vélos en parking, contre rémunération, le tout géré par une application dédiée. L’application de parking partagé Zenpark propose cela pour les voitures, il faudrait une app équivalente pour les vélos.

Fabricants

Les fabricants de vélos n’ont pas beaucoup innové ces dernières années sur le côté tech numérique et connecté. Il y a pourtant un vrai marché pour des vélos high-tech proposant de nombreux services et fonctionnalités, comme les dispositifs contre le vol, ceux pour la sécurité (radar de proximité), un vrai tableau de bord, GPS intégré, dispositif anti-chute, etc. Des entreprises se distinguent cependant sur ce point, comme, entre autres IWEECH, VanMoof et Angel Bike.

Applications

Apple montre la voie avec sa nouvelle version de son app de navigation Apple Plans, et ses fonctionnalités spécialement dédiées au vélo. D’autres apps existent déjà, comme Strava, Runtastic ou Géovélo et bien sûr Google Maps.

Il faudrait par conséquent mener une réflexion plus large sur les nouvelles mobilités urbaines, qui englobent les vélos, les trottinettes, et tous les autres NVEI (Nouveaux Véhicules Électriques Individuels). Attention cependant à ne pas oublier les moyens de déplacements individuels musculaires, qui méritent également qu’on s’y intéresse, car la technologie et les questions évoquées ici les concernent aussi.

Newsletter 🍋 Inscrivez-vous à la newsletter tout juste sortie du four, rien que pour vous

2 Commentaires

2 Commentaires

  1. Wawa

    26 juin 2020 at 19 h 19 min

    Article pitoyable qui ne considère le vélo que sous le prisme de la technologie. Or le vélo est tout l’inverse, c’est un mode de déplacement « décroissant » que l’on peut utiliser sans aucune technologie, sans dépendance au numérique et que l’on peut réparer soi-même facilement sans gros budget. Vous n’avez rien compris au vélo, seul véhicule véritablement éco-responsable, bon pour la planète et la santé des utilisateurs. A l’inverse les NVEI sont destructeurs pour l’environnement (batteries à base de « minerais de sang ») et entretiennent la sédentarité chez les utilisateurs (l’une des premières causes de mortalité). Article vraiment navrant !

    • Eric

      29 juin 2020 at 11 h 47 min

      Chacun son point de vue. Le vôtre est celui d’un décroissant (c’est vous qui le dites) qui a dû hésiter un moment entre faire du vélo et élever des chèvres dans le Larzac en s’éclairant avec une lampe à huile. Ce n’est pas avec ce genre d’argument moisi que vous allez convaincre la majorité des gens de passer aux mobilités douces. Si quelqu’un n’a rien compris au vélo et à sa pratique moderne, je crains que ce soit plutôt vous. Tout le monde n’a pas les moyens physiques de faire du vélo musculaire (dont je parle dans l’article d’ailleurs, mais vous n’avez sûrement pas lu) et il y a de nombreux contextes dans lesquels un VAE s’impose, sinon les gens continueront à prendre leur voiture. Vivez avec votre temps et ses contraintes cher monsieur. Quant à « les NVEI […] entretiennent la sédentarité chez les utilisateurs » on est à quel niveau de comique là ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les bons plans

Dernières news

Newsletter 🍋 Inscrivez-vous à la newsletter tout juste sortie du four, rien que pour vous

Les tests