Le groupe BPCE est un acteur majeur du système bancaire en France, notamment via ses deux géants Banque Populaire et Caisse d’Épargne. Aussi, cette annonce intervenue ce lundi 8 décembre ne passe clairement pas inaperçue. Et pour cause, l’entité lance une nouvelle offre crypto via sa filiale Hexarq.
Comme le détaille BFM, les clients de 4 agences régionales sont pour l’instant concernés : la Banque Populaire Auvergne Rhône Alpes, la Banque Populaire Rives de Paris, la Caisse d’Épargne Aquitaine Poitou-Charentes et la Caisse d’Épargne Côte d’Azur, soit en tout près de 2 millions de particuliers, même si BPCE devrait progressivement étendre cette option aux 12 millions d’épargnants qui lui font confiance.
Dans le cadre de ce lancement, les particuliers peuvent désormais acheter 4 cryptomonnaies directement sur leur application bancaire. Il en va ainsi du bitcoin, de l’ether, du solana du stablecoin USDT, qui sont parmi les plus prisées sur le marché.
Du changement pour les cryptos le 1er janvier
Pour souscrire, il faudra toutefois payer 3 euros par mois, auxquels s’ajouteront des frais de transaction en crypto fixés à 1,5 % net, et un montant minimum de 1 euro par frais de transaction pour un moment minimum de transaction de 10 euros, détaillent nos confrères.
BPCE commente ainsi son initiative :
Cette initiative illustre une nouvelle fois l’engagement du Groupe BPCE à toujours être à la pointe de l’innovation et à s’adapter aux nouvelles attentes de ses clients en matière de solutions financières modernes et diversifiées.
À noter que le groupe n’est pas le premier acteur traditionnel du système bancaire à se lancer en France. En effet, la Société Générale a créé une filiale dédiée dénommée SG-Forge et propose un stablecoin adossé au dollar. De même, le Crédit Agricole a initié sa filiale Caceis et obtenu l’agrément européen Mica (Markets in Crypto-Assets Regulation”).
Pour rappel, dès le 1er janvier 2026, la directive européenne DAC 8 centrée sur la coopération administrative dans le domaine fiscal entrera en application. Concrètement, le Fisc pourra accéder aux informations d’un utilisateur inscrit sur une plateforme crypto (CEX) et connaître son solde et ses transactions.
Il sera en outre en mesure de prendre connaissance de tous les comptes crypto étrangers non déclarés par un contribuable. De quoi créer des conséquences fâcheuses pour tous ceux qui ne sont pas en règle. Plus d’informations à ce sujet dans notre précédent article ici.
Que pensez-vous de cette initiative du groupe BPCE et de cette incursion sur le marché des cryptomonnaies ? N’hésitez pas à partager votre avis dans les commentaires.
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