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Bill Gates vient de se faire un petit cadeau « écologique » à 644 millions de dollars

L’ex-patron de Microsoft, reconverti dans les grandes causes sociétales et environnementales, vient de commander l’un des premiers yachts à hydrogène.

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Aqua yacht
© Sinot

Attention : mise à jour à la fin de cet article

L’hydrogène, tout le monde en parle, et certains voient en ce mode d’énergie le seul qui soit à la fois écologique et réellement efficient, par comparaison notamment à la voiture électrique à batteries au lithium telle qu’elle se développe actuellement. Mais l’hydrogène impose des contraintes de coûts et de sécurité qui pour d’autres paraissent difficilement compatibles avec une expansion tous azimuts auprès du grand public.

Pour les transports collectifs, de marchandises, et des engins de taille plus importante, cela parait en revanche plus envisageable. Y compris pour les jouets de milliardaires se découvrant subitement une âme d’écolo. C’est le cas de Bill Gates, qui, selon nos confrères du Guardian, a récemment passé commande d’un sympathique petit yacht de 112 mètres entièrement propulsé à l’hydrogène liquide.

Bill Gates =  Aquaman ?

L’Aqua (c’est son nom, what else ?), qui avait été dévoilé l’année dernière au salon nautique de Monaco, le Monaco Yacht Show, par le cabinet de design néerlandais Sinot, dispose de cinq ponts et peut accueillir 14 invités en plus des 31 membres d’équipage (ce qui fait en passant deux membres par passager, tranquillou). Mais sa caractéristique la plus importante se trouve sous le capot. Le yacht embarque deux réservoirs de 28 tonnes scellés sous vide, refroidis à -253 degrés centigrades et remplis d’hydrogène liquide, ce dernier faisant fonctionner le navire en produisant de l’énergie pour les deux moteurs et les hélices d’un mégawatt grâce à des piles à combustible embarquées, qui combinent l’hydrogène et l’oxygène pour produire de l’électricité.

L’engin de luxe au look résolument futuriste, facturé la bagatelle de 588 millions d’euros, devrait faire ses débuts en mer en 2024. Il pourrait atteindre une vitesse de 17 nœuds (environ 30 km/h) et parcourir 6000 kilomètres, soit environ la distance de Londres à New York, avec un plein de carburant. Afin de ne pas finir comme le Titanic, il disposerait également d’une réserve de diesel en raison de la rareté des stations de ravitaillement en hydrogène.

Bill Gates a déjà montré de l’intérêt pour les énergies alternatives en investissant entre autres dans Heliogen, une start-up californienne qui vise à transformer la lumière du soleil en une source de chaleur de plus de 1 000 °C qui pourrait contribuer à remplacer les combustibles fossiles.

Mise à jour du 10/02/2020 14h45 : depuis la diffusion de cette information, Sinot a publié un démenti en page d’accueil de son site niant le fait que Bill Gates soit en relations d’affaires avec la société. Bill Gates n’a pas publié de démenti pour le moment. Nous avons contacté Sinot pour avoir des explications, nous publierons un correctif si nécessaire.

En attendant, voici une capture d’écran du communiqué publié par Sinot :

Aqua démenti

 

13 Commentaires

13 Commentaires

  1. Yabbux

    10 février 2020 at 11 h 43 min

    euh, la construction de ce Yacht n’aura rien d’écologique…

    • Eric

      10 février 2020 at 13 h 32 min

      D’où les guillemets, au cas où 🙂

  2. RamboXP

    10 février 2020 at 14 h 13 min

    Quand on clique sur le lien « Aqua » il a un démenti sur le fait que M. GATES ai acheté ce bateau…

    • Eric

      10 février 2020 at 14 h 33 min

      En effet, il semblerait que cela vienne juste d’être ajouté. En fait la note précise plutôt que la technologie ou la société n’a pas été vendue à Bille Gates, ou qu’il n’est pas actionnaire. Cela ne dit pas qu’il n’a pas passé commande, mais c’est bizarre. Si c’est le cas il y aura certainement un démenti de Gates également, dans ce cas nous corrigerons l’article. Merci pour l’alerte en tout cas. Notre source est The Guardian, qui est réputé être un média sérieux, et il n’y a pas de démenti ni correction sur leur article pour le moment.

      • Kapoin

        11 février 2020 at 14 h 34 min

        Le Guardian un journal serieux ?Ben oui les armes de destruction massive..

        • Eric

          11 février 2020 at 14 h 46 min

          Je ne vois pas le rapport entre cette info et les armes de destructions massives, un truc qui date de près de 20 ans et qui à l’époque avait été relayé par la plupart des médias.

  3. Fournier

    10 février 2020 at 22 h 01 min

    A ce jour la mobilité à l’hydrogène n’est pas plus ecologique que celle thermique. En effet l’hydrogène,a ce jour, est produit grace a des usines hydrocarburèes. Le seul point positif, est qu’il y aura moins de rejet polluant sur les mers, ce qui est déjà beaucoup.

  4. Dede

    10 février 2020 at 23 h 49 min

    Il n y a plus qu à expliquer comment est principalement produit l hydrogenr

  5. airbat

    11 février 2020 at 7 h 10 min

    Petite correction sur l’unité de température : degré centigrade = température uniquement entre 0 et 100 (par détermination), d’où son nom. A ne pas confondre avec le degré celsius dont l’étendue est bien plus importante et commence à -273,15 °C.

  6. Sorcika

    11 février 2020 at 8 h 09 min

    Y’a que moi qui tique sur les 588000000 €??? (Il manque peut-être un zéro, désolée je peine à avoir 4 chiffres sur mon compte en debut de mois)
    Et 31 employés pour 14 « invités »….
    Pas très écolo tout ça 🤔

  7. tettle

    11 février 2020 at 9 h 30 min

    Oui, association a but non lucrative de milliardaire…
    Comment ne plus payer d’impôt et continuer à se faire plaisir
    Bref Bille Gattes ecolo.
    Avec tous ces ordinateur et dérivée quel est l’impact carbone que l’on peut attribuer à cette homme ?

  8. CHL17

    11 février 2020 at 10 h 23 min

    N’écrivez pas en début d’article que la mobilité à base d’hydrogène « soit la seule qui soit à la fois écologique et vraiment efficiente » !
    C’est tout le contraire, l’hydrogène n’existe pas à état naturel sur Terre, on doit donc le produire et c’est extrèmement couteux en énergie et ou générateur de CO2.
    -Produit par électrolyse cela conduit à ne récupérer en énergie utile au déplacement que 25% de l’énergie utilisée pour la production, sa compression et sa re-transformation en électricité au travers de la pile à combustible ! Donc coté efficience 25% pour le H2 à comparer aux 75% atteignable sans problème pour une mobilité entièrement électrique à base de batteries. Je précise qu’on ne peut pas s’exonérer de batterie sur un véhicule munis d’une pile à combustible.
    – Produit par craquage de molécule de méthane (hydrocarbure), cela revient à dégager d’importante quantité de CO2 dont on ne veut justement plus. Là aussi même constat sur le mauvais rendement énergétique car beaucoup d’énergie consommée pour le craquage, la compression et la transformation de cet H2 en électricité.
    Donc pour que cette production soit écologique, il faut qu’elle soit à base d’électricité renouvelable mais il n’empêche que ce ne sera pas efficient – on va devoir en gaspiller les 3/4 en filière H2 alors que seulement 25% sont « perdues » sur une filière BEV.
    J’admets que dans certains cas l’usage de batteries ne soit pas possible (poids, volume) et qu’alors l’hydrogène soit la solution. Il faudra alors admettre que l’efficience est mauvaise

    • Eric

      11 février 2020 at 11 h 41 min

      Vous avez entièrement raison, à cela près que je ne dis pas que c’est écologique, je dis que c’est le point de vue de certains : « certains voient en ce mode d’énergie le seul qui soit à la fois écologique et réellement efficient, par comparaison notamment à la voiture électrique à batteries au lithium telle qu’elle se développe actuellement. »

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