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Bourse : Ubisoft subit une énorme chute, que se passe-t-il ?

La rentrée est très difficile pour studio français.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que ces premiers jours de septembre sont compliqués pour Ubisoft. Le géant français du jeu vidéo fait en effet face à une fronde d’un fonds spéculatif slovaque, AJ Investments (détenant moins de 1 % des parts de l’entreprise) qui réclame le départ de son PDG et confondateur Yves Guillemot. Dans le même temps, la chute de l’action se poursuit.

Des actionnaires mécontents

Nos confrères du Wall Street Journal se sont fait l’écho du mécontentement d’AJ Investments. De fait, dans une lettre ouverte, le fonds ne mâche pas ses mots :

Les récents résultats trimestriels, qui comprennent le report de jeux clés tels que Rainbow Six Siege et The Division dans la gamme 2025 et une baisse des perspectives de revenus pour le deuxième trimestre 2024, ont renforcé nos inquiétudes quant à la capacité de la direction à créer de la valeur pour les actionnaires sur le long terme. Le cours de l’action Ubisoft a baissé de plus de 40 % au cours de l’année dernière, par rapport à la hausse de ses concurrents et des indices.

Dans la foulée, Jurak Krupa, fondateur et directeur général d’AJ Investments, a estimé qu’Ubisoft devait être privatisé, c’est-à-dire que la société ne soit plus cotée en Bourse, ou qu’il soit « vendu à un investisseur stratégique ». Le dirigeant souhaite également que du personnel soit licencié « pour réduire les coûts ». Rappelons que cela a déjà été fait, mais visiblement pas assez à ses yeux.

Pourquoi l’action s’effondre ?

Outre cette révolte, Ubisoft doit affronter la baisse massive de son cours en Bourse. La chute du titre est de plus de 50 % depuis un an et s’approche de son niveau le plus bas depuis dix ans. À l’heure où nous écrivons ces lignes, l’action est ainsi cotée à 13,08 euros, contre 85 euros à son sommet pendant la pandémie de Covid. En plus des reports signalés plus haut, les ventes de Star Wars Outlaws, qui n’ont pas encore été rendues publiques, ne seraient pas à la hauteur d’après Reuters.

Pourtant, les différentes éditions du titre semblent avoir bien performé en France et au Royaume-Uni d’après des chiffres récemment publiés. Il faudra donc voir observer ces résultats sur la durée.

Cité par Sud Ouest, Jocelyn Jovene, analyste financier chez Morningstar, estime que ces difficultés traduisent « le pessimisme des investisseurs, qui semblent douter de la capacité de redressement durable de la profitabilité d’Ubisoft. »

De son côté, Charles-Louis Planade, analyste chez Midcap Partners, juge que le prochain Assassin’s Creed, constitue « le gros morceau, et de loin », de la fin d’année 2024, et qu’il devra « marcher mieux et plus longtemps » que « Star Wars Outlaws ». Pour l’heure, Ubisoft n’a pas souhaité réagir.

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