Face aux politiques de Donald Trump, un mouvement spontané de consommateurs appelle à boycotter les produits venus des États-Unis. Une étude Ifop publiée ce mercredi 26 mars sur le site d’information NYC.fr nous en apprend justement beaucoup plus sur ce phénomène. Pour y voir plus clair, les experts en ont en effet interrogé 1000 Français entre le 14 et le 17 mars 2025. Voici ce que l’on en retient.
Elon Musk en danger ?
Il faut tout d’abord voir que cette idée de boycott semble massivement répandue, avec 62 % des répondants qui appellent à bouder les produits de l’Oncle Sam. On peut d’ailleurs constater qu’un Français sur trois est déjà passé à l’action en se passant de grandes marques emblématiques.
C’est notamment le cas de Coca-Cola (48%), mais aussi McDonald’s (44%), Starbucks (15%), ou encore KFC (12%). Fait intéressant, les deux marques non alimentaires qui sont le plus snobées par nos compatriotes sont Tesla (19%) et X (10%). Comme l’expliquent nos confrères, il s’agit de « deux entreprises du groupe d’Elon Musk, dont l’image a été très sérieusement écornée par ses prises de parole polémiques et son engagement politique auprès de Donald Trump ».
Pour l’instant, les produits américains de la Tech et du numérique passent entre les gouttes. Il en va ainsi d’Apple et de ses fameux iPhone, ou encore de Google, de Microsoft, d’Amazon et des géants du web comme Meta.
Reste une question de taille, pourquoi les Français boycottent-ils ? D’après cette enquête : « La proportion de boycotteurs est ainsi particulièrement forte chez les Français se disant très progressistes sur les questions de société (55%, contre 19% chez ceux se disant « très conservateurs »), tout comme elle est beaucoup plus grande chez les personnes très féministes (51%) que chez les non-féministes (27%). De manière générale, la pratique du boycott des marques américaines apparaît plutôt comme un marqueur de gauche, et tout particulièrement comme un indicateur de progressisme sociétal. »
Cela dit, les consommateurs traditionnellement de droite sont aussi intéressés par ce boycott pour d’autres raisons, et notamment l’affirmation d’une préférence économique nationale ou européenne. On pourrait donc avoir une forme de consensus qui transcende les clivages partisans pour se passer de certains produits américains.
Boycott ciblé ou généralisé ?
Pour rappel, si le boycott ciblé peut constituer une solution intéressante, la généralisation de cette tactique peut aussi se révéler contre-productive, comme nous vous l’expliquions précédemment. En effet, un boycott massif des produits américains pourrait avoir des conséquences négatives sur l’emploi en France, de nombreuses marques américaines ayant des usines sur le territoire national.
De plus, la suppression de ces produits pourrait entraîner des perturbations dans la chaîne d’approvisionnement, augmentant les coûts pour les consommateurs et les entreprises françaises. Une alternative serait de réduire la consommation de produits américains en favorisant les options locales, permettant d’exprimer un mécontentement tout en limitant les impacts négatifs. Plus d’informations à ce sujet dans notre analyse ici.
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