Depuis quelques années déjà, les canicules se multiplient en France, et la région Auvergne-Rhône-Alpes, en particulier, connaît des épisodes de chaleur extrême de plus en plus fréquents et intenses. Entre records de température et vigilance accrue, le département s’adapte tant bien que mal à une nouvelle réalité climatique qui s’installe durablement. Aujourd’hui, ce sont 16 départements qui sont placés en vigilance orange pour canicule, tandis que 66 d’entre eux entreront en vigilance jaune ce samedi.
Vers une baisse de la production nucléaire dans le Rhône la semaine prochaine ?
Une hausse des températures qui impacte de nombreux secteurs d’activité, comme… la production nucléaire. En effet, le groupe EDF a d’ores et déjà annoncé qu’en fonction de la situation à venir, il n’est pas exclu que des restrictions aient lieu en ce qui concerne la production d’électricité.
“En raison des prévisions de températures élevées du Rhône, des restrictions de production sont susceptibles d’affecter le parc de production nucléaire d’EDF à partir du mercredi 25 juin, et plus particulièrement le site de Bugey“, explique ainsi EDF.
A cela une raison simple : si les centrales nucléaires ont besoin de grandes quantités d’eau pour refroidir leurs installations, l’eau chaude rejetée par la suite est soumise à une limite de température, afin de préserver autant que possible la faune et la flore, très sensible à une augmentation de la température de l’eau.
Ce n’est pas la première fois qu’EDF se voit contrainte d’adapter sa production sous l’effet du réchauffement climatique, la multiplication des sécheresses et des canicules, afin de respecter les seuils de température des rejets thermiques. En 2018 déjà, EDF avait mis à l’arrêt les réacteurs de la centrale de Saint Alban dans l’Isère. Les centrales nucléaires en circuit ouvert, soit celles qui restituent l’eau directement aux cours d’eau, sont les premières concernées.
Face à la hausse des températures et à la baisse des débits des cours d’eau, EDF ajuste parfois sa production dès juin pour respecter les seuils de rejets thermiques. Toutefois, selon le groupe français, depuis 2000, ces contraintes ont entraîné en moyenne 0,3 % de pertes annuelles seulement.
Rappelons que la centrale nucléaire du Bugey, mise en service entre 1972 et 1979, possède 4 réacteurs à eau pressurisée de 900 MWe. En 2024, elle a produit 18,5 TWh d’électricité, soit de quoi couvrir les besoins de 40% de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle reste l’un des premiers employeurs du département, puisque plus de 2 000 intervenants assurent au quotidien la production d’électricité.
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