La hausse du coût du carburant a fait très mal au pouvoir d’achat des ménages. Alors que le conflit au Moyen-Orient a fortement impacté le prix de l’essence et du diesel, le gouvernement français a fermement refusé de baisser les taxes à la pompe.
On pourrait donc penser que les recettes fiscales de l’État ont explosé sur la période, et qu’il s’agit d’une aubaine pour les finances publiques. Mais ce n’est pas du tout ce qui s’est produit, comme l’a expliqué le ministre des Comptes publics David Amiel ce lundi 6 juillet sur RTL.
Pourquoi ? Les consommateurs ont tout simplement modifié leur comportement et moins consommé de carburants pendant plusieurs mois. Dans le même temps, le gouvernement a sorti son carnet de chèques et alloué 1,4 milliard d’euros d’aides aux ménages et aux entreprises.
Il s’agit d’aides ciblées, et cela représente 50 fois moins que ce qu’avait dépensé le précédent gouvernement suite à l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022. Ce changement de stratégie réjouit d’ailleurs le ministre.
L’élection présidentielle en ligne de mire
Il précise même que les recettes fiscales liées aux carburants ont « baissé de 80 millions d’euros sur les six premiers mois de 2026 comparées à la même période en 2025 ». Cela dit, certains députés veulent vérifier si l’État n’a pas profité de la situation et ont lancé une mission flash début juin, explique BFM.
D’autres parlementaires s’interrogent sur les marges des entreprises. Cité par nos confrères, e député LR Antoine Vermorel-Marques, s’interrogeait ainsi en mai dernier :
Quand on regarde les rapports, on voit que les marges brutes ont augmenté. S’il y a des profiteurs, ils doivent savoir qu’ils auront des comptes à rendre dans le budget 2027.
Une commission d’enquête pourrait donc être créée pour disposer d’informations précises avant les débats budgétaires. À l’approche de l’élection présidentielle, ces derniers risquent d’ailleurs très enflammés. Sachant qu’il marche sur des œufs avant de prendre la parole sur le sujet, le ministre des Comptes publics jour la prudence : « Demain, on ne va pas annoncer des mesures, on va annoncer un cap ».
Ce qu’il faut retenir :
- L’État a perdu de l’argent malgré la hausse des prix de l’essence et du diesel
- Cette situation est due à des mesures de soutien mises en place pour les consommateurs. On peut aussi imaginer que les Français ont réduit leur consommation pendant la crise
- Un ministre a confirmé ces pertes lors d’une annonce ce lundi matin. Les regards se tournent désormais vers les discussions pour le budget 2027
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.