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Carburants : la pénurie se confirme en France, de nombreuses stations en rupture de stock, le pire est-il à venir ?

Voici ce qui se profile pour les prochains jours et semaines.

Sur le papier, le gouvernement se veut rassurant. La ministre de l’Énergie, Maud Bregeon, de passage sur France 2 ce mardi 15 septembre, a ainsi assuré : « Il n’y a aucun risque de pénurie. » Elle ajoute auprès de nos confrères :

90% des stations n’ont aucune difficulté d’approvisionnement. Il y a une difficulté particulière sur le réseau Totalenergies. Ils ont mis en place des plafonnements à la pompe, ce qui entraîne une augmentation des volumes vendus. Or, derrière, la chaîne logistique reste celle d’hier.

Maud Bregeon précise par ailleurs que ces soucis logistiques pourraient être résolus en facilitant le transport le dimanche et via certaines dérogations. En lisant les reportages de terrain réalisés par la presse locale au cours des derniers jours, on observe en tout cas une ruée des Français vers les stations TotalEnergies qui plafonnent les prix. Nombre d’entre elles sont en rupture totale ou partielle selon le type de carburant.

Comme le rappelle à juste titre BFM, le prix moyen du litre de SP95-E10 a atteint 2,133 euros la semaine dernière, tandis que le gazole dépassait les 2,3 euros. La barre symbolique des 3 euros approche même dans certains endroits. On comprend dès lors, l’empressement des consommateurs à viser ces tarifs réduits.

Baisse de la consommation de carburant en France

À ces prix records, il faut désormais ajouter une crainte concernant l’approvisionnement. Outre la fermeture détroit d’Ormuz, celui de Bab el-Mandeb est passé sous le contrôle des Houthis, alliés de l’Iran et en conflit avec l’Arabie Saoudite. Le royaume, qui s’en servant comme voie de contournement, a justement décidé de couper ses exportations, ce qui fait craindre une crise mondiale de l’énergie.

Le Figaro a fait ses comptes et relève que le taux national de stations-service «en difficulté » est passé de 8 % à 13 % en deux jours, du samedi 12 au lundi 14 septembre, soit une augmentation de 5 %. « Une station est dite en “difficulté” si au moins un des deux produits (gazole ou essence) manque », précisent nos confrères. Ce niveau approche même les 20 % dans certaines régions plus touchées : l’Île-de-France et les Pays de la Loire.

Cité par le quotidien, Francis Pousse, président de la branche stations-service et énergies nouvelles de l’organisation patronale Mobilians, veut de son côté rassurer les Français : « Il n’y a absolument pas de pénurie générale. (…) Les tensions que l’on peut observer sont locales et très largement liées à l’offre promotionnelle du distributeur TotalEnergies qui a plafonné le prix de ses carburants. »

Or, 90,8 % des stations en “difficulté” appartiennent à TotalEnergies, chez qui se ruent les clients pour profiter du plafonnement à 1,99 euro le litre d’essence, et 2,25 euros le litre de gazole.

Signalons pour finir qu’un autre phénomène est à l’œuvre. Confrontés à une importante hausse des prix, les Français ont logiquement tendance à réduire leur consommation de carburant en attendant des jours meilleurs. Ainsi, sur l’année 2026, la baisse du volume des ventes est de -5,5 à -5,6, d’après les données partagées par le président de l’Union française des industries pétrolières (Ufip), Philippe Casbas, ce lundi.

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