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J’ai testé Marvel’s Wolverine sur PS5, un blockbuster si calibré qu’il en perd son âme

Marvel’s Wolverine est le gros jeu PS5 de la rentrée. Un titre d’action qui veut plaire au plus large public possible.

Ce nouveau jeu vidéo Wolverine sort au pire moment. Non seulement il arrive en même temps que tous les autres blockbusters vidéoludiques de l’année qui cherchent à éviter l’affrontement avec GTA 6, mais il débarque en plus dans un contexte de défiance envers Sony. Le constructeur a en effet pris la décision d’arrêter les jeux physiques, ce qui a suscité la colère des joueurs. Presque envoyé au casse-pipe, ce titre a la lourde tâche de porter la PS5 en cette fin d’année, et ce malgré le contexte houleux. Arrive-t-il tout de même à convaincre ?

Acheter Marvel’s Wolverine

Marvel’s Wolverine a été développé par Insomniac Games, le studio de l’écurie Sony déjà derrière les jeux Marvel’s Spider-Man sur PS4 et PS5. Avec ce nouvel opus, le développeur veut montrer qu’il arrive à décliner sa formule bien établie avec un autre héros que l’homme-araignée. On y a joué, voici ce que ça vaut.

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© Insomniac Games/Presse-citron

Un jeu classé X

Wolverine prend place dans le même univers que les jeux Spider-Man, même si les liens sont ténus. Logan est un membre de la Team X, une équipe de choc composée de mutants tels que Sabretooth ou Mystique. Sous l’égide de Nathaniel Essex, notre héros lutte contre les forces de Trask, un industriel qui cherche à éliminer tous les mutants. Un scénario classique pour un blockbuster qui se présente comme un jeu d’action narratif à la troisième personne : on avance dans des niveaux en tuant tous les ennemis qui se présentent à nous, puis on passe au suivant. Une formule classique appliquée à la lettre.

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Les bagarres sont réussies © Insomniac Games/Presse-citron

Avec ce jeu, Insomniac Games n’a pas souhaité réinventer la roue. Il reprend ainsi la fluidité des jeux Spider-Man, que ce soit dans les déplacements (Wolverine est un vrai cabri) ou les combats en free flow. La différence, c’est que l’accent est ici mis sur la bagarre, avec des affrontements plaisants et surtout brutaux, à l’image de notre héros. Un vrai défouloir contre une multitude d’ennemis avec chacun leurs spécificités, entrecoupé de combats de boss. Une formule qui vous semble classique ? Oui, car elle l’est.

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L’histoire prend beaucoup de place, même si elle n’est pas passionnante © Insomniac Games/Presse-citron

Une formule tiède

Le vrai problème de Wolverine, c’est qu’il ne propose rien d’autre que nous n’avons pas déjà vu ailleurs. Pire encore, il frustre. Il adopte en effet exactement les mêmes mécaniques, certes solides, des jeux Spider-Man : combats dynamiques, phases de grimpette, courses-poursuites, arbres de talents, défis chronométrés, costumes à débloquer… Il retire toutefois la notion d’open world, remplacé par des niveaux couloirs sans saveur qui laissent peu de place à l’exploration. C’est dommage, car c’est bien cet aspect qui faisait le sel des jeux dédiés à l’homme-araignée, avec sa New York fouillée et ses déplacements grisants.

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Pas d’open-world, mais des niveaux couloirs © Insomniac Games/Presse-citron

Wolverine veut en réalité miser sur son rythme et sa narration pour se démarquer. Il est vrai que l’aventure est plaisante et l’histoire, même si elle est d’une platitude sans nom (on parle de Marvel, ne l’oublions pas), se laisse suivre sans trop réfléchir. L’une des qualités du jeu, c’est qu’il sait savamment gérer ses moments de tension entre niveaux narratifs et bastons effrénées. On ne s’ennuie pas, mais on n’est jamais surpris.

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Un Doliprane et ça passe © Insomniac Games/Presse-citron

Alors, on achète ?

Wolverine n’est pas un mauvais jeu, mais son souci, c’est qu’il a été calibré à l’extrême pour plaire au plus grand nombre, quitte à en perdre son âme. Il s’avère agréable et prenant, certes, mais jamais inventif, ni novateur, ni marquant malgré certains passages très sympas. Ce n’est pas rédhibitoire pour autant, mais cela n’en fait pas un titre mémorable. Pire, on l’oublie presque immédiatement après l’avoir bouclé. On retiendra simplement la prestation de Liam McIntyre (Spartacus) en Wolverine, une belle réussite.

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Liam McIntyre est convaincant en Logan © Insomniac Games/Presse-citron

Alors que les sorties se bousculent et que la politique de Sony interroge, il est difficile de considérer Wolverine comme un incontournable de cette rentrée. C’est un jeu à faire à l’occasion, sans plus. À réserver aux fans de Marvel ou à ceux qui cherchent un titre sans prise de tête pour s’occuper.

Acheter Marvel’s Wolverine

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Marvel's Wolverine

70 euros
6.5

Verdict

6.5/10

On aime

  • Combats grisants
  • Liam McIntyre en Wolverine
  • Rythme de l’aventure maîtrisé

On aime moins

  • Pas très beau
  • Level design peu inspiré
  • Histoire banale
  • Aussitôt fini, aussitôt oublié