Dans un tweet daté du 10 février 2022, l’Agence nationale des fréquences (ANFR) raconte comment elle a remonté la piste d’un mystérieux brouillage de signal qui affectait les services de téléphonie et d’internet dans toutes les bandes de fréquences, uniquement la nuit, dans tout un village et une commune adjacente. L’histoire se passe dans la commune de Messanges, dans les Landes.
Lorsque l’ANFR se saisit du dossier elle dépêche des agents pour réaliser des premières mesures. Premier constat surprenant : le brouillage ne commence jamais avant minuit et cesse généralement vers trois heures du matin, tous les jours de la semaine – mais pas le weekend.
Il croyait qu’un brouilleur serait la solution miracle
L’ANFR raconte dans un article : “L’interprétation des résultats de mesure ne laissait presqu’aucun doute. C’était la signature d’un brouilleur d’ondes, matériel dont la détention comme l’utilisation sont prohibées en France !”. Du coup commence la traque du signal dans le but de remonter à la source.
L’agence est pour cela équipée de véhicules modifiés avec un radiogoniomètre – un matériel permettant de détecter la direction et l’intensité des sources de signal – sur le toit. Quelques heures plus tard, la source du signal était localisée. Le lendemain matin, l’agent toque à la porte du domicile dont il a identifié l’adresse la veille.
L’occupant des lieux ne tarde pas à reconnaître utiliser un brouilleur acheté sur le net. L’appareil brouillait à la fois les signaux de téléphonie mobile et WiFi. Lorsque l’agent lui demande pourquoi le brouilleur n’était en service qu’entre minuit et trois heures du matin, le responsable répond alors sans complexe utiliser ce matériel pour empêcher ses ados de zoner sur internet le soir au lieu de dormir.
L’ANFR raconte : ” Ses enfants étaient en effet devenus accros aux réseaux sociaux et autres applications, en particulier depuis le confinement imposé en raison de l’épidémie de Covid-19. Après avoir consulté des forums sur internet, le père avait jugé qu’un brouilleur était la meilleure solution pour mettre fin à ces excès !”.
Or ces brouilleurs sont le plus souvent bien trop puissants et affectent en réalité une zone bien plus vaste que ne le pensent les utilisateurs. Après l’intervention de l’ANFR, plus aucun brouillage n’a été constaté les nuits suivantes. Les ennuis ne font néanmoins que commencer pour le propriétaire du matériel.
Il risque en effet de faire l’objet de poursuite judiciaires pour détention et utilisation illicite d’un brouilleur – un délit passible de 30 000 euros d’amende et de jusqu’à 6 mois de prison eferme. Pour l’heure, l’intéressé a déjà dû s’acquitter de 450 € au titre de la taxe d’intervention de l’ANFR.
Lire aussi – Il installe illégalement un brouilleur WiFi, tout le quartier se transforme en zone blanche !
Morale de l’histoire, si vous devez absolument rationner l’internet de vos ados le soir, mieux vaut se tourner vers une solution robuste de contrôle parental – ou opter pour un peu de négociation.
#lesEnquêtesANFR 🕵️♂️
« Les dents, le brouilleur et au lit ! », c’est la nouvelle enquête de l'@anfr sur un brouillage qui affectait les services de téléphonie et d’internet dans toutes les bandes de fréquences mobiles, mais uniquement la nuit 🌙… https://t.co/Jqpg5YKjBp pic.twitter.com/RLmOV7iMG5— Agence nationale des fréquences (@anfr) February 10, 2022
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Vive l’autorité parentale !
vive les donneurs de leçon.
Il courrier de la mairie pour la zone concernée aurait certainement suffit.
Radical le mec.