C’est une évolution très marquante en Suisse. Depuis le mardi 20 août 2024, 95% des transactions de paiement de détail peuvent être effectuées via des paiements instantanés. Une soixantaine d’institutions financières participent à ce dispositif qui couvre aujourd’hui la majeure partie des paiments. D’ici fin 2026 au plus tard, toutes les banques et établissements financiers actifs sur le marché devront proposer cette option.
La Banque nationale suisse (BNS) réaffirmait l’an dernier ses ambitions :
Les paiements instantanés permettent aux particuliers et aux entreprises d’effectuer des transactions de compte à compte avec une exécution immédiate et un règlement final en quelques secondes, 24 heures sur 24. Ce déploiement constitue un jalon important et témoigne de l’engagement collectif en faveur de l’avenir des paiements sans numéraire en Suisse.
Concrètement, une transaction réglée instantanément, 24h/24, permet par exemple à un commerçant de lancer immédiatement l’envoi d’un produit acheté en ligne. Cette technologie améliore également la sécurité des paiements, avec une réduction notable des risques de fraude.
À quoi cela sert-il ?
Reste une question de taille, outre la sécurité quel est l’intérêt concret de cette fonctionnalité pour les consommateurs ? Cité à l’époque par nos confrères de la RTS, Arthur Jurus, chef stratégiste à la Banque privée ODDO BHF Suisse, y voyait un gage de simplification pour les clients :
Les utilisateurs pourront effectuer des paiements sans avoir besoin de cartes physiques, ce qui va considérablement simplifier les transactions, en les rendant plus rapides et avec des frais moindres.
Malgré ces avancées, les Suisses restent attachés au paiement en espèces. Une large majorité souhaite que le numéraire continue d’être disponible comme moyen de paiement, et près de 90% des entreprises acceptent encore le cash dans leurs transactions physiques.
Par ailleurs, des discussions sont en cours au Parlement pour envisager une protection constitutionnelle de l’approvisionnement en argent liquide. Une initiative citoyenne a été initiée pour garantir que les clients puissent continuer à payer en argent liquide.
Notons enfin que la BNS prévoit de renforcer le dispositif technique des paiements instantanés avec une facilité permanente de liquidité 24/7, attendue pour fin 2027, afin de garantir leur fonctionnement fluide à toute heure. Il n’y a pas qu’en Suisse où ce débat agite les habitants. Nous vous parlions ainsi récemment de la Chine où le paiement en liquide disparaît peu à peu.
Ce qu’il faut retenir :
- La Suisse vient de faire un pas de géant vers les paiements instantanés
- Cette fonctionnalité est accessible pour 95 % des transactions dans le pays, et ce sera bientôt 100 %
- Malgré ces innovations, les habitants restent toutefois attachés à la possibilité de payer en espèces
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La fin de l’argent liquide, le graal de tout organisme bancaire, et accessoirement de tout état totalitaire… quant aux multiples problèmes des réseaux informatiques comme énergétiques , vous n’êtes vraiment pas près !
Visiblement oublié dans l’article, c’est le surcout de CHF 5 par transaction alors que la payement normal est lui gratuit et souvent réalisé le lendemain voir le surlendemain et comme les institutions suisses sont souples, un payement arrivant avec 2 j de retard n’implique aucun conséquence pas comme en France ou tout est occasion de faire payer des frais exorbitants. Et puis dans les commerces on a déjà twint jusqu’à 5k. Donc payement instantané pour..? Acheter un objet de plus de 5k.