D’après des chiffres datant de 2022, 300 millions de tonnes de plastiques sont produites chaque année sur la planète. De même, 5000 milliards de morceaux de plastique flottent sur les océans. Il s’agit là d’un vaste fléau pour de très nombreuses espèces d’animaux marins. Outre les efforts de dépollution à réaliser, la recherche d’alternatives au plastique est devenue criante.
Des bactéries mangeuses de plastique
C’est dans ce contexte d’urgence qu’intervient la recherche effectuée par des chercheurs de l’Institut des technologies avancées de Shenzhen de l’Académie chinoise des sciences. Concrètement, ils sont parvenus à créer du plastique biodégradable. À noter que le récipient en plastique créé fonctionnait comme les récipients que nous utilisons aujourd’hui dans nos vies quotidiennes.
Ainsi, ce matériau contient des spores de bactéries. Lors de l’utilisation, ces dernières ne sont pas actives. Lorsque cela s’avère nécessaire, elles sont alors activées et détruisent le plastique. Dans le détail, les scientifiques ont jeté leur dévolu sur la bactérie Bacillus subtilis. Comme l’expliquent nos confrères de BGR , cette dernière sécrète un enzyme qui décompose le plastique : la lipase BC. Ils ont en outre utilisé la bactérie Burkholderia cepacia.
En exposant ces microbes à des ions de métaux lourds, les chercheurs sont parvenus à les transformer en spores. Ils ont ensuite mélangé ces structures avec des billes de plastique de polycaprolactone, puis fait fondre cet ensemble pour former des morceaux de plastique solides.
Il restait ensuite à trouver un moyen de redonner vie à ces bactéries. En exposant le matériau à une enzyme, les bactéries mettent entre 6 à 7 jours pour détruire le plastique. Des échantillons du matériau placés dans le sol se sont par ailleurs complètement dégradés en 25 à 30 jours.
D’autres recherches couronnées de succès
Fort de ce résultat encourageant, d’autres recherches devront être effectuées pour mieux comprendre l’effet de l’enzyme sur ce plastique. Comme le rappelle à juste titre NewAtlas, des chercheurs de l’Université de San Diego ont également créé du plastique chargé de spores qui se dégrade une fois qu’il est jeté à la décharge. Il s’agit là encore de résultats encourageants.
Notons pour finir que certains scientifiques critiquent ces travaux. Cité récemment par la BBC, Steve Fletcher, directeur du Revolution Plastics Institute de l’université de Portsmouth, “préférerait de son côté une réduction globale et juridiquement contraignante de la production de plastique”.
Ce qu’il faut retenir :
- La pollution plastique pose un défi écologique majeur
- Des chercheurs ont mis au point un plastique révolutionnaire
- Il est constitué de bactéries qui lui permettent de s’autodétruire
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